Charles-Francis Berton, dit Francisque Berton, né le à Paris et mort le à Paris , est un comédien français.
Biographie Petit-fils du compositeur Henri Montan Berton, auteur d'Aline, reine de Golconde, Montana et Stéphanie, etc. Berton est entré, après de solides études au Conservatoire, comme élève de Samson, il débute, en 1837, dans l'École des maris, au Théâtre-Français, qu’il quitte, au bout de quelques années, pour le Vaudeville, où il joue dans la Jolie Fille du faubourg, avant de repasser à la Comédie-Française, où il aborde le rôle de Dorante du Menteur.. Bientôt appelé à Saint-Pétersbourg, où l’attendait l’héritage de Prosper Bressant, il obtient, pendant huit ans, de tels succès au théâtre Michel qu’il est rappelé à Paris aux conditions les plus brillantes..
Au Gymnase, où il entre à son retour, il succède de nouveau à Bressant, et devient rapidement, avec Rose Chéri, les étoiles d’une troupe comme aucun autre théâtre n’en possédait alors., contribue au succès d’un répertoire qui a fait la fortune du directeur de ce théâtre. Arrivé au développement complet d’un talent qui ne demandait qu’à s’élargir, Berton aborde ensuite le drame et, après avoir quitté le Gymnase, se produit tour à tour sur toutes les grandes scènes du boulevard parisien, où son nom est bientôt devenu populaire, car il savait se rendre sympathique à toutes les classes de spectateurs, tout en conservant sa distinction native et en restant correct et élégant, et il était applaudi au balcon en même temps qu’au paradis.
Connu pour son caractère querelleur, passant d’un théâtre à l’autre, on le voit à l’Ambigu, dans le Drame de la rue de la Paix, à la Gaîté dans la Belle Gabrielle, à la Porte-Saint-Martin dans Patrie ! On le voit surtout à l’Odéon, où son talent se développe tout entier dans les créations du Marquis de Villemer, de la Conjuration d’Amboise, du Bâtard, etc.
En pleine possession de ses moyens et dans toute la plénitude de sa renommée, il préfère, au moment de la guerre de 1870, s’enfermer dans Paris, avec son fils Pierre, au lieu de trouver quelque brillant engagement à l’étranger. Tous deux s’incorporent dans la Garde nationale, il fait faction, sac au dos, sur le rempart. Faisant même partie d’une compagnie de marche, il a été plus d’une fois en sentinelle aux avant-postes. Souvent, sans quitter l’uniforme, il se produisait dans les représentations organisées alors par les théâtres restés ouverts, au bénéfice des victimes de la guerre ou pour la fabrication des canons. Son concours, à ces représentations, consistait à lire l’Expiation, des Châtiments, de Victor Hugo.
Après le siège de Paris, Berton, dont l’âme patriotique était restée en quelque sorte accablée de l’immensité des désastres français, a peu joué, donnant ses dernières représentations, fin de 1872, époque où il ressent les premières atteintes d’une maladie mentale dont il ne devait pas guérir. Après avoir joué dans les Deux Reines, de Legouvé au Théâtre-Italien, il a été perdu pour le public. Une maladie mentale, dont rien n’a pu entraver les progrès, a détruit en quelques mois cette intelligence si artistique.. La raison le désertant peu à peu, il est mort, jeune encore, après une carrière de trente-cinq de théâtre, à la clinique du docteur Blanche, où sa folie l’avait fait conduire.
De la fille du sociétaire de la Comédie-Française, Joseph Samson, Julie Félicie Caroline Samson, romancière, il a eu un fils, Pierre, également comédien, et dramaturge. À l’issue de ses obsèques, à l’église de Passy, il a été inhumé au cimetière de Montmartre.
Jugements
Iconographie Le théâtre de l’Odéon conserve un Portrait de Francisque Berton dans le rôle du Prince de Condé, dans la pièce de Louis-Bouilhet "La Conjuration d’Amboise, dû à Adolphe Yvon.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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