Le prieuré de Saint-Pierre, anciennement appelé prieuré Saint-Jacquême de Châtel-Argent, est un établissement religieux situé sur la commune de Saint-Pierre, en Vallée d'Aoste. Mentionné pour la première fois au , il a longtemps été lié à l'Ordre du Grand-Saint-Bernard.
Étymologie
Le prieuré est historiquement désigné sous le nom de Saint-Jacquême de Châtel-Argent (en latin, Sancti Jacobi de Castro Argenteo), en référence au château du même nom, utilisé pour le distinguer du prieuré homonyme situé à Aoste.
Historique Origines
L'origine du prieuré demeure incertaine. Une tradition ancienne, non étayée par des sources documentaires, attribuait sa fondation au par Jacques de Tarentaise. Cette hypothèse est aujourd’hui écartée par les historiens.
La première mention certaine du prieuré figure dans une bulle du pape Alexandre III datée du , adressée à Aymon, archevêque de Tarentaise, où lEcclesiam Sancti Jacobi de Castro Argenteo est citée parmi les églises relevant directement de son autorité.
Vie du prieuré Au début du , le prieuré passe successivement aux chanoines de la prévôté de Saint-Gilles de Verrès, puis à la Congrégation du Mont-Joux, plus connue sous le nom d'Ordre du Grand-Saint-Bernard. Il conserve toutefois une relative autonomie, ce qui lui permet de traverser sans trop de dommages les crises qui affectent l'Ordre entre le et le .
En 1551, le pape Jules III unit le prieuré Saint-Jacquême avec l'église annexe de Pollein à la prévôté. Le prieuré est séparé de la prévôté, quelques-années plus tard, en 1565, et elle est transformatée en séminaire diocésain par l’évêque d’Aoste Marc-Antoine Bobba.
Le , un incendie détruit la majeure partie des bâtiments conventuels, à l’exception de l'église et de la tour. Le prévôt Antoine Norat restaure, en 1680, une partie le prieuré. Sept ans plus tard, il instaure un collège destiné à la formation des religieux.
À la fin du , le prévôt Jean-Pierre Persod entreprend une importante reconstruction, comprenant l'édification d’une nouvelle église, bénie en 1698 et consacrée en 1700.
En , à la suite d’une bulle du pape Benoît XIV, les biens de l'Ordre du Grand-Saint-Bernard sont sécularisés et confiés à l’Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare. Le prieuré perd alors son indépendance et entre dans une période de déclinBruno Orlandoni, Architecture en Vallée d'Aoste, éd. Priuli & Verlucca, 1996..
En , l'ensemble est acquis par le diocèse d'Aoste, qui y installe une maison de repos destinée aux prêtres âgés.
Époque contemporaine
Au , le prieuré connaît plusieurs campagnes de restauration et d'agrandissement. Depuis la seconde moitié du siècle, il accueille à la fois des prêtres âgés et des hôtes, dans une vocation de retraite spirituelle et de méditation.
Parmi les personnalités religieuses valdôtaines majeures qui ont vécu leurs dernières années dans ce prieuré figurent Jean-Baptiste Cerlogne et Amé Gorret.
Liste des prieurs
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . .
Articles connexes Chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard Diocèse d'Aoste
Liens externes
« Saint-Pierre » (notice communale), sur le site lovevda.it.
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