La Bruxelloise est un chant patriotique datant de la révolution belge, créé fin , sur l'air de La Marseillaise, par A. E. Hubert, un combattant de la Deuxième Révolution française.
Histoire Lors du déclenchement de la révolution belge par les émeutes d'août 1830 à Bruxelles, les insurgés reprennent les symboles révolutionnaires de la Deuxième Révolution française qui vient de se terminer en juillet, tels que le drapeau « bleu-blanc-rouge » ou La Marseillaise. Celle-ci sert de base musicale à plusieurs chants patriotiques belges et est d'ailleurs adaptée dans la version de « La Marseillaise des Belges ».
Si le texte originel de La Bruxelloise date du début des événements, les vers sont publiés au « Bureau des souscriptions pour les Belges » de Paris avec pour sous-titre : . En effet, de nombreux Français participent activement à la révolution belge, sous l'influence d'associations telles que la Société des amis du peuple, basée à Paris.
Texte Paroles vignette|Allégorie de la liberté de la presse sur l'une des quatre statues de la colonne du Congrès, à Bruxelles. Voici les paroles originelles, avec l'orthographe d'époque :
Analyse vignette|Disposition originelle du drapeau de la Belgique. Le premier couplet rend hommage au drapeau de la Belgique, à cette époque une tricolore horizontale « rouge-jaune-noir », arboré pour la première fois dès le et symbole de la révolution belge.
Le deuxième et troisième couplets traitent quant à eux de l'un des griefs principaux des Belges : l'attitude du ministre de la Justice du Royaume uni des Pays-Bas, Cornelis Van Maanen. Celui-ci est effet particulièrement décrié dans les provicnes du Sud pour ses atteintes aux libertés fondamentales et à la liberté de la presse, qui trouvent leur point culminant lors du procès de Louis de Potter et de ses associés, Jean-François Tielemans et Adolphe Bartels, en . Le soutien et la politique « hollandaise » du roi Guillaume sont également visés.
La Nouvelle Bruxelloise Le , Jean-Baptiste Vautier fait publier une Nouvelle Bruxelloise sur . En voici les paroles avec l'orthographe d'époque :
Autour de l'oeuvre L'hymne national de la Belgique, La Brabançonne, était initialement intitulé La Bruxelloise mais lorsque l'auteur, le Français Jenneval, se présente chez l'éditeur Jean-Joseph Jorez, au n°6 de la rue au Beurre à Bruxelles, celui-ci lui indique que ce titre existe déjà et suggère le nom de La Brabançonne, en hommage au duché de Brabant et à la révolution brabançonne de 1787.
Voir aussi Articles connexes La Brabançonne Participation française à la révolution belge Révolution belge
Bibliographie
Notes et références
Catégorie:Chanson belge Catégorie:Chanson de 1830 Catégorie:Chanson de la révolution belge Catégorie:Chanson en français Catégorie:Chanson évoquant la Belgique