Eugène Dubreuil, né le à Maule et mort le à Paris, est un architecte français.

Biographie

Né à Maule le , Eugène Dubreuil est le fils de Marie Anne Louise Dubreuil, née Archangé, et de Justin Antoine Dubreuil, officier de la Maréchaussée. Son parrain est le prince Eugène Hercule Camille de Rohan-Rochefort (1737-1816), représenté au baptême du nouveau-né par l'oncle maternel de celui-ci, l'architecte Jean-Louis Archangé (1750-1832)Archives départementales des Yvelines, état civil de Maule, paroisse Saint-Vincent, registre BMS de 1782 (vue 89 sur 161)..

Élève de l’École des Beaux-Arts de Paris en 1805, Dubreuil deviendra architecte des bâtiments civils et architecte des bâtiments de la couronne. Nommé architecte du château de Saint-Cloud après la mort de Maximilien Joseph Hurtault (1824), il a notamment édifié la caserne des gardes du corps du roi Charles X (1825-1827). Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le . Sous la Monarchie de Juillet, il est l'architecte préféré du roi Louis-PhilippeHuguette Meunier, « Un roi "passionné de la truelle" » (recension de l'exposition Louis-Philippe à Fontainebleau. Le roi et l'histoire), L'Histoire, janvier 2019.. Il a travaillé aux châteaux de Saint-Cloud, de Meudon, de Saint-Germain-en-Laye et de Fontainebleau (entre 1834Le Moniteur universel, 3 mars 1834, . et 1840)L'Abeille de Fontainebleau, 22 novembre 1895, . ainsi qu'à la manufacture royale de Sèvres.

vignette|Chambranle de cheminée néo-Renaissance en porcelaine de Sèvres, exécuté en 1838 par Klagmann pour le château de Fontainebleau d'après les dessins de DubreuilAlexandre Brongniart et Denis Désiré Riocreux, Description méthodique du musée céramique de la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, Paris, 1845, p. 417 et pl. VII (consultable en ligne sur Gallica).

Habitant au puis au de la rue d'Angoulême-Saint-Honoré, Eugène Dubreuil y meurt, à l'âge de 80 ans, le Archives de Paris, état civil du 8 arrondissement, registre des décès de 1862, acte (vue 4 sur 31).. Célibataire, il a légué une rente de 500 francs aux pauvres de son arrondissementEugène Auguste Aimé Marescot du Thilleul, L'Assistance publique à Paris. Ses bienfaiteurs et sa fortune mobilière, Paris, 1904, ., des sommes importantes aux œuvres sociales de la commune d'OrsayLe Constitutionnel, 15 mai 1874, . et le reste de sa fortune à sa gouvernante, Marie-Geneviève Taniès (1807-1894)Le Petit Journal, 21 novembre 1894, .. Cette dernière lèguera plus de cinq millions de francs à la ville de Paris, qui emploiera une partie de cette somme, conformément aux volontés de Mlle Taniès, à la fondation de l'Orphelinat Dubreuil, situé à Orsay, rue de Chartres, et destiné à accueillir des orphelines du 8 arrondissementConseil municipal de Paris, Rapport présenté par M. Davrillé des Essards, au nom de la 5e Commission (1), sur l'acceptation et la répartition des legs Taniès et Aggémoglu, Paris, 1896, -7 (consultable sur Gallica).. Cet établissement deviendra par la suite une maison d'enfants à caractère social, le Centre éducatif Dubreuil.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

Liens externes

Catégorie:Naissance en juin 1782 Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Architecte français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1829 Catégorie:Décès en juillet 1862 Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 80 ans