L'histoire des Roms en Amérique commence par l'immigration des Roms au Mexique dès 1498, puis dans plusieurs territoires de l'Empire espagnol au Nouveau Monde (notamment ), ainsi que dans l'Empire colonial portugais , et les colonies françaises et anglaises des États-Unis et du Canada.

Après l'indépendance des États-Unis, une immigration de plus grande échelle commence dans les années 1860, avec l'arrivée de groupes roms (ou assimilés, à tort, comme les Pavees) du Royaume-Uni et de Travellers d'Irlande.

Au début des années 1900 commence une importante vague d'émigration de Roms récemment émancipés de Russie, de Roumanie et de Hongrie vers de nombreux pays d'Europe. Tous ces Roms seront appelés indistinctement « Romanichels » ou « Hongrois » dans la plupart des contrées où ils arrivent. Nombre d'entre eux s'embarqueront aussi à cette époque vers les Amériques. La majorité de ces émigrants appartient au groupe des (« Căldărași » = « Chaudronniers ») de Roumanie.

Histoire

Époque coloniale

Premiers esclaves exilés en Amérique, les Roms y ont rapidement été interdits de pratiquer leur mode de vie nomade et leurs croyances (notamment la pratique de la cartomancie et de l'astrologie, considérées comme des formes de sorcellerie par l'Inquisition), jusqu'à être interdits de résidence dans l'Empire espagnol de la fin du à la fin du . Cela ne les a pas empêchés de ne cesser d'émigrer vers l'Amérique depuis l'Europe, où ils étaient persécutés, avec par exemple dans le Saint-Empire romain germanique 133 lois les ciblant entre 1551–1774, souvent en tentant de dissimuler leur identité rom.

Dans l'Empire espagnol

La présence de Roms sur les terres américaines de l'Empire espagnol est confirmée par la Cédula de la Audiencia de Tierra Firme (décret de l'Audience de la Terre ferme) du , qui permet aux gitans (gitanos) de commuer leurs peines en échange de leur conversion en colons des nouvelles terres découvertes., et qui ordonne aux autorités judiciaires de recenser les Portugais et les gitans qui s'y trouvent afin de les expulser s'ils ne sont pas porteurs d'une autorisation du Roi. Ainsi, quatre gitans (Antón, Catalina, Macías et María) traversent l'Atlantique avec Christophe Colomb lors de son troisième voyage en , depuis le port de Sanlúcar de Barrameda à Cadix.. Au , de nombreux Roms ont été amenés en Amérique en tant qu'esclaves, pour travailler dans les plantations.

Ces autorisations sont supprimées sous le règne de Philippe II, lorsque, le , il ordonne « que les Gitans, leurs enfants et leurs serviteurs ne se rendent pas aux Indes »..

Cette interdiction reste en vigueur jusqu'à la autorisant le droit de résidence aux Gitans partout dans l'Empire espagnol.

Dans l'Empire portugais

Dans les colonies françaises

Dans les colonies anglaises

Époque contemporaine Aux États-Unis

vignette |Un mariage rom près de la rivière Minnesota en 1926.

En 2020, comme en 2010., on estimait, avec un faible degré de précision, à environ un million le nombre de Roms aux États-Unis.

On considère qu'ils sont principalement venus aux États-Unis depuis l'Europe de l'Est, pour la plupart aux et . Ils ont vécu dans des campements jusqu'au remplacement progressif des chevaux par les automobiles pendant l'entre-deux-guerres. Avec le New Deal, à partir des années 1930, ils ont commencé à s'installer dans les grandes villes industrielles. Enfin, à partir des années 1950, le développement des discriminations romophobes les a conduits à se séparer en plus petits groupesRena C. Gropper, Gypsies in the City: Culture Patterns and Survival, Darwin Press, 1975, p.17-21..

Les principaux groupes roms aux États-Unis sont les , les Machvaya, les , les Churari, les Boyash et les .

Aujourd'hui, les plus grandes communautés se trouvent à Los Angeles, San Francisco, New York, Chicago, Boston, Atlanta, Dallas, Houston, Seattle et Portland. Une communauté afro-rom existe dans la paroisse de Saint-Martin en raison des mariages mixtes entre des esclaves afro-américains et des roms affranchis.

La culture rom aux États-Unis est marquée par un abandon progressif de l'usage de la langue romani dans le foyer, et par une persistance de certaines traditions comme la pratique de la musique et la danse tziganes, ainsi que les rites de passage.

Au Mexique

En Argentine

Au Brésil

Culture Langue

Notes et références

Bibliographie . . . . . .

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