L'agriculture est le moteur vital du Burundi, employant environ 90 % de la population active et représentant près de 40 % de son PIB. Elle repose entièrement sur de petites exploitations familiales produisant des cultures vivrières pour la subsistance, tandis que le café et le thé dominent les exportations. Malgré son potentiel, le secteur reste vulnérable à la forte pression foncière et aux aléas climatiques, poussant le pays vers une transition nécessaire vers la modernisation et la transformation agro-industrielle.

Caractéristiques générales L'agriculture burundaise est dominée par un modèle de subsistance familiale où des millions de petits producteurs exploitent des parcelles exigües, souvent inférieures à 0,5 hectare, en raison d'une densité démographique parmi les plus élevées d'Afrique. Sur ces terres collinaires, on associe la polyculture aux cultures vivrières de base comme la banane, le haricot et manioc et les cultures de rente, principalement le café Arabica et le thé pour garantir la sécurité alimentaire. Malgré ce rôle crucial, le secteur fait face à une dégradation des sols marquée par l'érosion et un manque chronique d'intrants modernes, ce qui pousse le pays à solliciter des appuis internationaux pour intensifier la production et personnaliser les filières.

Politique agricole La politique agricole au Burundi vise à transformer l'agriculture de subsistance en agriculture moderne, compétitive et orientée vers le marché d'ici 2027, afin d'assurer la sécurité alimentaire et de booster la croissance économique. Elle se concentre sur l'augmentation de la production vivrière (maïs, riz, haricot), la valorisation des chaînes de valeur, l'utilisation d'engrais et la modernisation des filières.

Cultures L'agriculture au Burundi se divise principalement en deux catégories : les cultures vivrières pour l'autoconsommation et les cultures de rente pour l'autoconsommation. vignette|Bananes et haricots

Cultures vivrières principales la banane (aliment de base) ; les tubercules (manioc, patates douces) dominent la production ; les légumineuses.

Cultures de rente (industrielles) Le café et le thé sont les deux piliers de l'exportation, avec le coton.

Cultures émergentes et de diversification la culture des champignons en hors-sol se développe les cultures maraîchères (tomates, fruits) ; l'horticulture.

Innovations et techniques introduction du riz hybride pour augmenter les rendements ; agroforesterie (avocatiers, manguiers).

Références

Voir aussi Ministère de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage (Burundi)

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