Benoît-Louis Le Duc dit l’abbé Le Duc (1764-1837) est un prêtre et conspirateur contre-révolutionnaire français, fils illégitime de Louis XV.

Biographie Favorite du roi Louis XV et peu avant d'être exilée de Versailles, sa mère Louise-Jeanne Tiercelin de La Colleterie, le met au monde le , et le fait baptiser le lendemain, paroisse Saint-Paul à Paris, sous le nom de Benoît-Louis Le Duc. Officiellement, il est le fils légitime de Louis Le Duc, ancien officier de cavalerie, et de son épouse Julie de La Colleterie. L'enfant ne sera jamais reconnu par le souverain. Le , Louise-Jeanne est embastillée, devenue trop encombrante ; elle sera libérée le .

En , le garçon, âgé de 10 ans, reçoit du roi Louis XVI des lettres patentes de noblesse et une rente annuelle de livres. Sa mère meurt en 1779, sans paraît-il l'avoir revu.

En , Madame Louise, fille de Louis XV, devenue religieuse, émet le souhait qu’une abbaye soit donnée à son demi-frère naturel. Benoît-Louis Le Duc devient prieur de Saint-Martin à Paris, et abbé commendataire de Saint-Vincent à Laon Maxime de Sars, « Le dernier abbé de Saint-Vincent de Laon », in: Mémoires - Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, III (52), 1956.Henri Vrignault, Les enfants de Louis XV, descendance illégitime, Paris, Perrin, 1954, — sur Gallica..

Au début de la Révolution française, l'abbé Le Duc devient le confesseur du marquis de Favras, et semble-t-il, se retrouve mêlé à un complot ourdi par une partie des royalistes. Il assiste le marquis au dernier instant de son exécution par pendaison. L'abbé Le Duc aurait prêté plus de livres à la famille royale.

Le , l'abbé Le Duc écrit à la Convention afin de . Le , sa demande est rejetée. Peu après, il est arrêté mais semble bénéficier d'une demi-protection de la part de RobespierreAlbert Mathiez, « Robespierre terroriste », dans Études sur Robespierre, , . Cette brochure a été éditée dans les Annales révolutionnaire, , . ; toujours est-il qu'il échappe à la guillotine. Il est relâché après Thermidor et à partir de 1796, il ne va pas cesser de comploter contre le régime républicain, impliqué entre autres dans l'affaire du camp de Grenelle, mêlant André-Charles Brotier en 1796 ; il est acquitté.

En 1815, sous la Restauration, il publie dans Le Spectateur français un essai, La Restauration de la Monarchie française, œuvre de la ProvidenceLe Spectateur français, , Bureau du Censeur des Censeurs, — sur Google Livees.. Il courtise Louis XVIII qui lui octroie une pension annuelle de francs et lui rembourse, en 1816, l’argent prêté au temps de l’exil.

Après les Trois Glorieuses, Louis-Philippe lui maintient sa pension.

L'abbé Le Duc meurt à Paris en 1837, âgé de 73 ans.

Représentations

Notes et références

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