La villa antique de Sainte-Nitasse est une romaine, construite dans la commune d'Auxerre, dans le département français de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.
La est sans doute occupée du avant qu'un établissement médiéval ne s'installe sur le site, mais au seulement. Sa superficie () et son architecture témoignent de la richesse de ses propriétaires.
Le site, à l'issue des fouilles qui ont eu lieu de mai à , accueillera un aménagement routier.
Localisation Le site archéologique se trouve à au sud-est d'Auxerre, entre la et la ligne ferroviaire de Laroche-Migennes à Cosne par Auxerre. L'Yonne, désormais canalisée, se situe plus à l'écart que dans l'époque antique. Une mare, vestige de l'exploitation d'une ancienne gravière au milieu du , jouxte la zone fouillée au sud-est.
Dans la géographie antique, la se situe en territoire sénon, à proximité d' (Auxerre), non loin d'une voie qui quitte la ville vers le sud-est. En 2002, la Carte archéologique de la Gaule mentionne ainsi plus d'une demi-douzaine de en périphérie d'Auxerre, en bordure ou proches de voies antiques attestée ou supposées.
Historique Chronologie Les premiers indice d'occupation du site datent de l'âge du bronze. La présence humaine est confirmée à la fin de La Tène.
La romaine est fréquentée à partir du ; après plusieurs remaniements, elle semble abandonnée au .
Ce n'est qu'au qu'un habitat médiéval apparaît en limite de l'habitat antique, sans que la période d'interruption dans la fréquentation puisse être expliquée ; son abandon est daté du après qu'il a connu au moins six états successifs. Il s'agit peut-être, au moment de sa création, de l'installation temporaire de moines cordeliers avant qu'ils ne s'établissent de manière plus durable dans le centre d'Auxerre.
Les cartes des ne montrent plus aucune trace de bâtiment à cet emplacement..
Mentions et fouilles vignette|gauche|Site archéologique après les fouilles de 2025. Le site est signalé au ..
Des fouilles partielles sont engagées lors de la mise en exploitation d'une gravière en bord de l'Yonne en 1966 ; elles s'achèvent l'année suivante avec la destruction du site qui avait été signalé peu auparavant par des photographies aériennes.
À l'issue de diagnostics archéologiques préalables à la construction de la Liaison Sud d'Auxerre (LiSA), contournement routier de la ville dont les travaux doivent débuter en 2026, des fouilles sont entreprises sur le site par l'Institut national de recherches archéologiques préventives de mai à ; elles intéressent une superficie de . Les vestiges ne sont pas conservés à l'issue de ces fouilles..
Description
La occupe une superficie de et l'élévation des murs est parfois conservée sur plusieurs dizaines de centimètres, aucune activité agricole n'étant venue araser les vestiges. L'importance du site se révèle bien plus grande que ne le laissaient présager les fouilles de 1966-1967 même si le fouilleur, à l'époque, est convaincu de n'avoir découvert qu'une partie du site.
Sa (secteur résidentiel) s'organise autour d'un jardin de plus de . Un bassin et une fontaine le limitent au nord-est et au sud-ouest, ces équipements pouvant être aussi bien fonctionnels (irrigation, alimentation des thermes) pour le bassin qu'esthétiques ou rituels pour la fontaine. Les galeries entourant ce jardin desservent de nombreuses pièces et locaux de service, dont peut-être une cuisine. Des thermes dont certaines pièces sont chauffées par hypocaustes sont installés dans l'une des ailes, au sud-est. Les bâtiments semblent avoir fait l'objet de reconstructions jusqu'au .
L'aménagement de la (bâtiments agricoles), au nord-ouest de la précédente, est plus difficile à appréhender.
Des fragments de décor attestent du revêtement de certains murs, peut-être les chambres, par un enduit rouge sombre ; des mosaïques participent également à la décoration. Le mobilier archéologique recueilli est peu nombreux mais il comprend un bloc de pierre gravé d'une grappe de raisin, montrant que dès cette époque la culture de la vigne est implantée dans la région... Du verre à vitre, rarement utilisé dans les habitats de ce type, est retrouvé lors des fouilles..
La taille, la complexité et les techniques de construction de la suggèrent que ses occupants possédaient un statut social élevé, appartenant peut-être à l'aristocratie ou à l'élite locale ou régionale des Gaulois romanisés, et disposaient d'un personnel nombreux et logé sur place.
L'habitat médiéval, de taille plus réduite, ne comprend qu'une demi-douzaine de pièces.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . .
Articles connexes
Liens externes
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