La disparition de Florence Bloise-Desobry est une affaire de disparition non élucidée concernant une mère de famille française, disparue le à Magny-les-Hameaux (Yvelines) après avoir quitté son domicile à pied à la suite d’une dispute conjugale, par une soirée de neige.

L’enquête, longtemps restée sans résultat, est reprise dans le cadre du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) du tribunal judiciaire de Nanterre, créé en 2022.

En 2025, les autorités relancent la recherche de témoignages via la plateforme « En quête d’indices » et un appel à témoins relayé par la presse.

Contexte Florence Bloise-Desobry réside à Magny-les-Hameaux au début des années 2000 et est mère de trois enfants. Elle pratique notamment la peinture et a exposé quelques-unes de ses œuvres.

Disparition Le samedi , en fin d’après-midi, Florence Bloise-Desobry quitte le domicile familial à pied, à la suite d’une dispute avec son mari, alors qu’il neige dans le secteur. D’après la chronologie rendue publique par le ministère de l’Intérieur, elle n’emporte qu’un sac de couleur orange contenant un pyjama, une brosse à dents, une brosse à cheveux et un livre. Elle promet à ses enfants de revenir le lendemain pour les accompagner à la messe, mais ne réapparaît pas. Elle est aperçue au bout de la rue par un voisin. Plus tard dans la soirée, son mari tente de la retrouver en voiture puis contacte la famille. Elle est partie sans ses papiers d’identité, sans moyens de paiement et avec très peu d’argent liquide. La disparition est signalée à la gendarmerie le par son mari.

Enquête Premières investigations Une enquête est ouverte au titre d’une disparition inquiétante, confiée notamment à la section de recherches de Versailles. La gendarmerie et les services d’enquête procèdent à des recherches et recueillent des témoignages, sans résultat.

Plusieurs articles de presse rapportent que Florence Bloise-Desobry a été présentée comme dépressive par une partie de son entourage,d'où l'hypothèse (fugue ou suicide) évoquée au début de l’affaire mais contestée par la famille.

Reprise au pôle « cold case » de Nanterre Le pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE), dit pôle « cold case » de Nanterre, est créé au tribunal judiciaire de Nanterre le . L’avocat des parties civiles sollicite en le transfert du dossier vers ce pôle ; la procédure est transférée en . Le Parisien indique que le dossier figure parmi les affaires suivies par le pôle et fait l’objet d’une relance sous l’autorité judiciaire compétente.

Le ministère de l’Intérieur met en ligne une page dédiée à la disparition dans le cadre du dispositif « En quête d’indices », afin de recueillir de nouveaux témoignages. En , la Gendarmerie nationale relaie un reportage de France 3 et invite notamment les personnes ayant connu Florence Bloise-Desobry (paroisse, milieu de la peinture) à se manifester.

Pistes évoquées dans la presse La presse rapporte que, parmi d’autres hypothèses, les enquêteurs se sont intéressés à des pistes de rapprochement avec d’autres dossiers judiciaires : Rapprochement avec la disparition d’Estelle Mouzin (piste dite « polonaise ») : en 2012, L’Express évoque une piste liée à des pèlerinages et à l’accueil de pèlerins polonais, avec un rapprochement discuté entre plusieurs dossiers de disparitions, dont celui de Florence Bloise-Desobry. Évocation de Michel Fourniret : plusieurs médias font état d’une piste explorée par les enquêteurs concernant un éventuel lien avec les déplacements du tueur en série Michel Fourniret au début des années 2000, sans qu’aucune implication ne soit établie publiquement.

Notes et références

Voir aussi Disparition (droit français) Michel Fourniret Pôle des crimes sériels ou non élucidés Affaire Estelle Mouzin

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