La prison civile de Lomé est le principal établissement pénitentiaire du Lomé, au Togo. Située dans le centre-ville, à proximité du tribunal et de représentations diplomatiques, elle constitue l’une des principales maisons d’arrêt du pays. Histoire La prison est issue d’un bâtiment construit à l’époque coloniale. Elle a été transformée en établissement pénitentiaire en 1969. Comme dans plusieurs pays africains, son architecture reflète l’organisation carcérale héritée de la période coloniale, initialement conçue pour le contrôle et la répression. Capacité et surpopulation La capacité officielle de la prison est estimée à environ . Toutefois, elle connaît une forte surpopulation carcérale. Selon des organisations de la société civile telles que le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), l’établissement comptait plus de en 2025, soit un taux d’occupation supérieur à 300 %.

La surpopulation s’inscrit dans un contexte national où une part importante des détenus est en détention provisoire, parfois pour de longues durées. Conditions de détention Plusieurs rapports d’organisations nationales et internationales ont souligné les conditions de détention difficiles au sein de la prison civile de Lomé. Celles-ci incluent la vétusté des infrastructures, la promiscuité liée à la surpopulation, difficultés d’accès aux soins de santé et surtout des problèmes d’hygiène et d’approvisionnement en eau. Des cas de maladies et de décès en détention ont été rapportés par des organisations de défense des droits humains.

En 2019, le Comité contre la torture des Nations unies a estimé que les conditions de détention au Togo ne respectaient pas les standards internationaux, notamment les Règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus. Il a recommandé la fermeture de la prison de Lomé et l’élaboration d’un plan global de réforme du système pénitentiaire. Réformes et perspectives Face à ces défis, les autorités togolaises ont engagé certaines initiatives, notamment la construction de nouveaux établissements pénitentiaires, comme celui de Kpalimé inauguré en 2017, des projets de réhabilitation de prisons existantes, l’octroi de grâces présidentielles pour réduire la surpopulation et la promotion de réformes judiciaires, incluant des peines alternatives à l’incarcération.

Des organisations de la société civile continuent de plaider pour une amélioration des conditions de détention, une réduction du recours à la détention préventive et un renforcement du système judiciaire.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Abdoul Aziz Goma Coco de Kofi Woenagnon Solidarité mondiale pour les personnes démunies et les détenus

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