Le Diadème Manchester est un diadème en diamants, or, argent et pâte de verre réalisé en 1903 par la maison Cartier pour Consuelo Montagu, duchesse douairière de Manchester. Il est conservé dans les collections du Victoria and Albert Museum à Londres (inv. M.6:1-2007)..

Historique En 1876, Consuelo Yznaga épouse George Montagu, alors vicomte Mandeville, qui devient en 1885 le 8ᵉ duc de Manchester. Issue d’une famille américaine fortunée, elle apporte une dot importante, qui permet temporairement de stabiliser la situation financière du couple. Le duc, connu pour ses difficultés financières, est exclu de sa famille en 1882 et meurt en 1892. Le diadème est commandé en 1903, plus de dix ans après la mort du duc, alors que Consuelo est duchesse douairière. Cette commande s’inscrit dans une volonté de maintenir son rang et sa visibilité au sein de l’aristocratie britannique. À la mort de Consuelo, le diadème est transmis à son fils William Montagu, 9ᵉ duc de Manchester. Il est porté par son épouse Helena Keith-Falconer, comtesse de Kintore. En 2007, l’œuvre est acceptée par l’État britannique en règlement des droits de succession et attribuée au Victoria and Albert Museum..

Description

Le diadème Manchester est un exemple emblématique du « style guirlande »., caractéristique des créations Cartier du début du XXᵉ siècle. Il se compose de sept motifs ajourés en forme de cœurs enflammés, gradués en taille, reliés par des volutes entrelacées et terminés par des rouleaux en forme de « C » à chaque extrémité. L’ensemble est serti de 1 513 diamants, comprenant plus de mille diamants taille brillant et plus de 400 diamants taille rose, majoritairement fournis par Consuelo Montagu elle-même. Cartier ajoute des diamants taille rose supplémentaires ainsi que des éléments en pâte de verre, notamment pour les rouleaux en « C » situés aux extrémités.

Contrairement à la tendance dominante du platine à cette époque, le diadème est monté en argent et or, ce qui lui confère un caractère à la fois traditionnel et novateur. Les motifs de cœurs surmontés de flammes, inspirés de la ferronnerie française du XVIIIᵉ siècle., rappellent l’intérêt de Louis Cartier pour l’architecture et les arts décoratifs de la France d’Ancien Régime.

Chaque motif central suspend trois gouttes de diamants, et certains éléments — pinces et surmonts de rouleaux — sont détachables. Les plus petits cœurs et les rouleaux en « C » sont partiellement sertis à la colle, à l’exception des diamants centraux et de leurs bordures extérieures.

Le diadème mesure .

Notes et références

Manchester Catégorie:Diamant Catégorie:Œuvre conservée au Victoria and Albert Museum