Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), est une organisation syndicale togolaise fondée en 1949, considérée comme la première centrale syndicale créée au Togo. Dissoute par décret présidentiel en 1972, elle est reconstituée en 1991 dans le contexte de la libéralisation politique et syndicale. Historique Les origines de la CSTT remontent à 1949, à la suite d’une journée de réflexion syndicale organisée au Togo par une commission ouvrière présidée par Gérard Esperet, membre de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Cette rencontre rassemblait des travailleurs de tendance chrétienne du Togo et du Dahomey (actuel Bénin), ainsi que des cheminots togolais.
À l’issue de cette initiative, Albert David, enseignant catholique, devient le premier responsable du mouvement. Après la décolonisation, la CFTC-Togo devient la Confédération africaine des travailleurs croyants (CATC), puis la Centrale togolaise des travailleurs croyants (CTTC) après le décès d’Albert David. La direction est alors assurée par Bernard Akakpo, issu de la Communauté artisanale du Togo (COMAT), avec l’appui de Ernest Milcent, écrivain et animateur du secrétariat social du Foyer Pie XII.
Entre 1958 et 1965, la centrale est animée notamment par Emmanuel Amegan, Antoine Aduayom et Guillaume Koffi. En 1965, un congrès porte à la tête de l’organisation Eugène Akpemado, assisté de William Agbobli.
En 1968, la centrale se déconfessionnalise et prend le nom de Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT). Dans le cadre d’un projet d’unification syndicale, la CSTT participe avec l’Union nationale des travailleurs du Togo (UNTT) à la création du Comité intersyndical des travailleurs du Togo (CONISTO). Ce processus n’aboutit pas, en raison de divergences sur les statuts.
Le , un décret présidentiel dissout les organisations syndicales existantes, donnant naissance en à la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT). Après près de vingt ans de monopole syndical, la CSTT est réactivée le , dans le contexte du pluralisme politique et syndical, à l’issue d’une réunion extraordinaire annoncée dans la presse nationale. Organisation et fonctionnement La CSTT est structurée autour de : professionnelles Environ 80 à de base régionales préfectorales Elle revendique environ . La CSTT est affiliée à la Confédération syndicale internationale (CSI) et participe aux cadres nationaux de dialogue social, notamment au Conseil national du dialogue social (CNDS). Secteurs d’activité couverts La CSTT regroupe des travailleurs issus de plusieurs secteurs, notamment : Industrie (extractive, cimenterie, pétrole, agro-industrie) Transports (routier, maritime, transit, pêche) Éducation (confessionnelle, privée, enseignement supérieur) Fonction publique (administration, santé, communication) Commerce et services Bois et bâtiment Textile, habillement et cuir Agriculture et alimentation Zone franche Économie informelle. Direction Depuis sa reconstitution en 1991, la CSTT a été dirigée successivement par : Komi Pierre Dagba (jusqu’en 1993) Adrien Béléki Yaovi Akouété (1993–2011) Sébastien Ayikoué Tevi (2012–2016) Agbéko Ségbéaya (bureau de transition, 2016–2017) Emmanuel Agbénou (depuis 2017, reconduit lors du congrès extraordinaire de 2019). Rôle dans la vie sociale La CSTT intervient dans la défense des intérêts professionnels, économiques et sociaux des travailleurs togolais. Elle participe aux actions syndicales intercentrales et aux cadres de concertation nationale sur les questions de travail, d’emploi et de dialogue social.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Syndicat des agents du port autonome de Lomé
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