Jeanne Garnier (1811-1853) est la fondatrice de l'Œuvre des Dames du Calvaire à l'origine des établissements pratiquant des soins palliatifs.

Biographie Jeanne Françoise Chabod, épouse Garnier, est née le à Lyon de son père Pierre Mathieu Chabod, marchand de sel, et de sa mère Marie Suzanne JacquinArchives municipales de Lyon, mairie unique, année 1811, acte de naissance , vue 148/328. Placée pensionnaire chez les Visitandines pendant son adolescence, elle les quittera quatre ans plus tard, sans autre occupation jusqu'à son mariage le avec Jean Étienne Garnier, négociant en quincaillerie. Trois malheurs successifs expliquent la quête spirituelle vers la religion qu'elle cherchera plus tard: son premier enfant né en 1833 meurt au bout de quelques mois, son deuxième né en 1835 meurt là encore rapidement et à quelques jours d'intervalle avec le décès de son mari provoqué par une maladie.

Après une retraite dans la maison des Dames du Sacré-Cœur en 1841, elle se dévoue pour les pauvres de sa paroisse et rencontre à cette occasion d'autres veuves comme elle qui veulent soulager les souffrances des personnes atteintes de maladie incurable. Un projet d'association voit le jour en 1842 et le un plan de constitution est élaboré considéré comme le jour de la fondation de l'Œuvre des Dames du Calvaire avec comme objectif d'accueillir les incurables que les hôpitaux lyonnais ne gardent plus à l'exception des plus âgés dont s'occupe l'Hôpital de la Charité. L'association est officiellement approuvée par l'archevêque de Lyon le cardinal de Bonald en .

À cet hospice des incurables, Jeanne Garnier ajoutera une maison des veuves âgées, infirmes et délaissées, et une maison des dames veuves pensionnaires, l'ensemble réuni dans un bâtiment acheté en 1852 dans le quartier de la Sarra à deux pas de la chapelle de Fourvière, chapelle qui jouxtera la basilique construite en 1872. L'ensemble immobilier deviendra à la fin du XXe siècle l'Hôpital de Fourvière, Centre de Gérontologie.

Malgré sa mort prématurée de maladie le Archives municipales de Lyon, arrondissement, année 1853, acte de décès , cote 2E1137, vue 165/167, l'œuvre de Jeanne Garnier essaimera ailleurs en France mais aussi en Belgique et aux États-Unis. En 2004, une Fédération des Associations des Dames du Calvaire voit le jour pour aider les associations de Bordeaux (Maison de santé des Dames du Calvaire), Marseille (Clinique Sainte-Élisabeth), Paris (Maison médicale Jeanne Garnier), Bruxelles (Institut Albert et Reine Elisabeth), New-York (Calvary Hospital), Saint-Étienne (Centre de long séjour Sainte-Élisabeth) à poursuivre son œuvre. Tous ces établissements comprennent une unité de soins palliatifs.

Notes et références

Bibliographie

Abbé Chaffanjon, Les veuves et la Charité: l'œuvre du Calvaire et sa fondatrice, Charles Douniol & Cie, Paris, 1872, 235 p. Lire en ligne

Liens externes

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