Agnes Wabnitz (née le La Deutsche Biographische Enzyklopädie indique comme date de naissance le 2 janvier 1847. Sur la pierre tombale de Wabnitz figure le 10 décembre 1842. Sa biographe, Bertha Glogau, mentionne 1841 comme année de naissance. Klaus Kühnel confirme cette date à l'aide des annonces familiales du Der oberschlesische Wanderer, où le numéro de Noël de 1841 rapporte que « l'aubergiste Wabnitz a eu une fille, Agnes ».Franz Osterroth indique le 3 janvier 1857 comme date de naissance et Glatz comme lieu de naissance. à Gleiwitz ; morte le à Berlin) est une syndicaliste, oratrice politique et féministe allemande.
Biographie Agnes Wabnitz grandit dans un milieu bourgeois et fréquenta l'école communale (Bürgerschule) de Gleiwitz. Après la mort de son père, la famille sombra cependant dans la pauvreté. Après avoir travaillé quelques années comme gouvernante dans des domaines aristocratiques en Pologne du Congrès, elle s'installa à Berlin au début des années 1870. Elle y vivait chez son frère cadet et subvenait à ses besoins et à ceux de sa mère grâce à des travaux de couture. Lorsque son frère fut d'abord arrêté puis expulsé en 1879 en vertu des lois antisocialistes, Agnes commença à s'engager dans le travail du parti.
Agnes Wabnitz devint une agitatrice itinérante et milita dans le mouvement syndical, notamment au sein de l'« Association pour la défense des intérêts des travailleuses » (Verein zur Vertretung der Interessen der Arbeiterinnen), de l'« Association des travailleuses de Berlin (Nord) » (Verein der Arbeiterinnen Berlins (Nord)) et de l'« Association professionnelle des couturières de manteaux de Berlin » (Fachverein der Berliner Mantelnäherinnen), dont elle intégra également le comité directeur. Cette association fut dissoute par la police en 1886. De plus, son activité d'oratrice l'amena à entrer de plus en plus en conflit avec les autorités. Après avoir été condamnée en 1892, entre autres pour lèse-majesté, à 10 mois de prison et incarcérée, elle entama une grève de la faim. La police ordonna d'abord son alimentation forcée à l'Charité, puis son transfert à l'asile psychiatrique de Dalldorf. Après sa libération, une procédure de mise sous tutelle engagée par le ministère public échoua, et Agnes Wabnitz recommença à donner des conférences. Mais le Tribunal de l'Empire rejeta en 1894 son appel contre sa condamnation. Le jour où elle devait commencer à purger sa peine, le , elle se donna la mort au cimetière des Martyrs de Mars à Berlin-Friedrichshain en ingérant du cyanure de potassium.
Sa mort provoqua un immense retentissement. Ses funérailles au cimetière de la Communauté libre-religieuse dans la Pappelallee, le , furent accompagnées, selon les estimations du Vorwärts, par plus de personnes. « L'esprit de fer s'est séparé de son enveloppe charnelle », écrivit le Vorwärts, « car la société, qui poursuivait l'"agitatrice" de toute sa haine, ne devait pas jouir du triomphe de la martyriser lentement à mort. »Ursula Baumann, Vom Recht auf den eigenen Tod. Die Geschichte des Suizids vom 18. bis zum 20. Jahrhundert, Weimar, 2001, , cit. . « L'agitatrice Agnes Wabnitz était devenue une idole et, par sa mort volontaire, une martyre de la social-démocratie » (Klaus Kühnel).
Bruno Schönlank s'inspira de sa vie dans son roman Agnes. Roman aus der Zeit des Sozialistengesetzes (Agnes. Roman de l'époque des lois antisocialistes)Der Bücherkreis, Berlin, 1929..
En son honneur, une rue fut baptisée le dans le quartier en développement de l'ancien abattoir à Berlin-Prenzlauer Berg.
Bibliographie g. l., « Agnes Wabnitz zum Gedächtnis », dans Der Sozialist. Organ des Sozialistischen Bundes, . « Agnes Wabnitz », dans Franz Osterroth, Biographisches Lexikon des Sozialismus. Verstorbene Persönlichkeiten, vol. 1, J. H. W. Dietz Nachf., Hanovre, 1960, .
Jochen Gester, « Agnes Wabnitz (1842–1894). "Sozialdemokratische Agitatorin" und Kämpferin gegen das reaktionäre Vereinsrecht », dans SoZ – Sozialistische Zeitung, , . En ligne
Filmographie Die Selbstmörderin Agnes Wabnitz (La suicidée Agnes Wabnitz), 1977.
Notes et références
Liens externes
Klaus Kühnel : Wanderrednerin der SPD, Deutschlandradio Berlin, Agnes Wabnitz (1842–1894) (Freireligiöse Gemeinde Berlin)
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