Jean-Baptiste Vareliaud (ou Vareillaud) est un militaire, colonel de Napoléon Ier né le à Uzerche dans la paroisse de Saint-Nicolas et mort le dans la même ville.
Il rejoint l'armée comme volontaire, en 1792, au 9e régiment de hussards, pendant les nombreuses campagnes de la République et de l'Empire. Il se fait remarquer par son intrépidité. À la bataille de Wervicq, le 10 nivôse an XI, il prend deux pièces de canon, fait vingt-cinq prisonniers, et reçoit un coup de feu à la main gauche. À l'attaque de Courtray, le 7 floréal an XI, il fait deux prisonniers, et a la première phalange de l'index de la main droite emportée d'un coup de sabre. Au passage du Lech, il a le côté gauche meurtri d'un coup de feu; à l'affaire de Maastricht, reçoit un coup de feu au côté gauche. Le 29 vendémiaire an VIII, à l'affaire de Limuth, à la tête d'un peloton de trente-deux hommes, il prend une pièce de canon, et empêche un escadron ennemi, qui se dirigeait sur Zurich avec deux pièces de canon, d'entrer dans cette ville. A l'affaire d'Ausbourg, il prend neuf hussards et le maréchal des logis qui les commandait. Au passage du Danube, à Dillingen, le 3 prairial an VIII, à la tête de trente hommes, il surprend deux compagnies d'infanterie, leur fait mettre bas les armes, traverse ensuite la ville, arrive sur le pont, où s'était retiré un bataillon ennemi, somme le commandant de se rendre, fait mettre bas les armes à la troupe, lui prend deux pièces de canon et quelques cuirassiers qui l'éclairaient. Dans une autre charge faite le même jour, il prend quinze cuirassiers et l'officier qui les commande. Au combat de Saltzbourg, le 21 frimaire an IX, à la tête de trente-deux hommes, il fait mettre bas les armes à deux compagnies d'infanterie, prend vingt-sept dragons, un lieutenant et un lieutenant-colonel. Le 23 du même mois, il force lui seul huit dragons de Valdecq de se rendre prisonniers. Le , aux environs de Liesbath, où se trouvait le quatrième corps de la grande armée, il reçoit quinze coups de lance, dont plusieurs pénètrent la poitrine et mettent sa vie en grand danger.
biographie Jeunesse Jean-Baptiste Vareliaud (ou Vareillaud), fils de M. Léonard Vareillaud (1736-1818) et de Madeleine Lavaud (ca 1742-1772), nait à Uzerche, province de Limousin, le . Il est neveu du baron Alexis Boyer, premier chirurgien de l'Napoléon Ier. Il est également le demi-frère du chirurgien Antoine Vareliaud (1776-1840). Le sa mère meurt à environ 30 ans. Le jeune Vareliaud fait ses études à Uzerche, et il est sur le point d'aller les compléter à Paris auprès d'un de ses oncles, lorsque la Révolution de 1789 éclatant vint enflammer l'imagination ardente de toute la jeunesse française. Vareliaud, la mémoire remplie des prouesses fabuleuses des héros de l'antiquité et comptant marcher sur leurs traces, n'hésita pas un instant, il résolut d'entrer au service militaire.
Vie militaire vignette|Acte de baptême de Jean-Baptiste Vareillaud|364x364pxIl penche vers l'arme de la cavalerie, mais, à cette époque, les anciens régiments n'acceptent dans leurs rangs que des hommes d'une taille élevée. Vareliaud, un peu petit pour le service à cheval, se laisse gagner par les conseils d'un ami de sa famille, le capitaine Prouliac, vieil officier du régiment de Bourbon infanterie, et, le , il entre comme engagé volontaire dans le 56e régiment d'infanterie, ci-devant Bourbon. Mais il reconnut bien vite que l'arme de l'infanterie ne convenait pas à son caractère vif et audacieux, aussi lorsque, le , on forma les hussards de la Liberté, Vareliaud demande à faire partie de ce corps et, à la date du , il est incorporé dans les hussards. Ce corps des hussards de la Liberté, complété à 800 hommes, est scindé en deux portions de 400 hommes chacune, qui formèrent les 7e et 9e régiments de hussards. Vareliaud est affecté à ce dernier régiment. Le 9 régiment de hussards, attaché au corps de cavalerie de l'armée du Nord, passe en Flandre. Le , Vareliaud est nommé brigadier. Trois jours après, le , au combat de Lincelle, il se trouve en éclaireur avec six hussards ; il attaque un poste anglais, prend quatre ennemis, tue de sa main l'officier commandant le poste, s'empare de deux médecins ainsi que de l'ambulance. Il continue sa pointe, s'empare de deux canons, et, comme il ramenait ses prisonniers, il aperçoit son chef, le colonel Gaspard, entouré par douze hussards hollandais : il les charge sans hésiter, délivre le colonel et fait cinq autres prisonniers. Le , à la bataille de Wervicq, ayant été envoyé en tirailleur, il rassemble trente hussards, enlève un premier poste et en charge un autre composé de cinquante hommes, il prend deux canons et fait vingt-cinq prisonniers, il est blessé d'un coup de feu à la main gauche. Le , à l'attaque de Courtrai, il est entouré par huit chasseurs anglais, il fond sur eux, en met quatre hors de combat, un coup de feu lui enlève la première phalange du doigt indicateur de la main gauche, mais, ne tenant aucun compte de sa blessure, il charge les quatre autres ennemis, en prend deux et fait fuir les deux autres. Le , à Pelheyheim, il fond seul sur quatre dragons autrichiens du régiment de Latour, en renverse deux, fait deux prisonniers et met en fuite le poste ennemi. Le , Vareliaud est nommé maréchal des logis. En 1796, le 9e régiment de hussards quitte l'armée du Nord et est envoyé en Allemagne à l'armée du Rhin. Le , Vareliaud est nommé maréchal des logis chef. Le , au passage de la Lech, il se jette avec son cheval dans le courant de la rivière qu'il passe à la nage ; il engage le combat avec un détachement de hussards autrichiens du régiment de Ferdinand, en blesse trois et contient l'ennemi jusqu'à l'arrivée de ses hussards; il est blessé d'un coup de sabre au côté gauche. Le , à Biberach, à la tête de vingt-quatre hussards, il aperçoit trente hussards autrichiens du régiment de Ferdinand, les charge et les oblige à se rendre. Quelques instants après, il s'empare de trois officiers et fait mettre bas les armes A, soixante hommes d'infanterie bavaroise. Le , il est nommé adjudant sous-officier. En 1799, le 9ᵐᵉ hussards quitte l'Allemagne et passe à l'armée qui opère en Suisse. Le , il est nommé sous-lieutenant : sept années de service aussi bien remplies méritaient cette récompense. Le régiment pouvait être fier de son nouvel officier. Quelques jours après, le , au passage de la Limath, à la tête de son peloton, il attaque une troupe de quarante Cosaques, les culbute, prend un canon, et, par une manœuvre hardie, coupe un escadron russe et un canon et l'empêche de pénétrer dans la ville de Zurich. Le régiment passe en Allemagne. Le , au combat de Moeskirch, à la tête de cinquante hussards, il charge un escadron de uhlans autrichiens, qui étaient sur le point de s'emparer de deux de nos canons, il sauve l'artillerie, et après un combat sanglant, met les ennemis en fuite, après en avoir mis vingt hors de combat. Il est décoré officier de l'ordre de la légion d'honneur le . vignette|306x306px|acte de mariage de Jean-Baptiste VAREILLAUD
Fin de vie Il se marie le à Hyppolite Élisabeth Thérèse Didier à Limoges. Le il eu une fille qu'il nomme Hypolite Clémentine Vareillaud (mariée Battut). Il termine sa carrière en étant chasseurs à cheval de la garde et fini sa vie, aux côtés de son frère et meurt le à Uzerche.
hommages En 1891 le livre "Le colonel J.-B. Vareliaud du 9e régiment de hussards : notice biographique" est écrit par Alexis Cyprien Lacave-Laplagne-Barris cousin de Vareliaud.
Le le livre "Un hussard de légende : ou La vie héroïque du colonel J. B. Varéliaud Tome 1" est écrit par Philippe Arnould Pharmacien dans le Jura passionné depuis l'enfance par la révolution française et l'empire.
Le même jour le livre "Chasseur à cheval de la Garde : ou La vie héroïque du colonel J. B. Varéliaud Tome 2" est écrit par Philippe Arnould.
Références
Catégorie:Naissance en mai 1771 Catégorie:Naissance à Uzerche Catégorie:Décès en juin 1824 Catégorie:Décès à Uzerche Catégorie:Décès à 53 ans Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Militaire français des guerres napoléoniennes