James Thomson, né en 1825 à Tain dans le comté de Ross-Shire en Écosse et mort le à Montréal au Canada, est un ébéniste, designer, décorateur d'intérieur, marchand et personnalité politique locale canadien d'origine écossaise. Il est notamment maire de la municipalité de Saint-Lambert de 1882 à 1886.

James Thomson a produit des meubles sur mesures notamment pour Rideau Hall, la résidence de Sir Hugh Allan, la résidence de George Stephen ainsi que pour les diverses résidences de la famille de John Redpath.

Biographie James Thomson naît en 1825 à Tain dans le comté de Ross-Shire en Écosse. Il émigre au Canada alors qu'il est un et s'installe à Toronto, en Ontario. Il devient apprenti-ébéniste à la compagnie d'ébénisterie et de décoration d'intérieur Jacques & Hay, puis y exerce son métier d'ébéniste avant de devenir contremaître. De 1843 à 1849, il travaille à son compte, puis s'associe à l'ébéniste John Drummond en 1849. Cette association est dissoute en 1850. En 1853, il s'associe avec l'ébéniste John Haigh. À la mort de ce dernier en , il s'associe avec l'ébéniste George McKeand, créant ainsi la McKeand, Thomson & Co., La manufacture, située dans un édifice en briques de quatre étages, emploie quatre-vingt cinq employés, et produit annuellement pour de meubles. En , pour une raison inconnue, l'entreprise est dissoute et liquidée.

En , James Thomson épouse Marianne Stitt. En 1858, le couple déménage à la ville de Québec où James exerce son métier à son compte pendant un peu plus d'un an. Vers la fin de 1859, le couple déménage à Montréal et s'installe au 12-14, rue Bonaventure. Vers 1862, James s'associe avec George Kellond, un sculpteur qu'il a rencontré lors de son passage à Québec. Cette association est dissoute vers 1864. Vers 1865, James installe sa manufacture et entrepôt sur la rue Saint-Jacques, et devient . En 1869, il obtient des capitaux nécessaires auprès de Hugh Allan afin de bâtir une toute nouvelle manufacture à l'intersection des rues Craig et Saint-François-Xavier. Au cours des années 1870 et 1880, il intègre progressivement ses fils, James A. et Charles Thomson, à la gestion de l'entreprise. Vers 1888, l'entreprise déménage ses salles d'exposition sur la rue Guy.

En 1890, la maladie contraint James Thomson à se retirer des affaires de son entreprise, et à déléguer sa gestion à ses fils, James A. (comptable) et Charles Thomson (ébéniste). Le , il vend sa résidence de Saint-Lambert, dite , et déménage au carré Richmond (intersection Richmond et Saint-Antoine) à Montréal. Le , W. A. Caldwell est nommé curateur du patrimoine de James Thomson. Ses fils et un ancien employé ébéniste, George H. Randall, poursuivent les affaires de l'entreprise sous le nom qui se spécialiste désormais dans le mobilier de bureau, d'entrepôt et de magasin, mais pas seulement. Cette entreprise cesse d'exister vers 1899. James Thomson décède le à Montréal. Ses funérailles ont lieu le chez sa fille, Mme John Morris, au 47A, rue Durocher. Il est inhumé au cimetière Mont-Royal.

Vie politique Vers 1875, James Thomson et sa famille déménage à Saint-Lambert. Dès lors, il est élu conseiller municipal et le restera jusqu'en 1882. Le , il est élu maire de cette même municipalité. Il est successivement réélu à ce poste en 1883, 1884 et 1885.

Vie personnelle En , James Thomson épouse Marianne Stitt. Vers 1875, James Thomson et sa famille déménage à leur nouvelle résidence de Saint-Lambert, dite . Le , l'une de ses filles, Jane Thomson, décède à l'âge de douze ans à la suite d'un accident : dans un effort afin de cueillir des baies, une pierre est déplacée et s'est renversée sur la jeune fille. Son épouse, Marianne Stitt décède le à l'âge de 55 ans. Il a eu 5 enfants : deux fils, James A. et Charles, ainsi que trois filles, Jane, Mme John Morris et Mme Hughes.

Thomson et les artistes Voici une liste non exhaustive d'artistes ayant travaillé pour ou en association avec James Thomson : M. Barnard; Édouard Bertrand, ébéniste; John Drummond, ébéniste; John Haigh, ébéniste; George Kellond, sculpteur; M. Lavallée; George McKeand, ébéniste; George H. Randall, ébéniste.

Expositions et distinctions Voici ci-dessous une liste non exhaustive d'expositions dont l'entreprise de James Thomson a exposé des œuvres: Année Exposition Période d'exposition Lieu Meubles exposés et prix (le cas échéant)1849 Exposition provinciale 18 au (?) septembre 1849 Kingston (Ontario) Table, 1 prix; Canapé, 1 prix; Table à écrire, 1 prix.1863 Exposition provinciale (Département de l'Industrie) Du 15 au 17 septembre 1863 Montréal (Palais de Cristal) Étagère, Diplôme et 1 prix.1865 Exposition provinciale (Département de l'Industrie) 26 au 29 septembre 1865 Montréal (Palais de Cristal) Ensemble de mobilier de chambre, 1 prix; Table de billard, mention d'honneur; Table de salle à manger en noyer, 1 prix; Buffet, 2 prix; Étagère, prix spécial; Etc*.1867 Exposition universelle Avril à novembre 1867 Paris Table : 1880 Exposition du Dominion du Canada (Département de l'Industrie) 14 au 24 septembre 1880 Montréal (Palais de Cristal) Buffet de salle à manger, 1 prix; Chaises de salle à manger; Manteau de cheminée en bois sculpté, 1 prix; Chaise de style japonais, mention d'honneur; Fauteuil, 1 prix; Table de jeux de cartes; Support d'horloge en bois; Armoire; Etc.1886 Exposition coloniale et indienne 4 mai au 15 octobre 1886 South Kensington (Royaume-Uni) N.B. Bien que l'entreprise de James Thomson a produit des meubles spécialement pour cette exposition, elle n'y a finalement pas participé. Ensemble de mobilier de salle à manger : Traduction libre de l'anglais : .

Réalisations thumb|Grand salon de la maison George-Stephen dont certains meubles sont réalisés par James Thomson entre 1880 et 1884 Voici ci-dessous une liste non exhaustive des réalisations connues de l'entreprise de James Thomson: Années 1860 : partie du mobilier de la résidence de J. Gordon Makenzie (3, Prince of Wales terrace, Montréal); Années 1860 : partie du mobilier de la résidence de Robert et Jane Pilkington (8, Holyrood Place, McGill College Avenue); Années 1860 : partie du mobilier du Montreal Club (125, Great St. James Street, Montreal); Années 1860-70 : mobilier pour la résidence de Hugh Allan, dite Ravenscrag; Vers 1869 : partie du mobilier de Rideau Hall; Années 1860-70 : mobilier pour la résidence de John Redpath, dite ; Années 1870-80 : partie du mobilier de la résidence de Robert Kane (394, rue Saint-Antoine, Montréal); Années 1870 : partie du mobilier de la résidence de Hector Hébert (320, Lagauchetière, Montréal); Années 1870 : partie du mobilier de la résidence de J. H. Wilkins (122, Shuter, Montréal); Années 1870 : partie du mobilier de la résidence de Henry H. Atwater (45, Belmont, Montréal); Années 1870 : partie du mobilier de la résidence de D. Butters (749, Dorchester, Montréal); Années 1870-80 : partie du mobilier de la résidence de l'Honorable John Hamilton, sénateur canadien (917, Sherbrooke, Montréal); Années 1870-80 : partie du mobilier de la résidence de Robert A. Smith, de la compagnie maritime Hugh & Andrew Allan (); Années 1870-80 : partie du mobilier de la résidence de E. A. Bernard, Écuyer (944, rue Dorchester, Montréal); Années 1870-80 : partie du mobilier de la résidence de John Cowan (90, rue Sainte-Famille, Montréal); Années 1870-80 : partie du mobilier de la résidence située au 1821-1823, rue Notre-Dame, Montréal; Années 1870-80 : partie du mobilier de la résidence de James McDougall, Écuyer, située au 808, rue Palace, Montréal; Vers 1871 : conception d'une partie du mobilier de la pharmacie de James Goulden, rue Saint-Laurent, Montréal; Vers 1879 : partie du mobilier du bateau à vapeur SS. Sarmatian de la compagnie maritime Hugh & Andrew Allan (); Entre 1880 et 1884 : partie du mobilier de la maison George-Stephen; Vers 1885 : tout le mobilier du wagon officiel du gouvernement canadien, dit , de la compagnie Prince Edward Island Railway.

Notes et références Notes

Références

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Catégorie:Ébéniste canadien Catégorie:Culture anglo-montréalaise