Ahmed Hamid al-Alwani (en ), né le à Ramadi (Irak), est un responsable sécuritaire et homme politique irakien originaire de la province d'Al-Anbar. Ancien officier supérieur de la police irakienne, il joue un rôle central dans la lutte contre l'organisation État islamique (EI). Il occupe ensuite plusieurs fonctions politiques, notamment membre du Conseil provincial d'Al-Anbar, qu'il préside de 2016 à 2020, sous-secrétaire au de 2020 à 2022, puis député au Conseil des représentants de l'Irak de 2022 à 2025.

Jeunesse et formation Ahmed Hamid al-Alwani naît le dans le centre-ville de Ramadi, où il passe les premières années de sa vie. Après avoir achevé ses secondaires, il est soumis au . Après une période de formation de huit mois avec les forces spéciales, il intègre l'académie militaire de Sinjar, puis la police militaire irakienne, qui constitue sa dernière unité avant la fin de son service actif en 1998. Il reste dans la réserve jusqu'à la chute du régime baasiste de Saddam Hussein, à la suite de l'invasion américaine de 2003.

Carrière Dans les années qui précèdent et suivent immédiatement l'invasion américaine de l'Irak, Ahmed Hamid al-Alwani est homme d'affaires. Il possède une station-service et une aire de repos à , à la frontière irako-jordanienne, ainsi qu'une flotte de camions assurant le transport de marchandises entre les ports syriens de Tartous et Lattaquié et la ville de Bagdad.

Face à l'insécurité croissante sur les axes routiers, il met en place une escorte armée privée pour protéger ses convois contre les groupes insurgés. Cette activité l'expose à des pressions des services de renseignement syriens et le contraint finalement à abandonner ses opérations transfrontalières et à retourner à Ramadi.

Carrière militaire et sécuritaire Entre 2004 et 2005, Al-Qaïda en Irak prend le contrôle effectif de larges portions de Ramadi et y proclame un État islamique. Plusieurs membres de la famille d'Ahmed Hamid al-Alwani, dont des chefs tribaux, sont assassinés. En , une attaque menée par des insurgés contre la maison d'un de ses cousins, située à proximité immédiate de son propre domicile et du centre du gouvernement provincial, déclenche une mobilisation armée de son quartier contre les combattants djihadistes. Conscient du risque d'être pris pour cible par les forces de la Coalition, il sollicite la médiation du cheikh Abdul Sattar Abou Richa, figure central du futur mouvement de l'éveil (Sahwa), afin d'établir un canal de communication avec les forces américaines.

À la suite de cette médiation, Ahmed Hamid al-Alwani se met à collaborer étroitement avec les Marines américains à partir d'. Une zone d'opérations lui est attribuée, dans laquelle ses hommes sont autorisés à opérer armés sans être pris pour cible par la coalition. Des signes de reconnaissance sont installés sur les bâtiments afin d'éviter les frappes aériennes.

Il mène des opérations offensives contre les réseaux qaïdistes, établit des points de contrôle temporaires, saisit armes et véhicules ennemis, et étend progressivement son contrôle territorial au-delà de la zone initialement assignée. Cette période marque la création des premiers postes de police irakiens dans des quartiers de Ramadi jusqu'alors contrôlés par les insurgés.

Début 2007, après la mort de son cousin, le lieutenant-colonel Salam, tué dans un attentat à la voiture piégée, Ahmed Hamid al-Alwani est élu par ses hommes chef des forces de police du nord de Ramadi.

Les forces qu'il dirige sont formellement reconnues comme forces de police irakiennes au printemps 2007, après plusieurs mois d'opérations sans statut administratif clair ni rémunération régulière. Ahmed Hamid al-Alwani reçoit le grade de colonel, attribué par les forces de la coalition. En 2010, il exprime toutefois de fortes préoccupations quant à la non-reconnaissance de ces grades par le , qu'il considère comme une remise en cause de l'expérience acquise sur le terrain et un facteur de démoralisation pour les officiers issus de la Sahwa.

Après l'offensive de l'organisation État islamique en Irak en 2014, Ahmed Hamid al-Alwani organise et arme des membres de sa tribu ainsi que d'autres tribus locales afin de combattre l'EI dans plusieurs zones de la province d'Al-Anbar.

Le , il se rend à Washington avec d'autres responsables de la province pour tenter d'obtenir plus de soutien militaire des États-Unis.

Le , son frère, le lieutenant-colonel Issa Hamid al-Alwani, commandant des Forces de mobilisation populaire à Ramadi, décède des blessures qu'il a reçues la veille lors d'un attentat à la bombe visant sa patrouille près du centre du gouvernement provincial.

Carrière politique En 2013, Ahmed Hamid al-Alwani est avec la coalition . Il est ensuite désigné par ce conseil comme président du Comité suprême de sécurité, en reconnaissance de son rôle dans la reprise et la gestion de Ramadi.

En 2016, il est un temps pressenti pour devenir le nouveau gouverneur d'Al-Anbar. Le de cette année, il est finalement élu chef du conseil provincial d'Al-Anbar en remplacement de , qui avait demandé à être relevé de ses fonctions pour des raisons de santé.

Le , il est nommé sous-secrétaire du .

Lors des élections législatives de 2021, Ahmed Hamid al-Alwani se présente dans la deuxième circonscription d'Al-Anbar sous l'étiquette du Parti du progrès, dirigé par Mohammed al-Halboussi. Il obtient , sans être élu. Le , , candidat du Parti du progrès arrivé en tête dans la circonscription, renonce à son siège de député pour conserver son mandat de gouverneur d'Al-Anbar, permettant ainsi à Ahmed Hamid al-Alwani d'entrer au Conseil des représentants. Il n'est pas réélu aux élections législatives de 2025.

Références

Catégorie:Naissance à Ramadi Catégorie:Naissance en décembre 1973 Catégorie:Militaire irakien du XXe siècle Catégorie:Personnalité politique irakienne Catégorie:Personnalité irakienne du XXIe siècle