Charles-Claude Genest, né le à Paris, où il est mort le , est un homme d'Église, poète et auteur dramatique français.
Biographie Fils d'une sage-femme, il apprend seulement à lire et à écrireÉléments biographiques d'après Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, volume IV, 1855, .. Un de ses camarades, marchand de pacotille, l'engage, pour tenir ses livres, sur un vaisseau en partance pour les Indes. À peine ont-ils quitté le port de La Rochelle qu'ils sont pris par un navire anglais et transportés à Londres où ils se retrouvent à la rue. Genest se fait alors engager comme précepteur par un noble britannique, auprès duquel il prend goût à l'équitation. Un écuyer du duc de Nevers, venu en Angleterre pour acheter des chevaux, s'émerveille de ses connaissances équestres, le ramène en France et le présente à son maître, qui croit déceler en lui des talents poétiques.
En 1672 en 1673, il prend part aux campagnes du duc et compose une première ode sur la conquête de la Hollande et une seconde sur le siège de Maastricht. Ses efforts sont célébrés par l'armée et récompensés par le roi. De retour en France, il troque l'épée contre la soutane, puis passe quelque temps à Rome avant d'entrer, à Paris, dans la société de Bossuet, Malézieu et Pellisson. Devenu, grâce à leur appui, précepteur de Mademoiselle de Blois, il produit de médiocres tragédies et collabore, avec davantage de succès, aux Divertissements de Sceaux mis en scène par Nicolas de Malézieu, et participe aux salons littéraires et aux Grandes Nuits de Sceaux donnés par le duchesse du Maine, en son château de Sceaux, dans le cercle restreint des chevaliers de l'ordre de la Mouche à Miel. Homme de cour, réputé tant pour l'affabilité de ses manières que pour la taille de son nez, Genest ne reçoit en guise de faveurs que la maigre prébende que lui octroie le souverain en le nommant abbé de Saint-Wilmer dans le diocèse de Boulogne. Il est reçu, en 1698, membre de l'Académie française.
L'abbé d'Olivet a dit de lui : . Et Sainte-Beuve : . Voltaire n'était guère plus indulgent, qui écrivait : . Bien que Les Principes de philosophie n’aient pas rencontré le succès espéré par Genest — comme en témoigne la critique sévère formulée par Voltaire dans Le Siècle de Louis XIV (1751) — l’ouvrage acquit néanmoins une notoriété suffisante pour être adapté en vers allemands par Barthold Heinrich Brockes au début du XVIIIᵉ siècle.
Œuvres Ode de la science du salut, 1673, Poésies à la louange du Roy, 1674, Zélonide, princesse de Sparte, 1682, Pénélope, ou le Retour d'Ulisse de la guerre de Troye pouvant servir de suite aux aventures de Télémaque, tragédie en 5 actes, représentée pour la première fois le Épistre à M. D. L. B. [de La Bastide], sur son retour à la foi catholique, 1696, Dialogues entre Messieurs Patru et d'Ablancourt, sur les plaisirs, 1701 Dissertations sur la poésie pastorale, ou de l'Idylle et de l'églogue, 1707, Joseph vendu par ses frères, tragédie en cinq actes et en vers tirée de l'Écriture-Sainte, 1711 Texte en ligne Divertissements de Sceaux, 1712, Principes de philosophie, ou Preuves naturelles de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'âme, 1716 Texte en ligne Les Voyageurs, comédie en 5 actes, 1736
Sources et références
Liens externes
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