Jean-Louis Robert (né le à Pacy-sur-Eure et mort le à Paris) est un horloger français actif à Paris dans la première moitié du L’occurrence de Tardy, dans son Dictionnaires des horlogers français est lapidaire : (Tardy, Dictionnaires des horlogers français, entrée « Robert » page 561)..

Origines

Jean-Louis Robert naît le à Pacy-sur-Eure dans l’Eure. Il est le fils de Jean Robert, sabotier devenu par la suite horlogerArchives de l'Eure, 8 Mi 3047, Pacy-sur-Eure, Acte de naissance de François Adolphe Robert. puis marchand de meublesArchives de l'Eure, 8 Mi 3049, Pacy-sur-Eure, Acte de mariage de Louise Onézime Robert., et de Marie-Louise DreuxArchives de l’Eure, 8 Mi 3046, Pacy-sur-Eure, Acte de naissance de Jean-Louis Robert..

Le , il épouse à l’église Saint-Nicolas-des-Champs à Paris Louise Désirée Gaillard (1801-1871). Au moment du mariage, il est domicilié au 19 boulevard Saint-DenisArchives de Paris, D6J/1003, Paroisse Saint-Nicolas des Champs., adresse où il exerce très vraisemblablement son activité d’horlogerCette hypothèse semble d'autant plus vraisemblable que , qui lui cédera son fonds de commerce en 1838, est l'un des témoins de son mariage..

Horloger à Paris

Jean-Louis Robert reprend en 1838 le fonds de commerce d’horlogerie et de bijouterie situé au 19 boulevard Saint-Denis, précédemment exploité par un bijoutier-orfèvre nommé FromontTardy, Dictionnaires des horlogers français, entrée « Fromont » page 240..

Il participe à l’Exposition des produits de l’industrie française de 1839, où il présente et reçoit une citation du juryCatalogue officiel des produits de l’industrie française admis à l’exposition publique dans le carré des fêtes aux Champs-Élysées, page 232..

Lors de l’exposition de 1844, il présente des , pour lesquels il obtient une médaille de bronze. Le rapport du jury souligne la qualité d’exécution de ses pendules, régulateurs et chronomètresExposition des produits de l’industrie française, rapport du jury central en 1844, page 437..

Cession de son fonds de commerce

Le , Jean-Louis Robert signe une promesse de vente de son au profit d’Eugène Sarazin et de son épouseArchives nationales, MC/ET/LXXXI/856, Étude 81, maître Pierre André Andry.. À partir de 1850, Sarazin apparaît comme successeur de Robert à la même adresse, il donne à sa boutique le nom « Au Nègre »Annuaire général du commerce, de l’industrie, de la magistrature et de l’administration, 1850, page 475.. Son enseigne est aujourd’hui conservée au musée Carnavalet[https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/au-negre-enseigne-de-la-boutique-d-horlogerie-et-de-bijouterie-joaillerie. Au nègre ; enseigne d'un horloger, bijoutier, joaillier et orfèvre anciennement situé au n°19, boulevard Saint-DenisLa datation estimée de 1815 à 1825 serait alors erronée..

Vie privée et fin de vie

thumb|Tombe de Jean-Louis Robert, horloger, au Cimetière du Père-Lachaise

La vie conjugale du couple Robert connaît des difficultés, aboutissant à une séparation de corps et une dissolution de la communauté en 1848Archives nationales, MC/ET/LXXXI/856 – Étude 81, maître Pierre André Andry.

Veuf en 1871Archives de Paris, V4E 4720, Paris 17e, vue 9/31, Jean-Louis Robert se remarie en 1872 avec Louise AnselArchives de Paris, mariages du 16e arrondissement, V4E 4650, vue 3/31., avec laquelle il entretenait déjà des relations et dont il eut plusieurs enfants naturelsLors de sa mort en 1874, il n'a mais le 9 février 1874, sa veuve Louise Ansel, reconnaît pour ses enfants naturels Jules Louis Robert Ansel (1848-1895), Robertine Anaïs Victorine Ansel (1849-1932) et Marie Marceline Robertine Ansel (1857-1879) (Archives nationales, cote MC/ET/LXXIX/820 – Étude 79, maître Émile Pinguet). On remarque que chaque enfant porte le prénom Robert ou Robertine..

Jean-Louis Robert meurt le à ParisArchives de Paris, V4E 4756, Paris 17e, vue 20/31.. Il est inhumé au cimetière du Père-LachaiseArchives de Paris, Cimetière du Père-Lachaise, CPL RJ18731874 04, vue 26/31.Il a été réhinhumé le 16 juillet 1915 (Archives de Paris, Cimetière du Père-Lachaise, CPL RJ19141915 01, vue 1/20)..

Réalisations

Régulateur de parquet conservé dans les réserves du Musée des Arts et Métiers (n° d'inventaire 16758)Régulateur (n° d'inventaire 16758). Pendule de voyage conservée dans les réserves du Musée des Arts et Métiers (n° d'inventaire 16759)Pendule de voyage (n° d'inventaire 16759). Régulateur de cheminée exposé en 1839 (vente Christie's du )A Louis Philippe table regulatorLa maison de vente indique une réalisation probable de Henri Robert ce qui n'est pas le cas.. Régulateur de cheminée à double balanciersTardy, La pendule française, 2e partie : Du Louis XVI à nos jours, 1962, page 216.Tardy indique « signée J. Le Robert » alors qu’on lit « J. L. Robert » sur la platine. Pendule à calendrier perpétuel (ventes Cottone du Henri Robert Perpetual Calendar ClockLa maison de vente indique une réalisation de Henri Robert ce qui n'est pas le cas. et Skinner du Henri Robert Belgian Slate Perpetual Calendar Mantel ClockLa maison de vente indique une réalisation de Henri Robert ce qui n'est pas le cas.)

Réception

Exposition des produits de l’industrie française de 1839

Exposition des produits de l’industrie française, rapport du jury central en 1839, tome deuxième, page 232.

Exposition des produits de l’industrie française de 1844

Exposition des produits de l’industrie française, rapport du jury central en 1844, tome deuxième, page 437.

Notes et références Notes

Références

Annexes

Bibliographie

Sébastien Delprat, J. L. Robert, horloger à Paris, in Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne, Horlogerie ancienne, Revue, N° 96, , pages 100 à 113.

Catégorie:Horloger français Catégorie:Naissance en mars 1809 Catégorie:Naissance à Pacy-sur-Eure Catégorie:Décès en janvier 1874 Catégorie:Décès dans le 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 64 ans