Jean-Jacques Olivier, dit Jean-Baptiste Olivier, né le à Strasbourg et mort en service le à Witternesse, est un général français de la Révolution et de l'Empire.
Biographie Fils de Jean-Baptiste Olivier (officier du régiment d'Aquitaine) et de Louise Weisbrod, il naît sous les drapeaux du régiment.
Entré dans la carrière des armes le en qualité de soldat dans le , ci-devant Aquitaine, il est fait caporal, sergent, adjudant-major, chef de bataillon, puis général de brigade le . Le il monte dans le premier aérostat qui est lancé avant la bataille de Fleurus, il commande une brigade pendant cette journée, et y mérite de tels éloges que, pour en conserver le souvenir, il fait donner à son fils le nom de Fleurus. Le général Olivier commande en l’an IV la cavalerie de la division Grenier.
Au nombre des faits d’armes qui l'ont distingué, on peut citer le passage de la Lahn, où il charge l’arrière-garde ennemie, la culbute, la poursuit avec impétuosité et lui fait 130 prisonniers ; le combat de Rauch-Eberach où, chargé par le général Jourdan de débusquer un corps ennemi, il se précipite à l’instant sur lui, le bat et le met en fuite ; la prise et le combat de Subbach, où il s’établit, puis contraint l’ennemi de se retirer et d’aller chercher un refuge derrière les rochers. On cite la brillante défense de la tête du pont de Neuwied qu’il fait à l’armée de la Moselle en ; la prise audacieuse des redoutes et du village de Bendorff, où il se signale en à l’armée de Sambre-et-Meuse, celle plus importante et plus difficile de Wetzlar, qu’il fait avec sa brigade seule en . On cite encore les succès qu’il obtient avec sa division en 1798 sur les rebelles de la Calabre, qu’il bat et disperse complètement après leur avoir pris ; et les services qu’il rend à l’armée lors de la retraite dirigée par Macdonald. Ce dernier fait d’armes lui vaut le grade de général de division le . On cite enfin les prodiges de valeur que fait le général Olivier à la Bataille de La Trébie les 30 prairial et messidor an VII (18-) où sa division appuie la gauche de la ligne de bataille, et où il a une jambe emportée par le dernier boulet français au moment où il prodigue ses soins aux blessés sur le champ de bataille.
Lorsqu’il est de retour en France et en état de reprendre du service, le premier Consul lui confie une inspection générale le 21 pluviôse an VIII (), et il s’acquitte de ces nouvelles fonctions de 1800 jusqu’à la suppression du comité central des revues en 1806. Il s’est acquis au sein de ce comité l’estime et l’attachement de ses collègues et de ses subordonnés.
Dans le mois de floréal an X, il part pour l’Étrurie, se rend dans la République italienne en l’an XII. Le 24 prairial an XII () il rencontre un parti autrichien à San-Veneizo, le charge jusqu’à un mille de Modène, le culbute et lui fait un grand nombre de prisonniers. Le 30, il est blessé en combattant courageusement près de Plaisance. Il est mis en disponibilité en l’an XIII et commande la militaire. Le général Olivier est à cette époque baron de l'Empire, grand officier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre de la Couronne de Fer.
Le il reçoit le commandement de la militaire, est employé près du corps d’armée rassemblé sur l’Escaut le , sert à l’armée du Nord le de la même année, et se rend à Lille, chef-lieu de son gouvernement. Il est en tournée pour le service de sa division lorsqu’il meurt au château de Saint-André à Witternesse le . La ville entière accompagne son cercueil à sa dernière demeure.
Il apparaît sur la de l'Arc de Triomphe à Paris. Son nom figure sur la liste de généraux d'empire en façade du mess des officiers place Broglie à Strasbourg.
Famille Jean-Baptiste Olivier s'est marié en 1789 avec Marie Anne Lambert dont il a neuf enfants, dont Joseph Dagobert Olivier, député de Calais de 1830 à 1848 et Cécile Catherine Olivier (1790-1867), mariée en 1811 à l'officier néerlandais Carel Sirardus Willem van Hogendorp..
États de service Durant l'Ancien Régime : Enfant de troupes au Régiment d'Aquitaine ( Régiment d'Infanterie de la Révolution) : S'enrôle pour huit ans dans le Régiment d'Aquitaine : Nommé Caporal dans le Régiment d'Aquitaine : Nommé Sergent dans le Régiment d'Aquitaine
Durant la Révolution française : Obtient son congé du Régiment d'Aquitaine : Nommé adjudant-major au de volontaires de la Moselle : Nommé chef de bataillon à l'armée de la Moselle : Nommé général de brigade : Nommé commandant de la de la (Lequoy) : Se distingue à la bataille de Kaiserslautern : Suspendu de ses fonctions et mis en état d'arrestation au motif de pillage : Remis en activité après jugement au sein de l'armée du Nord : Est affecté à la division Championnet : Participe à la bataille de Fleurus : Est affecté à l'Armée de Sambre-et-Meuse jusqu'en 1798
Durant le Directoire : Participe à la victoire lors du Combat de Friedberg. : Nommé commandant de la du corps du centre de Sambre et Meuse au moment du passage du Rhin à Neuwied : Nommé commandant de la de l'armée de Mayence 1798 : Sort victorieux des rebelles de la Calabre, : Nommé général de division à titre provisoire 18- : participe brillamment à la Bataille de la Trebbia (1799) au cours de laquelle il est grièvement blessé.
Durant le Consulat : Nommé général de division à titre définitif
Durant le Empire : Nommé commandant de la militaire : Employé près du corps d’armée rassemblé sur l’Escaut : Sert à l’armée du Nord, et se rend à Lille, chef-lieu de son gouvernement. : Mort en service au château de Saint-André, à Witternesse
Distinctions honorifiques Grand officier de la Légion d'honneur le ; Chevalier de l’Ordre de la Couronne de fer ; Baron de l'Empire par décret du et lettres patentes du .
Armoiries Figure Blasonnement Armes du baron Jean-Baptiste Olivier et de l'Empire
D'or à un olivier terrassé de sinople brochant sur un buisson de bruyère du même ; au canton des barons militaires brochant.
Bibliographie
Alphonse Halter, « Jean-Baptiste Olivier (baron) », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 28,
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1793 Catégorie:Naissance en décembre 1765 Catégorie:Naissance à Strasbourg Catégorie:Naissance dans la province d'Alsace Catégorie:Décès en septembre 1813 Catégorie:Décès dans le Pas-de-Calais Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Général strasbourgeois Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Chevalier de l'ordre napoléonien de la Couronne de fer Catégorie:Décès à 47 ans Catégorie:Chef militaire français des guerres napoléoniennes