Jia Zhi () (718—772), également connu sous le prénom de courtoisie Youlin (), est un fonctionnaire, un écrivain et un poète chinois de la dynastie Tang. Originaire de Luoyang, dans la province du HenanIl est parfois appelé natif de la préfecture de Changle selon le nom historique de la préfecture Junwang., il occupe plusieurs postes dans la fonction publique jusqu’à celui de conseiller impérial de droite. Il meurt en 772 à l’âge de cinquante-quatre ansPlusieurs sources disent qu’il meurt à , mais comme il est né en 718, le calcul donne .. Biographie Originaire de Luoyang, Jia Zhi est le fils de Jia Zeng, qui avait rédigé l’édit de nomination de l’empereur Xuanzong. Lorsque Jia Zhi a dix ans, son père décède. Après avoir réussi l’examen des classiques en 725Catégorie d’examen pour la sélection des fonctionnaires, les candidats recommandés devaient bien maîtriser les études des Classiques confucéens ; c’est pour cette raison que cette voie reçut le nom de « Mingjing » (« maîtrise des Classiques »)., Jia Zhi entre au service officiel en 742. Il occupe le poste de correcteur impérial et est nommé magistrat du comté de Danfu dans la préfecture de Songzhou où il entretient des relations amicales avec les poètes Gao Shi, Dugu Ji et d’autres. Après 748, il quitte ses fonctions et son itinéraire jusqu’en 756 est inconnu.

Après le déclenchement de la rébellion d'An ShiCette rébellion a eu lieu de 756 à 763 avant d’être réprimée., Jia Zhi suit l’empereur Xuanzong en fuite à Chengdu. Il occupe le poste de secrétaire au Bureau central des documents et de rédacteur des édits impériaux et ainsi, il rédige le document de transfert du pouvoir impérial au prince héritier Li Heng qui devient l'empereur Suzong en 756 . Pendant cet exil, se trouvant loin de sa patrie et déçu dans sa carrière officielle, il ressent une solitude et une tristesse accrues dans la clarté du printemps et écrit le célèbre poème Printemps mélancolique (春思). Sous l’empereur Suzong, Jia Zhi continue comme secrétaire au Bureau central des documents, mais, en 758, accusé d’infraction, il est rétrogradé au poste d’adjoint préfectoral à Ruzhou où il rencontre le poète célèbre Li Bai et échange des poèmes avec lui.

En mars 759, l’armée des neuf commandants (九节度之师)Dans le contexte de la dynastie Tang, le terme « 九节度之师 » désigne les armées des neuf gouverneurs militaires mobilisées par le gouvernement pour combattre la rébellion d’An Lushan. est défaite à Xiangzhou ; Jia Zhi abandonne Ruzhou et se réfugie à Xiang et Deng, puis il est de nouveau rétrogradé au poste d’adjoint préfectoral de . Au début de 762, lorsque l’empereur Daizong monte sur le trône, Jia Zhi est rappelé pour occuper de nouveau son ancien poste de secrétaire au Bureau central des documents, puis il est promu vice-directeur de gauche du département des Affaires d’État. Par la suite, il est nommé à d’autres postes, dont vice-ministre du ministère des Rites, vice-ministre au ministère de la Guerre, magistrat de Jingzhao, pour terminer sa carrière comme conseiller impérial de droite.

Il meurt en fonction en 772, à l’âge de cinquante-quatre ans. Il est nommé à titre posthume ministre des Rites et reçoit le nom de Wen (文). Poésie Jia Zhi est célèbre à son époque pour ses écrits et est grandement admiré par les écrivains en prose ancienne du milieu de la dynastie Tang tels que Dugu Ji et Liang Su. Après avoir rencontré Li Bai, tous les deux échangent poèmes et textes écrits. Le poète Du Fu qualifie les poèmes de Jia Zhi de :

Aujourd’hui, les poèmes de Jia Zhi apparaissent, entre autres, dans le volume 235 de l’Intégrale de la poésie des Tang (全唐诗) .

Poème Printemps mélancolique-partie 1 (春思-其一) Chinois 草色青青柳色黄, 桃花历乱李花香。 东风不为吹愁去, 春日偏能惹恨长。 Traduction libre Sous les branches dorées du saule l’herbe verdoie, Les fleurs de pêcher s’entrelacent au parfum des fleurs de prunier. Le vent d’est ne daigne pas emporter ma tristesse, Et la vue du printemps ne fait qu’attiser une longue mélancolie, Notes et références Notes

Références

Liens externes https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷235 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 235 : poèmes de Jia Zhi.

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