vignette| L'îlot insalubre est un îlot urbain des et de Paris, qui fut désigné îlot insalubre en . Son correspond à son rang dans les insalubres classés par ordre d'urgence, en fonction du taux de mortalité par tuberculose entre et .
Situation Situé dans les quartiers Sainte-Avoye et Saint-Merri, il avait pour limites le boulevard de Sébastopol, et les rues aux Ours, du Grenier-Saint-Lazare, du Temple, et de RivoliQuartier de Saint-Merri, ou îlot insalubre n°1. A l'intérieur de cet îlot, se trouvaient les rues Pernelle, Nicolas-Flamel, Saint-Martin, Saint-Bon, des Lombards, de la Verrerie, du Cloître-Saint-Merri, des Juges-Consuls, Quincampoix, de la Reynie, Brisemiche, TaillepainVue de la rue Taillepain dans l'îlot insalubre avant les démolitions des années 1930., Aubry-le-Boucher, de Venise, Rambuteau, Brantôme, du Maure, du Renard, Beaubourg, Pierre-au-Lard, Maubuée, du Poirier, Simon-le-Franc, Geoffroy-l'Angevin, passages Molière, de la Réunion, Jabach, impasses Saint-Fiacre, Beaubourg, Clairvaux, Berthaud, du Boeuf, et la cité Noël.
Historique Dans les années 1910-1912 on avait déjà démoli pour élargir les rues du Renard et Beaubourg. Celles-ci furent élargies, tandis qu'une partie des rues Taillepain et Brisemiche sont partiellement détruite.
L'« îlot insalubre » comprend deux groupes bien distincts et qui ne sont voisins qu'à quelque distance dans le quartier. Le premier groupe forme un quadrilatère qui va entièrement disparaîtreLa semaine à Paris et de tourisme du 11 au 18 avril 1930 page 6. Il comprend : sur la rue Saint-Martin, les inclus; dans la rue de La Reynie, tout le côté des numéros pairs, entre la rue Saint-Martin et la rue Quincampoix ; trois immeubles portant les sur la rue Quincampoix, entre la rue de La Reynie et la rue Aubry-le-Boucher; enfin, les numéros impairs de la rue Aubry-le-Boucher entre la rue Quincampoix et la rue Saint-Martin. Ce paquet de maisons comprend vingt immeubles.
Le second groupe est plus important, puisqu'il comprend 98 maisonsLa semaine à Paris et de tourisme du 18 au 25 avril 1930 page 6. Il comportera dans la rue Saint-Martin, cette fois du côté pair, et un peu plus haut que pour le premier groupe, du au inclus. Disparait également tout le côté pair de la rue des Étuves; dans la rue de Venise, mais seulement entre la rue Saint-Martin et la rue Beaubourg, les deux côtés ; avec eux, l'antique impasse de la Baudroirie. Même sort pour les deux côtés de la rue Simon-le-Franc, entre la rue Beaubourg et la rue Saint-Martin, et pour les deux côtés de la rue Brisemiche entre la rue Saint-Merri et la rue Simon-le-Franc. Enfin, sur la rue Beaubourg et la rue Saint-Merri, on démolira quelques immeubles voisins des rues atteintes.
Ce quartier fut jadis celui des cuirs et peaux. Jadis, c'est-à-dire peut-être depuis le ou , car, au , on y trouve cette industrie parfaitement organisée et ayant ses statuts. Cette industrie s'était établie là pour être proche des étaux de la Grande Boucherie, installés aux environs du Châtelet. On distinguait les baudroyeurs, qui préparaient les gros cuirs à semelle et à ceinture; ils ont laissé leur nom à l'impasse de la Baudroirie, (l'ancienne rue Maubuée, aujourd'hui rue Simon-le-Franc et qui va disparaître, fut aussi la rue Baudroirie) ; les corroyeurs, qui préparaient les autres cuirs; ces deux corporations furent réunies en 1577. Des pelletiers, des parcheminiers y étaient aussi installés.
Plus tard, les bourgeois vinrent et construisirent de beaux hôtels. Le quartier s'illustre, au , de Valentin Conrart, et de Jean Chapelain. La grande vogue vient avec Law, établi rue Quincampoix marchand d'espoirs. Le tombe à la petite industrie. Le percement du boulevard de Sébastopol, le déplacement du centre modifient l'atmosphère. Dans le dernier quart du siècle, une coupable incurie néglige la propreté plus nécessaire dans les vieilles rues que nulle part ailleurs, et qui cependant est là le moins surveillée, peu à peu, les rues s'avilissent. Le développement des Halles entraîne la création de nombreuses remises pour les petites voitures ; en même temps, les hôtels meublés accueillent une population assez misérable obligée d'être tout près d'un travail ultra-matinal et qui n'a guère le moyen de loger bourgeoisement.
Notes et références
Annexes
Articles connexes Îlots insalubres parisiens du début du XXe siècle
Liens externes Yankel Fijalkow : L'enquête sanitaire urbaine à Paris en 1900 - Le casier sanitaire des maisons De "l’îlot insalubre " au "Centre Beaubourg" L'ilot insalubre (centre Pompidou et quartier de l'horloge)
Bibliographie
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Catégorie:3e arrondissement de Paris Catégorie:4e arrondissement de Paris Catégorie:Urbanisme à Paris