La place de Birague est une ancienne place de Paris disparue lors du percement de la rue de Rivoli. Elle était située à la jonction des anciens 7, 8 et 9 arrondissements de Paris.

Situation La place est située au sud de la rue de la Culture-Sainte-Catherine ou de la Couture-Sainte-Catherine, actuelle rue Madame-de-Sévigné, à sa jonction avec la rue Saint-Antoine.

Origine du nom Elle porte le nom du cardinal de Birague (1506-1583), chancelier de France, qui possédait un hôtel particulier à proximité (hôtel de Chavigny, rue Madame-de-Sévigné).

Historique

À son débouché sur la rue Saint-Antoine, la rue de la Culture-Sainte-Catherine s’évasait largement, évasement dû à l’emplacement du cimetière des Anglais créé lors de l’occupation anglaise de Paris, en 1420. Lors de l’édification d’une fontaine par le cardinal de Birague, l’endroit prend le nom place de Birague, en 1577. En 1856, l’achèvement de la rue de Rivoli l’a fait disparaître.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire De la fin du à 1382, date de sa démolition car elle entravait la circulation, emplacement de la porte Baudet (ou Baudoyer) de l’enceinte de Philippe Auguste, pages 137 et 263.. En 1577, le cardinal de Birague obtient du roi Henri III l’autorisation de construire une fontaine après la dérivation de la conduite d’eau venant de la fontaine de Savie et qui alimentait l’hôtel Saint-Pol. Le sculpteur Germain Pilon travailla à son édification. La fontaine de Birague disparaît, en 1627, au profit de la fontaine Sainte-Catherine. C’était un monument à quatre faces, muni d’un toit en dôme, surmonté d’un lanternon dominé d’une fleur de lys. Elle était alimentée par une prolongement de l’aqueduc Médicis. Une dernière fontaine est construite, en 1707, par l’architecte Jean Beausire. Alimentée par la pompe Notre-Dame, elle était une des plus importante de Paris. Restaurée en 1823, elle est détruite en 1856. En 1606, une croix s’élevait à proximité de la fontaine. Elle était un vestige de l’ancien cimetière aux Anglais. Jusqu’à la fin du , un marché se tenait sur la place. Son importance le faisait déborder dans la rue Saint-Paul. À la suite des encombrements qu’il provoquait, il a été transféré place du Marché-Sainte-Catherine, pages 263-264.. Il est appelé marché Saint-Antoine ou marché Saint-Paul. Après la Révolution, un modeste bâtiment est construit pour abriter les sergents de ville. Il est détruit vers 1840. En 1848, un arbre de la liberté est planté. Église Saint-Paul-Saint-Louis, au sud de la place.

Notes et références

Sources

Jacques Hillairet, La rue Saint-Antoine, Les Éditions de Minuit, Paris, 1970, 253 pages.

Bibliographie . Articles connexes Fontaine de Birague

Catégorie:Voie de Paris disparue Catégorie:Liste de voies de Paris