Bruno Gollnisch-FlourensGollnisch-Flourens, nom dont il use quelquefois, est devenu son nom de famille en 2007, en raison de l'illustration de son aïeul, le ministre Émile Flourens ; c'est le nom de naissance de sa grand-mère paternelle. ., né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique d'extrême droite, juriste français et un spécialiste du droit japonais.

Il est député français de 1986 à 1988 et député européen de 1989 à 2019. Secrétaire général, délégué général, puis vice-président du Front national, il dirige la campagne de Jean-Marie Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2002. Il est connu pour une affaire judiciaire et différents scandales liés à ses déclarations négationnistes sur la Shoah ainsi que sa proximité avec les milieux négationnistes.

En 2011, candidat à la présidence du Front national, il échoue contre Marine Le Pen. Il est depuis élu au conseil national du parti et est membre du bureau national.

Biographie Naissance et origines vignette|gauche|150px|Pierre Flourens, trisaïeul de Bruno Gollnisch.

Bruno Gollnisch naît le .. Fils aîné de Pierre Gollnisch, commissaire aux comptes, et de Geneviève Collier, il est issu d'une lignée d'universitaires, d'hommes politiques, d'officiers et d'industriels originaire du nord-est de la France..

Il a notamment pour aïeux Edmond Gollnisch, maire de Sedan de 1873 à 1874 ; le physiologiste Pierre Flourens, professeur au Collège de France, député puis pair de France et académicien ; ou encore Émile Flourens, ministre des Affaires étrangères de la Troisième RépubliqueMarie-Odile Mergnac, Histoire familiale des hommes politiques français, Archives & culture, 1997, ..

Ses origines familiales remontent à Friedrich Gollnisch (1791-1860), un Allemand de confession protestante originaire de la ville de Brieg, aujourd'hui Brzeg en Pologne.

Son arrière-grand-oncle Gustave Flourens fut l'un des chefs militaires de la Commune de Paris, épisode pendant lequel il trouve la mort, tué par un soldat versaillais. Il est aussi un neveu de Paul-Émile Viard, doyen de la faculté de droit et député d'Alger.

Il a une sœur, Catherine, et un frère cadet, Pascal, directeur de l'Œuvre d'Orient et chorévêque de l'Église catholique syriaque de Beyrouth.

Jeunesse et études Il passe son enfance en région parisienne. Il fait ses classes au collège Gerson, puis aux lycées Claude-Bernard et Janson-de-Sailly ; en parallèle, il est chef scout aux côtés de Jean-Louis Borloo. Il obtient son baccalauréat en 1967Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, 5..

Il entre ensuite à l'université Paris--Nanterre, où il devient secrétaire de la Fédération nationale des étudiants de France et où il s'oppose aux événements de Mai 68. Il obtient une licence en droit en 1970.

En 1971, il est diplômé de japonais à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), puis, en 1973, de malais. La même année, en 1973, il obtient le diplôme (section Relations internationales) de l'Institut d'études politiques de Paris. et un diplôme d'études approfondies en droit public à l'université Paris-.

Parcours professionnel Marine nationale Bruno Gollnisch sert de 1971 à 1973 dans la Marine nationale (où il côtoie Henri Proglio)., comme officier de réserve interprète et transmetteur (INTRA).

Il devient ensuite capitaine de frégate honoraire. pour ses activités d'officier de réserve.

Universitaire En 1974, après avoir obtenu une bourse du ministère des Affaires étrangères, il part au Japon comme attaché de recherche à la faculté de droit de l'université de Kyoto pour préparer une thèse de doctorat sur le droit japonaisBruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, 7. Site officiel de Bruno Gollnisch].. Il obtient ainsi un doctorat en droit international à l'université Paris-.. Il est ensuite lecteur, chargé du premier cours de droit des pays d'extrême-Orient à l'Institut de droit comparé de l'université Paris-, et chargé du premier cours de droit du Japon à l'Institut national des langues et civilisations orientales.

Après avoir été déclaré admissible au concours d'agrégation de droit public, il est maître de conférences en droit public à l'université de Metz, de 1980 à 1981. L'université Jean-Moulin-Lyon- souhaitant se doter d'une chaire de japonais, il devient, en 1981, professeur des universités de langue et civilisation japonaises dans cette université, où il enseigne jusqu'en 2005. Il y exerce la fonction de directeur d'UFR de 1982 à 1986, étant alors un des plus jeunes doyens de FranceBruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, 10..

En , il signe un appel d'universitaires en faveur de la réforme du Code de la nationalité, lancé par Maurice Boudot, Michel Crouzet, Claude Polin, Claude Rousseau et Jacques Robichez..

Il a appartenu à l'Institut d'études indo-européennes, créé en 1981 par Jean Haudry et autodissous en ..

À la suite de l'affaire dans laquelle il est accusé de négationnisme, le , la section disciplinaire du conseil d'administration de l'université suspend Bruno Gollnisch pour une durée de cinq ans et réduit de moitié son traitement. Le , le Conseil d'État rejette son recours contre la sanction disciplinaire. En , la cour de cassation casse et annule la condamnation rendue par la cour d'appelLa Cour de cassation annule la condamnation de Gollnisch, lemonde.fr, 24 juin 2009. Cette relaxe au pénal s'accompagne de l'annulation de la procédure administrative rendue en 2005, tandis que l'État et l'université se renvoient la responsabilité de son indemnisation. Bruno Gollnisch reste néanmoins interdit d'enseignement pendant cinq ans en vertu d'une décision du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche de . Il reprend ses cours à l'université Jean-Moulin-Lyon- le . Il obtient un départ à la retraite anticipé le ..

Avocat Bruno Gollnisch a été avocat au barreau de Paris.

Parcours politique Débuts En 1968, alors qu'il est étudiant en droit à Nanterre, il devient secrétaire de la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF), et se lie avec Marie-France Charles et Roger Holeindre.. Il est un habitué du restaurant de Roger Holeindre Le Bivouac du grognard, 87, rue Saint-Honoré, où il côtoie les futurs fondateurs du FN, dont Jean-Marie Le Pen..

En 1973, il adhère au Cercle renaissance, présidé par Michel de Rostolan..

Alors qu'il étudie au Japon, il vote en faveur de Jean-Marie Le Pen dès l'élection présidentielle de 1974.. Peu de temps après, il le rencontre à MontretoutBruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, 11.. De 1978 à 1980, il est l'assistant parlementaire de Jean-Louis Beaumont, député divers droite.

Ascension au Front national thumb|Bruno Gollnisch interviewé à Paris, le .

Il adhère au Front national en 1983. Il réfute la qualification d'extrême droite et considère appartenir à la ..

En , il accueille Jean-Marie Le Pen, en campagne à Lyon pour les élections européennes. Il décline l'offre de celui-ci d'être candidat en place éligible à ces élections, mais accepte de se présenter en et dernière position sur sa liste, qui obtient 11 % des voix. Cette même année, il participe avec notamment Jean-Yves Le Gallou à la rédaction du programme du Front national, Pour la France, n. 2.., tandis que Jean-Pierre Stirbois, secrétaire général du Front national, le nomme secrétaire départemental du Rhône.

Bruno Gollnisch organise les campagnes pour les élections européennes (1984), cantonales (1985), législatives (1986). Cette dernière année, il est élu au comité central lors du congrès de Lyon (il est ensuite constamment réélu), puis coopté au bureau politique (et constamment maintenu).

Il est élu député à l'issue des élections législatives de 1986, sa liste ayant obtenu plus de 13 % des suffrages dans le département du RhôneBruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, 12.. Il fait partie des Front national élus au scrutin proportionnel. Élu secrétaire de l'Assemblée nationale, il dénonce régulièrement l'absentéisme parlementaire, défend en séance une proposition visant à supprimer les privilèges fiscaux des députés. Il est membre de la commission des Affaires étrangères, qui l'envoie siéger à l'Assemblée générale des Nations unies, et rapporteur du budget de l'Aviation civile. Le gouvernement Chirac ayant restauré le scrutin uninominal majoritaire à deux tours, il est battu aux élections législatives de 1988.

L'année suivante, en , il figure en troisième position sur la liste du Front national aux élections européennes, ce qui lui permet de devenir député européen, mandat pour lequel il est constamment réélu jusqu'à son retrait en 2019. Au Parlement européen, il est plusieurs années vice-président du groupe parlementaire franco-japonais et membre de la délégation chargée des relations avec ce paysBruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, 9..

À la fin des années 1990, il est membre du conseil scientifique du Front national.

En 1994, il est nommé vice-président du Front national et crée une délégation aux affaires internationalesBruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, 15.. En , il devient secrétaire général du FN en remplacement de Carl Lang. Lors des élections régionales de 1998, il est l'initiateur de la stratégie visant à faire élire plusieurs présidents de région de droite avec l'appui du FN ; les accords entre le FN et les majorité RPR-UDF de cinq régions entraînent un vif débat politique et médiatique. Resté fidèle à Jean-Marie Le Pen lors de la scission du parti en , il est nommé, le , délégué général du Front national, à la suite de la suspension de Bruno Mégret ; il permute ses fonctions de secrétaire général avec Carl Lang, qui avait repris au pied levé la délégation générale en .

Lors de l'élection présidentielle de 2002, il dirige la campagne de Jean-Marie Le Pen. Celui-ci se qualifie pour le second tour, provoquant un retentissement international« Aux États-Unis, réactions virulentes à l'égard de la France », Le Monde, .. Valérie Igounet relève que ..

En 2007, il préside le groupe de députés européens Identité, tradition, souveraineté (ITS), composé de députés souverainistes, français, roumains, belges, italiens, autrichiens, bulgares et britanniques, mais le groupe est dissous après le départ des députés roumains« L'extrême droite est en passe de former un groupe au Parlement européen », Le Monde, .. En , il est à l'origine de la création de l'Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), composée de nationalistes européens siégeant ou non dans l'hémicycle européen, dont le but est de proposer . ; il préside l'AEMN jusqu'en 2013. En , il est le principal organisateur de la conférence internationale des organisations patriotiques, qui se déroule à Tokyo à l'invitation du mouvement patriotique japonais Issuikai, laquelle a un fort retentissement internationalLe Monde du « Visite polémique du FN au Japon ».

Candidature face à Marine Le Pen thumb|Bruno Gollnisch avec Jean-Marie Le Pen, lors de la manifestation du Front national en hommage à Jeanne d'Arc, le .