Debout la France (DLF), dénommé Debout la République (DLR) jusqu'en 2014, est un parti politique français créé en par Nicolas Dupont-Aignan. Se réclamant du gaullisme, il est classé à la droite voire à l'extrême droite de l'échiquier politique.

Entre 1999 et 2008, avant de devenir un parti, Debout la République est un courant du RPR puis de l'UMP. Son président-fondateur, Nicolas Dupont-Aignan, se présente notamment sans succès au congrès de l’UMP de 2004.

Ce dernier se présente ensuite aux élections présidentielles de 2012 et de 2017, où il recueille respectivement 1,8 % et 4,7 % des suffrages exprimés. Au second tour du scrutin de 2017, DLF soutient Marine Le Pen, une association qui prend fin après la défaite de celle-ci.

À partir de 2019, Debout la France connaît une crise politique et financière d’ampleur : 80 responsables du parti et de nombreux adhérents dénoncent son isolement croissant et rejoignent, pour la plupart, le Rassemblement national.

Lors des élections législatives de 2024, Nicolas Dupont-Aignan est battu dans la 8e circonscription de l'Essonne. Le parti n'est donc plus représenté à l'Assemblée nationale. En , Daniel Grenon, député de la 1ère circonscription de l'Yonne depuis 2024, élu sous l'étiquette RN mais exclu du parti quelques mois après son élection, annonce avoir rejoint Debout la France. Le parti compte donc à nouveau un député à l'Assemblée nationale.

Historique Courant du RPR puis de l'UMP Debout la République est fondé le par Nicolas Dupont-Aignan, en tant que courant du RPR.

La majorité de ses membres participe à la fondation du Rassemblement pour la France, créé à la suite de la liste souverainiste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers aux élections européennes de 1999.

Le courant porté par DLR est relancé une première fois en et devient une passerelle entre les pasquaïens du RPF et les séguinistes du RPR.

Le , DLR est relancé une seconde fois en tant que courant de l'UMP, par huit parlementairesLes députés Nicolas Dupont-Aignan, Yves Jégo, Lionnel Luca, Michel Terrot, René André, et les sénateurs Jean-Claude Étienne, Bernard Fournier et Adrien Gouteyron..

Le , les parlementaires Jacques Baudot, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Labaune, Lionnel Luca, Étienne Mourrut et François-Xavier Villain présentent les clubs locaux du mouvement. Candidat à la direction de l'UMP en trio avec Sylvie Perrin et Christophe Beaudouin, son président Nicolas Dupont-Aignan au congrès fondateur en obtenant 14,91 % () des suffrages, arrivant deuxième derrière le trio Juppé-Gaudin-Douste-Blazy (79,42 %). Il obtient ensuite 9,10 % au congrès du (deuxième derrière Nicolas Sarkozy (85,09 %). Debout la République est alors représenté au bureau politique de l'UMP par deux des trente membres élus : Nicolas Dupont-Aignan et Sylvie PerrinSylvie Perrin est exclue de l'UMP à la suite de sa candidature aux élections européennes de 2004 en deuxième position sur la liste du Mouvement pour la France en Île-de-France., puis par Élisabeth Laithier.

Le , la motion de Debout la République obtient 19,7 % au conseil national de l'UMP sur l'Europe. Le , DLR ne dépose pas de motion défendant le au projet de Constitution européenne, la motion obtenant 90,8 %.

Transformation en parti En , le président de DLR quitte l'UMP et annonce son intention de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2007.. Dès lors, DLR se structure sur l’ensemble du territoire et participe à la pré-campagne de Nicolas Dupont-Aignan, ce dernier ne parvenant pas à réunir les parrainages nécessaires. Au premier tour, DLR ne soutient aucun candidat, même si Nicolas Dupont-Aignan envisage de soutenir François Bayrou. Pour le second tour, DLR appelle à voter pour Nicolas Sarkozy..

Aux élections législatives suivantes, le parti présente 62 candidats sans alliance avec l'UMP. Cependant celle-ci ne présente pas de candidat face à Nicolas Dupont-Aignan dans la de l'Essonne, ce qui facilite sa réélection au premier tour. Après cette élection, le président de DLR quitte tout de même le groupe UMP et siégera désormais en tant que non-inscrit. En DLR accentue la distance prise avec l'UMP en ne se positionnant plus au sein de la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le congrès fondateur du parti a lieu le . À la Mutualité, lors du meeting qui voit les statuts approuvés et Nicolas Dupont-Aignan être élu président, plus de sont présentes, parmi lesquelles des gaullistes et des républicains, mais aussi des anciens du MPF, du MRC et des villepinistes. À cette occasion, le président nouvellement élu annonce qu'il présentera des listes aux élections européennes de 2009.

Période d’ascension Élections européennes de 2009 droite|vignette|Nicolas Dupont-Aignan et les têtes de listes lors du meeting de fin de campagne, le . Le parti participe pour la première fois à une élection en toute indépendance lors des élections européennes de 2009. Une alliance avec Libertas a été repoussée du fait de certaines positions libérales du parti et ambiguës de Declan Ganley sur la Turquie en Europe. Nicolas Dupont-Aignan déclare : .. Crédité de 0,5 à 2 % dans les sondages, le parti rassemble 1,77 % des suffrages au niveau national (0,59 à 2,44 % dans les différentes circonscriptions), ce qui ne lui permet pas d'obtenir d'élu. La liste Libertas (MPF-CPNT) recueillera 4,80 % des suffrages et un élu. Aux élections européennes de 2009, pour sa première campagne en tant que parti indépendant, Debout la République présente des listes dans les sept circonscriptions européennes métropolitaines. Le parti réalise un score national de 1,77 %, avec ..

Élections locales de 2010-2011 Lors de son conseil national du , Debout la République valide les noms des chefs de file pour les élections régionales de et prévoit de présenter des listes dans la moitié des régions seulement, en raison du coût important des campagnes régionales.. Le mouvement conclut une alliance avec le CNIP et ne présente finalement des listes que dans trois régions : en Haute-Normandie (1,79 %, aucun élu), en Île-de-France (4,15 %, aucun élu) et en Lorraine où DLR s'allie également avec l'Alliance centriste (2,25 %, aucun élu).

Aux élections régionales de 2010, Debout la République présente des listes dans trois régions : en Haute-Normandie où la liste menée par Brigitte Brière obtient , soit 1,79 % des suffrages exprimés. ; en Île-de-France où la liste menée par Nicolas Dupont-Aignan obtient , soit 4,15 % des suffrages exprimés., devançant les listes du MoDem et du NPA ; en Lorraine où la liste menée par Jean-Luc André obtient , soit 2,25 % des suffrages exprimés..

Aucune liste n'atteint le seuil de 5 % des suffrages exprimés et ne peut donc se qualifier au second tour ni fusionner avec une autre liste. Pour le second tour, Nicolas Dupont-Aignan fait et ne donne aucune consigne de vote..

Pour les élections cantonales de 2011, Debout la République présente une centaine de candidats en France. Sept sont élus conseillers généraux.

En pleine crise grecque, Nicolas Dupont-Aignan se rend à une manifestation à Athènes en pour dénoncer « l’autorité illégitime du FMI et de l’Union européenne »..

Élection présidentielle de 2012 vignette|Meeting pour la campagne présidentielle, . En , Nicolas Dupont-Aignan annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 lors du deuxième congrès national.. Il recueille 708 parrainages de maires. et se présente alors pour la première fois à cette élection. Il y pointe l'euro comme la cause de la , des , du et de la .. Nicolas Dupont-Aignan est candidat à cette élection au nom de Debout la République. Il totalise au premier tour, soit 1,79 % des suffrages exprimés.. Il arrive septième sur les dix candidats, devançant Jacques Cheminade, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou.

En , dans le cadre du financement public des partis politiques et de la deuxième tranche pour l'année 2013, deux députés se déclarent rattachés à Debout la République : Nicolas Dupont-Aignan et Lionnel Luca ...

vignette|Nicolas Dupont-Aignan au congrès fondateur de Debout la France. Paris, .

En , ce sont cette fois six députésJacques Bompard, Véronique Besse, Maurice Leroy, Jean-Pierre Decool, Gilles Bourdouleix et Nicolas Dupont-Aignan. qui se déclarent rattachés financièrement à Debout la République, ainsi que quatre sénateursJean-Pierre Chevènement, Philippe Darniche, Alex Türk et Jean-Louis Masson...

Élections législatives de 2012 Debout la République présente des candidats dans 300 circonscriptions aux législatives de 2012.. Au total, malgré le manque de moyens souligné par Nicolas Dupont-Aignan et une forte abstention, les candidats rassembleront . Parmi eux, 101 dépasseront le seuil de 1 % des voix. Nicolas Dupont-Aignan est réélu député de l'Essonne avec 61,4 % des voix, tandis que François-Xavier Villain est réélu avec 57,63 % des voix député du Nord.

Élections européennes de 2014 À l'occasion des élections européennes de 2014, Debout la République présente des listes partout en France, sous l'appellation « Debout la France ! Ni système, ni extrêmes avec Nicolas Dupont-Aignan ». Le parti réalise un score de 3,8 % des voix., se plaçant directement après le Front de gauche, qui obtient 6,6 %. Ce score, s'il ne permet pas à Debout la République d'envoyer des députés au Parlement européen, lui assure d'être remboursé de ses frais de campagne dans toutes les circonscriptions électorales. De plus, le parti a gagné entre l'élection présidentielle et les élections européennes. Il est l'un des rares mouvements à ne pas avoir perdu de voix entre ces deux élections.

À l'occasion d'un congrès le , Debout la République change de nom et devient Debout la France. Ce changement de nom est validé par 87 % des présents lors du congrès refondateur.. Deux anciens de l'équipe de campagne de Jean-Pierre Chevènement de 2002 prononcent les discours argumentaires : l'un en faveur du changement de nom (François Morvan) tandis que Claude Rochet s'y oppose (il quitte le parti en 2014).

Debout la France est membre du parti européen de l'Alliance pour la démocratie directe en Europe, après avoir été membre de EUDemocrats.

Élections locales de 2014-2015 En 2014, Debout la République investit 132 listes, bien que Nicolas Dupont-Aignan ait affirmé que .. Il ajoute également que des listes candidates souhaitant se présenteront comme sans étiquette, même si elles s'inscrivent en préfecture comme des listes Debout la France. Nicolas Dupont-Aignan est réélu maire de Yerres après que sa liste l’a emporté dès le premier tour du scrutin avec 77,1 % des voix exprimées.

Aux départementales de 2015, Debout la France présente des candidats dans 156 cantons, soit moins de 8 % des cantons.. Il rallie plusieurs anciens conseillers généraux dont Patrick Bassot, Philippe Olivier ou encore Jean-Luc Manoury, anciens du FN, et Claude Marcou, ex-UMP. Le mouvement recueille , soit 0,40 % des suffrages exprimés..

Aux élections régionales de 2015, Debout la France présente des têtes de liste dans les treize régions métropolitaines et à La Réunion.. Les listes DLF obtiennent , soit 3,81 % des suffrages exprimés, ce qui est considéré comme un score non négligeable et qui pourrait avoir une influence sur le second tour.. Hormis à La Réunion, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, DLF obtient partout des scores au-dessus de 2 %, et pouvant aller jusqu'à plus de 6 %. Deux des listes obtiennent plus de 5 % des suffrages exprimés, ce qui leur donne la possibilité de fusionner avec une liste présente au second tour : en Île-de-France où la liste menée par Nicolas Dupont-Aignan obtient , soit 6,57 % des suffrages exprimés ; en Bourgogne-France-Comté où la liste menée par Maxime Thiebaut obtient , soit 5,17 % des suffrages exprimés.