Rachel Gilmore est une journaliste indépendante canadienne basée à Montréal. Elle se spécialise dans la politique fédérale, la désinformation, et l'extrême droite.

Carrière Ancienne journaliste parlementaire à Ottawa, elle s'est tournée vers le journalisme indépendant via Substack et Patreon. Elle est notamment connue pour ses enquêtes sur les mouvements nationalistes blancs au Canada, dont une investigation révélant que le Frontenac Active Club s'entraînait clandestinement dans une salle de sport montréalaise à l'insu de ses propriétaires.

En , CTV l'a engagée pour animer un segment hebdomadaire de vérification des faits durant la campagne électorale fédérale, avant de l'écarter rapidement après qu'une campagne de pression menée notamment par un responsable conservateur soit devenue une « distraction » pour la chaîne.

Rachel Gilmore est associée à des positions féministes. Elle s’est engagée publiquement pour la défense des droits des femmes, notamment en dénonçant le harcèlement et la misogynie visant les femmes journalistes. En , elle est invitée à témoigner devant la Chambre des communes du Canada sur les effets des idéologies antiféministes.

En , deux membres du Frontenac Active Club se sont présentés à un événement pour l'intimider en personne en réaction à son enquête, après quoi elle a déposé une plainte auprès de la police de Montréal.

Gilmore est régulièrement la cible de campagnes de harcèlement en ligne de la part de groupes d'extrême droite.

Prix et distinctions En 2023, Gilmore a reçu le prix commémoratif de Journalistes canadiens pour la liberté d'expression, aux côtés de Saba Eitizaz et Erica Ifill, pour leur refus collectif de tolérer le harcèlement en ligne comme condition normale du métier journalistique.

Références

Annexes

Articles connexes Christopher Curtis Nationalisme blanc Réseau canadien anti-haine

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