Henri Mirville, né le à Étampes dans le département de l'Essonne et mort pour la France à Nomeny en Meurthe-et-Moselle, le , est un officier, spécialiste de l'éducation physique et homme de lettres français du début du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie
Jeunesse et formation Henri Victor Marie Alfred Mirville, né le à Étampes, est le fils d'Édouard Georges Mirville (1826-1894), officier de cavalerie, et de Louise Guntz (1840-1906).
Il suit une brillante scolarité au lycée du Havre, est lauréat du premier prix de version latine au Concours général en 1892, et la poursuit au lycée de Rouen où il est boursier de l'État en 1893. Il prépare ensuite le concours d'admission à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr qu'il réussit en 1896, à la place sur 526 admis, et intègre la promotion « Première des Grandes Manœuvres ». À sa sortie de l'école en , il est nommé sous-lieutenant au 69 régiment d'infanterie, puis lieutenant en .
Officier spécialiste de l'éducation sportive Sportif accompli, il « remporte de nombreux succès comme athlète et gymnaste avant d'entrer à Saint-Cyr ». Il est premier au cours de l'École normale militaire de gymnastique et d'escrime de Joinville et abandonne sa préparation à l'École de guerre pour devenir instructeur au cadre fixe de Joinville. Nommé instructeur de gymnastique en , il devient « directeur du cours des officiers et chargé du perfectionnement des moniteurs ». Il transmet aux jeunes les nouvelles méthodes de l'éducation physique qu'il a apprises auprès de son maitre et ami, Georges Demeny.
Il se fait connaitre dans le monde pour la valeur sa méthode éducative, représente la France dans des congrès d'éducation physique et se rend en Suède pour y étudier de nouvelles méthodes d'athlétisme. En , il passe au 105 régiment d'infanterie, tout en étant maintenu à l'école normale de gymnastique.
Le , il épouse Marie Elisabeth Marguerite Weissenburger (1879-1914) à la mairie du Havre. Le couple aura 3 enfants et Marguerite mourra en , quelques semaines après la naissance de leur troisième enfant et la mort de son mari.
À 34 ans, en 1909, il doit abandonner sa carrière militaire pour des raisons politiques et demande un congés. Il participe alors à la fondation de la Librairies des Annales dont il est le directeur avant le début de la guerre. Il multiplie les activités, écrivant également pour des journaux et revues (La France militaire, Le Journal des débats et La Vie au grand air), tout en étant à la tête de deux sociétés de préparation militaire et suppléant Georges Demeny dans son cours supérieur d'éducation physique.
La revue La Vie au grand air lui confie, à l'occasion du Congrès international de l'éducation physique qui se tient à Paris en , la rédaction d'un cycle d'articles intitulé La Science de la santé, dont la publication dans la revue s'étend entre mars et .
Officier de réserve tué au début de la Première Guerre mondiale Lorsqu'éclate le Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme lieutenant pour commander la compagnie du 277 régiment d'infanterie. Le , lors des terribles combats du village de Nomeny, qui sera entièrement détruit ce jour-là, Henri Mirville est tué. Il est inhumé à la nécropole nationale de Champenoux (tombe individuelle 13).
Sa citation à l'ordre de l'armée en précise les circonstances : « Au combat de Nomeny, le , a conduit sa compagnie au feu avec une énergie et un sang-froid admirables. Est tombé mortellement frappé par une balle au cœur au moment où, debout, il entraînait la chaîne en avant en criant : N'ayez pas peur, les gars, les balles ne couvrent pas le bruit de mon sifflet ».
Publications dans des revues et journaux
Distinctions , à titre posthume, Journal officiel du
Hommages Le nom d'Henri Mirville est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 du lycée François au Havre, du lycée Pierre Corneille à Rouen et sur le monument aux morts du Havre.
Bibliographie
Références
Liens externes
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