Hugo Aguilaniu est un généticien français, spécialiste des mécanismes moléculaires du vieillissement. Chercheur au CNRS, il a dirigé une équipe à l’École normale supérieure de Lyon avant de devenir directeur exécutif de l’Instituto Serrapilheira au Brésil.

Biographie Formation et débuts Originaire de Grenoble, Hugo Aguilaniu est formé comme ingénieur agronome avant de poursuivre ses études en Suède. Il soutient en 2003 une thèse de doctorat en génétique moléculaire à l'université de technologie Chalmers, intitulée On protein oxidation, lifespan and aging in Saccharomyces cerevisiae.

Il effectue ensuite un stage postdoctoral au Salk Institute for Biological Studies (La Jolla, États-Unis) entre 2003 et 2006, au sein du laboratoire d’Andrew Dillin, où il poursuit ses recherches sur les mécanismes moléculaires du vieillissement.

Carrière scientifique En 2006, il rejoint le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et devient directeur de recherche au début des années 2010. Il dirige alors une équipe à l’École normale supérieure de Lyon

À l’École normale supérieure de Lyon, il dirige une équipe de recherche consacrée à la biologie du vieillissement. Ses travaux portent notamment sur des modèles expérimentaux tels que la levure Saccharomyces cerevisiae et le nématode Caenorhabditis elegans, et examinent les interactions entre nutrition, reproduction et longévité.

En 2015, il reçoit la médaille de bronze du CNRS et obtient une bourse Consolidator du Conseil européen de la recherche.

Instituto Serrapilheira À partir de 2017, Hugo Aguilaniu est sélectionné pour prendre la direction de l' à Rio de Janeiro, la première organisation dotée d’un fonds de dotation dédiée au soutien de la recherche scientifique et à la diffusion de la science au Brésil

Dans le cadre de ses fonctions, il publie également des analyses sur les enjeux stratégiques du financement de la recherche et sur le rôle de la philanthropie scientifique en temps de crise politique.

Il souligne par ailleurs que la philanthropie ne saurait se substituer au financement public, qu’il présente comme le socle du financement de la recherche.

Travaux Ses recherches portent sur la génétique et la biologie cellulaire du vieillissement. Il a notamment co-signé des travaux sur l’héritage asymétrique de protéines oxydées lors de la division cellulaire chez la levure ainsi que sur leur élimination au cours de la reproduction chez le nématode et sur les déterminants génétiques de la restriction calorique chez ce même organisme.

Publications (sélection) Hugo Aguilaniu, Lena Gustafsson, Michel Rigoulet et Thomas Nyström, « Asymmetric inheritance of oxidatively damaged proteins during cytokinesis », Science, vol. 299, no 5613, 2003 Jérôme Goudeau et Hugo Aguilaniu, « Carbonylated proteins are eliminated during reproduction in C. elegans », Aging Cell, vol. 9, no 6, 2010, p. 991-1003.

Siler H. Panowski, Suzanne Wolff, Hugo Aguilaniu, Jenni Durieux et Andrew Dillin, « PHA-4/Foxa mediates diet-restriction-induced longevity of C. elegans », Nature, vol. 447, no 7144, 2007, p. 550-555.

Manjunatha Thondamal, Michael Witting, Philippe Schmitt-Kopplin et al., « Steroid hormone signalling links reproduction to lifespan in dietary-restricted Caenorhabditis elegans », Nature Communications, vol. 5, 2014, article no 4879. Dans les médias « Hugo Aguilaniu, ou le rêve de Faust revisité », Le Monde, 2015

« O Instituto Serrapilheira lança sua 1ª chamada pública com foco em jovens cientistas », Agência FAPESP, 2017

Notes et références

Liens externes

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