Guillaume Guérin est un homme politique français, né le à Limoges (Haute-Vienne).

Engagé à droite, il est membre du parti Les Républicains, dont il est le responsable départemental en Haute-Vienne. Conseiller régional du Limousin puis de Nouvelle-Aquitaine à partir de 2014, il est aussi depuis cette date adjoint au maire de Limoges, et président de la communauté urbaine Limoges Métropole depuis 2020. Candidat aux élections municipales de 2026 à Limoges, à la tête d'une liste d'union de la droite et du centre, il remporte le second tour en triangulaire face aux candidats d'union de la gauche Damien Maudet et du RN Albin Freychet.

Biographie Origines et vie privée La famille de Guillaume Guérin est originaire du Limousin, issue de la Creuse et de la Haute-Vienne. Il compte un grand-père militaire..

Guillaume Guérin est proche de François Baroin, maire de Troyes, qu'il présente comme l'un de ses mentors en politique, avec le maire de Cannes et natif de Limoges David Lisnard.

Discret sur sa vie privée, il est en couple avec une jeune femme originaire de Limoges.

La chasse et la pêche figurent parmi ses activités de prédilection..

Formation et carrière professionnelle Guillaume Guérin exerce la profession de juriste dans un cabinet d'expertise agricole, foncière et immobilière..

Carrière politique Débuts Guillaume Guérin prend sa carte à l'UMP dès l'âge de 17 ans, en 2004. Il s'implique ensuite dans le mouvement des Jeunes populaires, et milite à l'UNI durant ses études..

En 2008, il figure en position sur la liste de Camille Geutier aux élections municipales à Limoges, âgé de 21 ans, mais n'est pas élu, le maire sortant PS Alain Rodet l'emportant au premier tour.

En 2010, il figure sur la liste de la droite, portée par Raymond Archer, lors des élections régionales en Limousin. Théoriquement élu sur la liste départementale de Haute-Vienne, une inversion de comptage des voix dans deux communes y provoque l'annulation de la prise en compte des suffrages et la suppression du siège de l'assemblée, sur décision du Conseil d'État, empêchant Guillaume Guérin d'entrer au conseil régional.. Finalement, à la faveur de la démission de Marie-Claude Lainez, partie au Conseil général de la Haute-Vienne remplacer Jean-Marc Gabouty, élu au Sénat, il devient conseiller régional en , un an avant la fin de la mandature..

En 2013, après avoir créé l'association Haute-Vienne Alternance., il remporte la présidence de la fédération UMP de Haute-Vienne, succédant à Alain Marsaud et mettant fin à une période de tensions internes avec le responsable intérimaire, Frédérick Peyronnet..

Premières victoires En 2014, âgé de 27 ans, en tant que responsable départemental de l'UMP il est à l'origine de l'investiture du médecin psychiatre Émile Roger Lombertie, issu de la société civile, à la tête de la liste de droite aux élections municipales à Limoges, se considérant alors trop jeune pour la fonction.. La victoire de Lombertie, contre Alain Rodet, après 102 ans de domination de la gauche, lui permet de devenir premier adjoint. La même année, il est candidat en position non-éligible () sur la liste de Brice Hortefeux aux élections européennes, dans la circonscription Centre-Massif central qui regroupe les régions Auvergne, Centre et Limousin..

Lors des élections régionales de 2015, les premières à se tenir à l'échelle de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, il prend la tête de la liste départementale LR en Haute-Vienne, Virginie Calmels étant la tête de liste régionale. Durant la campagne, il défend notamment le projet de LGV Poitiers-Limoges.. Élu conseiller régional, il prend en 2019 la présidence du groupe LR à la Région, succédant à Virginie Calmels qui se désengage de ses responsabilités politiques.. La même année, il figure en position sur la liste nationale présentée par LR aux élections européennes.. La liste, conduite par François-Xavier Bellamy, obtient huit élus.

En 2016, dans le cadre de la primaire de la droite et du centre, il s'implique dans la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, comme orateur national en charge de la ruralité.. Candidat aux élections législatives de juin 2017, Guillaume Guérin est investi dans la circonscription.. Il choisit comme suppléant le maire de Châteauponsac Gérard Rumeau, qui en 2012 avait attribué son parrainage à Marine Le Pen, ce qui est perçu comme une stratégie visant à concurrencer le Front national dans le nord du département, où ce parti obtient de bons scores.. Arrivé deuxième au premier tour, il est le seul des trois candidats de droite à passer au second tour, mais s'incline nettement face à la candidate du camp présidentiel Marie-Ange Magne, avec 37,22 % des voix.

En , le président des Républicains Laurent Wauquiez lui attribue la responsabilité de la ruralité dans son « cabinet fantôme ».. L'année suivante, il devient secrétaire général adjoint à l'initiative du nouveau président Christian Jacob.. Sous la présidence de Bruno Retailleau, il demeure au sein de l'équipe dirigeante du parti.

En 2020, à la faveur de la victoire de la droite à Panazol, deuxième ville de l'agglomération après Limoges, et de la réélection d'Émile-Roger Lombertie dans la ville-centre, il obtient la présidence de la communauté urbaine Limoges Métropole, avec 47 voix contre 26 au maire PS de Feytiat Gaston Chassain, succédant au divers gauche Jean-Paul Duret... Il met en place une « cogestion » qui attribue plusieurs vice-présidences à la gauche et fluidifie les relations avec la municipalité de Limoges.. À la mairie de Limoges, il cède son poste de premier adjoint au MoDem Vincent Jalby, et devient adjoint chargé des finances. L'année suivante, il est réélu au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ; Nicolas Florian reprend la présidence du groupe LR, mais le décès de ce dernier en 2025 pousse dès lors Guillaume Guérin à occuper à nouveau cette fonction..

À partir de 2022, il instaure le rituel d'un rassemblement politique estival de ses soutiens à Nergout, au bord du lac de Vassivière, autour de son micro-parti Territoires en perspectives, auquel il convie des figures politiques de droite non locales, ce qui pousse certains commentateurs à lui prêter des ambitions politiques nationales. Ces rendez-vous lui permettent de décliner ses propositions et de partager ses valeurs, comprenant la protection du « mode de vie occidental », la lutte contre le « wokisme » et le « fondamentalisme musulman », la revalorisation des territoires isolés, et son vœu de rassemblement jusqu'au centre-gauche.... Il fait état de son intérêt pour l'échéance régionale de 2028, aux côtés des présidents des conseils départementaux de la Corrèze, Pascal Coste, et de la Creuse, Valérie Simonet..

Élections municipales de 2026

Durant le mandat municipal ouvert en 2020, ses relations avec Émile Roger Lombertie se dégradent notablement. Début 2025, il est indiqué que le maire sortant a proposé à Guillaume Guérin de lui succéder dès à présent à la mairie, ce que l'intéressé aurait refusé.. Alors qu'ils semblent avoir convenu d'un accord écartant la possibilité qu'ils se présentent l'un contre l'autre lors des élections municipales de 2026, la déclaration de candidature du maire sortant en janvier pousse Guillaume Guérin à s'engager à son tour. Rétrospectivement, il estime que les conditions de passation proposées par le maire, lequel venait d'être mis en examen, n'étaient pas les bonnes. Le , il présente sa propre liste qui intègre de nombreux élus sortants et plusieurs figures issues de la gauche locale, comme le président du PRG départemental Jérémy Eldid et l'ancienne députée socialiste Monique Boulestin.. Le scrutin est marqué par l'éclatement de la majorité, puisque Vincent Léonie, également adjoint, propose lui aussi une candidature hors partis.

Parmi les principales mesures de son programme, figurent le transfert de certains équipements sportifs et culturels à la communauté urbaine et la co-construction sur plusieurs mois des stratégies sur ces deux thématiques, et la soumission du projet de bus à haut niveau de service du réseau STCL, point de crispation du mandat, à référendum. Il défend aussi l'idée d'être à la fois maire et président de l'agglomération..

Arrivé en tête au premier tour, il l'emporte au second tour, avec 51,25 % des voix, dans une triangulaire l'opposant à la liste d'union de la gauche de Damien Maudet et à une liste RN portée par Albin Freychet..

Le , il est élu maire par le conseil municipal de Limoges, et fait de Jérémy Eldid son premier adjoint.. Le , il est réélu à la présidence de la communauté urbaine..

Maire de Limoges et président de Limoges Métropole Le début de son double mandat à la tête de la ville et de l'agglomération est marqué par deux polémiques. L'une tient à l'embauche à la tête de son cabinet de l'élue régionale et maire socialiste d'Eymoutiers Mélanie Plazanet, laquelle est dès lors contrainte par son camp de quitter le groupe de gauche au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.. L'autre découle des propos qu'il tient en mai devant la communauté musulmane de Limoges, admettant une convergence avec l'idée que « pour faire un enfant, il faut un papa et une maman », suscitant la désapprobation de la gauche et de la communauté LGBTQIA+ comme de l'extrême-droite qui y voit de « l'islamo-droitisme »..

Références

Voir aussi Article connexe Liste des maires de Limoges

Catégorie:Maire de Limoges Catégorie:Maire membre des Républicains Catégorie:Personnalité des Républicains Catégorie:Naissance en mai 1987 Catégorie:Naissance à Limoges Catégorie:Personnalité de l'Union nationale inter-universitaire