Maria C. Buțureanu, née Lambrino le et morte le à Iași, est une enseignante, écrivaine, sociologue et militante de droits des femmes roumaine. Elle œuvre pour l'émancipation des femmes, leur indépendance financière, la pleine jouissance de leurs droits civils et politiques, la liberté de disposer pleinement de leur corps et de leur sexualité. Elle co-fonde deux associations féministes et publie plus d'une centaine d'articles sur les droits des femmes.

Biographie Maria C. Buțureanu est née le à Roșcani, un village du comté de Iași, dans la région de la Moldavie occidentale. Elle étudie la littérature, la pédagogie et la sociologie à Iași, au lycée Oltea Doamna, où Ana Conta-Kernbach a enseigné, jusqu'en 1886. En 1888, elle est diplômée de l'Institut pédagogique central pour filles de Iași.

Enseignante (1884–1919) Maria C. Buțureanu enseigne à l'Institut de jeunes filles de Târgu Neamț. En 1893, elle effectue des remplacements à l'école de garçons de Piatra Neamț et, en 1894, à l'école de garçons n° 5 de Iași. La même année, elle épouse Constantin Buțureanu, écrivain et enseignant. Ensemble, ils enseignent à l'école de garçons de Iași jusqu'à la fin de leur carrière.

En 1900, Maria C. Buțureanu, avec son mari et Valeriu Hulubei, professeur à l'Institut des arts graphiques, écrit une série de manuels scolaires pour l'école primaire. Ces manuels figurent parmi les premiers publiés dans le pays. Elle écrit également de nombreux articles sur l'éducation des filles et la nécessité d'enseigner le pacifisme. Son dernier ouvrage, écrit avec son mari et publié à titre posthume, introduit les principes de la méthode Montessori. Entre 1908 et 1912, le couple suivent des cours de pédagogie en Suisse, aux universités de Lausanne, de Genève et étudient de nouvelles méthodes d'enseignement à Berlin, Bruxelles et Venise. En 1913, à son retour en Roumanie, elle est nommée inspectrice des écoles.

Militante (1908–1919) alt=Book cover with text and a monogram at the bottom|vignette|Couverture du livre de Maria C. Buțureanu Femeia: Studiu Social, révision de 1921. Pendant se études de sociologie en Suisse, Maria C. Buțureanu découvre le féminisme, assiste à des conférences et des réunions et devient une militante engagée qui prône l'émancipation totale des femmes. Elle affirme que « le féminisme est une question d'humanité et de civilisation, car il s'agit d'élever la moitié de l'humanité au plus haut degré de culture morale ». Elle défend l'idée que l'indépendance financière des femmes est essentielle et que le mariage doit être aboli afin de supprimer la dépendance envers les hommes. Elle lutte pour la liberté des femmes dans tous leurs actes, y compris le droit de disposer de leur corps et de leur sexualité. Elle plaide aussi en faveur des droits civiques et politiques des femmes.

Avec , Aneta Socol, Eleonora et Tereza Stratilescu, Maria C. Buțureanu fonde l' (Union des associations d'éducateurs roumains) et son organe de presse, (Revue de l'Union des femmes roumaines) en 1908. La revue publie des études sociologiques sur les femmes. Son objectif est de former les jeunes filles aux métiers à domicile. Elle cherche à mettre en œuvre des réformes sociales plus larges afin de permettre aux femmes de participer pleinement à la vie de la société. En 1914, l'Union présente une liste de revendications à l'Assemblée constituante, insistant sur le droit de vote et la participation des femmes instruites à la vie politique.

Maria C. Buțureanu collabore avec de nombreux journaux et revues, dont (Évolution), (Nouveau magazine roumain), (Opinion), (L'Ordre), (Renaissance roumaine) et (L'avenir roumain). Elle publie plus de 120 ouvrages plaidant pour des normes éducatives plus élevées et les droits des femmes. Trois d'entre eux sont des romans traitant de thèmes féministes, (Blessures de l'âme, 1909), (Aperçus de lumière, 1909), et (Le rêve de la mère).

En 1913, Maria C. Buțureanu publie Femeia : Studiu social (La Femme :Étude sociale), l'un des premiers ouvrages à retracer l'histoire des femmes en Roumanie. Ce livre présente l'histoire du mouvement féministe international et des biographies de femmes roumaines telles que Ralu Caragea, Sofia Cocea, Matilda Cugler-Poni, Elena Cuza et , Dora d'Istria et Cornelia Emilian, l'une des fondatrices de l’ (Association pour l'émancipation civile et politique des femmes roumaines) dont Maria C. Buțureanu est la présidente à partir de 1917. Elle est également rédactrice en chef du (Bulletin trimestriel) à Iași. D'autres féministes éminentes ont fait partie de cette association : Calypso Botez, Cornelia Emilian, Elena Meissner, Sofia Nădejde, Ella Negruzzi et Tereza Stratilescu.

Postérité Maria C. Buțureanu décède à Iași le et est inhumée au cimetière de l'Éternité. Son étude sociale du féminisme est éditée à titre posthume par Eleonora Stratilescu et republiée en 1921. Selon l'historienne Ștefania Mihăilescu, cet ouvrage est important pour sa contribution sociologique à l'étude des femmes. Des chercheuses comme Lavinia Ionoaia et Mary Zirin, entre autres, considèrent Maria C. Buțureanu comme l'une des féministes les plus importantes de Roumanie durant l'entre-deux-guerres.

Publications

Notes et références

Catégorie:Romancière roumaine Catégorie:Pacifiste roumaine Catégorie:Féministe roumaine du XIXe siècle Catégorie:Féministe roumaine du XXe siècle Catégorie:Étudiant de l'Université de Genève Catégorie:Étudiant de l'Université de Lausanne Catégorie:Naissance en mars 1872 Catégorie:Décès en décembre 1919 Catégorie:Personnalité inhumée dans le cimetière Eternitatea Catégorie:Pages avec des traductions non relues Catégorie:Décès à Iași Catégorie:Décès à 47 ans