Marcel Launay (Lonay de son nom de naissance), né à Ferot le et mort à Liège (Cointe) le , est un écrivain belge de langue wallonne.
Biographie Enfance, formation et premières occupations vignette|alt=Photographie d'une bâtisse en brique, à un seul étage. Elle est dotée d'une tour d'angle ronde et de volets en bois peints en blanc.|Le château de Ferot, où était employée la mère de Marcel Launay. Marcel Launay nait à Ferot le d'une mère célibataire, Félicie Lonay (1863-1944), servante de son état, qui est à cette époque employée au château de la localité. Pour ne pas s'exposer à des médisances liées à sa situation, celle-ci s'installe chez sa mère, maraichère établie à Cointe. Marcel Launay grandit donc dans cette localité. Il fréquente successivement l'école primaire des Salésiens et le Petit Séminaire de Saint-Trond. Il aurait interrompu ses études en 1907.
Adolescent, Launay est employé par un grossiste en produits laitiers. Il est également sélectionné dans l'équipe du Royal Football Club de Liège, où il occupe le poste de gardien de but. Il participe, à ce titre, aux 20 matchs du Championnat de Belgique de football 1912-1913.
Durant la Première Guerre mondiale, il est assigné à résidence à Grandménil, après avoir été arrêté alors qu'il cherchait à passer aux Pays-Bas. Là-bas, il exerce une activité de bucheron et de fabricant de briquettes de bois.
Carrière de littérateur Jeune homme, Marcel Launay fréquente le cercle littéraire liégeois , qui deviendra ensuite . Il publie ses premiers poèmes en 1909, dans trois journaux dialectaux : , et .
Dans les années qui suivent la Première Guerre mondiale, il devient président des et est également membre du Royal Caveau liégeois. Il publie alors ses premiers recueils poétiques, (1923) et (1925). Il écrit alors en vers stricts, le plus souvent des sonnets. En 1920, son sonnet lui vaut une mention honorable au concours de l'étude descriptive de la Société de littérature wallonnes..
À compter de la fin des années 1920, Launay est également un dramaturge à succès. Sa première pièce créée, (« La Mort de l'écorcheur de chêne »), suscite en effet l'enthousiasme du public du Théâtre du Trianon lors de la première du . Elle est rejouée à plusieurs reprises à Liège dans l'Entre-deux-guerres. Parallèlement, Marcel Launay continue à écrire de nouvelles œuvres pour le théâtre, principalement des drames légendaires qui sont notamment montés au Trocadéro. Sa pièce considérée la plus importante est (« Le Chant du cor »), créée le .
Mort vignette|alt=Plaque en bronze apposée sur une pierre levée. Le texte en relief indique : |Monument en hommage à Marcel Launay à Burnontige. Le , Marcel Launay est tué lors d'un bombardement aérien allié qui visait le pont-rails du Val-Benoît et la gare de Kinkempois. Une grande partie de son œuvre inédite a été perdue dans la destruction de sa maison.
Œuvres : une liste des œuvres de Marcel Launay, incluant ses ouvrages inédits, a paru dans la Chronique de la Société de langue et de littérature wallonnes.. . .
Notes et références Références
Voir aussi Bibliographie
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