Jean Gouttefangeas, né le à Olliergues (Puy-de-Dôme) et mort le dans la même commune, est un coiffeur, photographe et éditeur de cartes postales français.

Actif dans son village natale, il est surtout connu pour avoir développé la marque G. d’O., sigle renvoyant à « Gouttefangeas d’Olliergues », sous laquelle furent diffusées de nombreuses vues de l’Auvergne et du Livradois-Forez. Il est l’un des photographes régionaux les plus représentatifs de la première moitié du XXe siècle..

Biographie

Origines et formation Jean Claude Gouttefangeas, fils de Claude Gouttefangeas (1845-1907), facteur des postes et de Claudine Chabrier (1852-1898), afficheuse municipale, naît à Olliergues le . Cadet de deux fils, son frère unique Jean Barthélémy Alexis, marié en 1902 à Antoinette Franc et ferblantier de profession, décède le à seulement 30 ans, sans postérité

Rien, dans ses débuts, ne le destine d’abord à la photographie : il exerce en effet le métier de coiffeur dans son village natal avant de se tourner vers l’ au début du XXe siècle. Cette reconversion lui fait passer d’un métier artisanal de proximité à une activité photographique appelée à rayonner bien au-delà d’Olliergues, tout comme ses collègues exerçant dans la vallée à la même époque : Marius Force, Jean Lebon,... Le déclenchement de cette vocation lui advient après qua sa cousine lui fasse prêt d’un appareil photographiquehttps://www.ambertlivradoisforez.fr/wp-content/uploads/2023/03/Balade-ludique_Olliergues.pdf?utm_source=chatgpt.com.

D’abord ajourné en 1903 en raison de sa constitution jugée trop fragile, il est reconnu apte au service militaire dès l’année suivante. Affecté au 92e régiment d’infanterie stationné quartier d'Assas à Clermont-Ferrand, il y réalise des clichés de la vie quotidienne au sein de la caserne et commence parallèlement à éditer des cartes postales. Il est nommé soldat de première classe le .

Appelé comme réserviste au début de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé le , mais son état le rend impropre au service en campagne, notamment en cause une « ». Il est versé dans le service auxiliaire en septembre 1915 et y sera maintenu pour cause de « bronchite chronique ». Il met alors à profit ses compétences de chimiste et son savoir-faire de photographe au camp militaire des Gravanches, près de Clermont puis passera au 13e escadron du train en au sein du groupe des travailleurs du parc d'artillerie, jusqu'en .

Il épouse le à Olliergues, Marie Jeanne Chalet (1897-1990).

Photographe, éditeur et « imagier de l’Auvergne » vignette|Logo « G. d’O. » Revenu à Olliergues, il développe son activité sans quitter son ancrage villageois. En quelques années, sans s’éloigner de son village, il donne de l’importance à son affaire et impose la signature « G. d’O. » comme une véritable marque régionale. Cette appellation, abrégée de « Gouttefangeas d’Olliergues », devient progressivement identifiable sur de nombreuses cartes postales consacrées à l’Auvergne.

Son activité s’inscrit dans l’essor de la carte postale illustrée à la Belle Époque. En photographiant et en diffusant des vues locales, il se situe à la fois comme témoin de son territoire et comme acteur d’un marché éditorial en pleine expansion. La société clermontoise « Veuve Durand et Cie » exploita des clichés de photographes indépendants et eut recours à Gouttefangeas comme photographe attitré, ce qui aurait contribué à élargir encore la diffusion de ses s.

Bien qu’installé à Olliergues, Jean Gouttefangeas ne limite pas son regard à sa seule commune. Il est attribué à « G. d’O. » ou à Jean Gouttefangeas des vues anciennes de Thiers, de Clermont-Ferrand et d’autres localités auvergnates. Il est l’auteur de nombreuses cartes postales en Livradois-Forez, montrant que son champ d’activité s’étendait à une part plus large du Puy-de-Dôme... Ses clichés documentent aussi bien les bourgs et les paysages que les monuments, les voies de communication, certains sites industriels ou des ensembles urbains. Cette diversité explique qu’il soit régulièrement présenté non comme un simple photographe local, mais comme un véritable « imagier de l’Auvergne »https://www.lamontagne.fr/saint-gervais-sous-meymont-63880/actualites/jean-gouttefangeas-lart-de-la-carte-postale_11888687/

Jean Gouttefangeas meurt le à Olliergues. Il est inhumé dans ce même village au côté de sa famille.

Postérité

Un livre posthume de sa vie et ses œuvres est édité en 2008 intitulé « Jean Gouttefangeas (1882-1952) Imagier de l'Auvergne », écrit par Patrick Cochet et édité par la photothèque Cg63 du Puy-de-Dôme. Ce livre est le tome II d'une série de livre les photographes régionaux. Entre 2016 et 2019, la municipalité d'Olliergues entreprend la requalification d'une partie de village avec notamment la réhabilitation de sept logements, l'aménagement d'une pharmacie et de l'office de tourisme, ainsi que des espaces publics : jardins, halle couverte, esplanade offrant une vue dégagée sur le village et la Dorehttps://www.lamontagne.fr/olliergues-63880/actualites/l-ilot-gouttefangeas-inaugure_13581023/. C'est a cette occasion que le lieu est baptisé en l'honneur du photographe éponyme « Ilot Gouttefangeas ». Un parcours informatif et photographique retrace la vie de ce dernier sous cette halle. Le Parc naturel régional du Livradois-Forez présente, dans ses locaux, la vie de Jean Gouttefangeas sous forme d'une douzaine de panneaux géants largement illustrés d'images.

Galerie

Lac Pavin

Autres photographies

Notes et références

Catégorie:Naissance dans le Puy-de-Dôme Catégorie:Naissance en mars 1882 Catégorie:Photographe français du XXe siècle Catégorie:Éditeur de cartes postales Catégorie:Coiffeur français Catégorie:Décès dans le Puy-de-Dôme Catégorie:Décès à 70 ans Catégorie:Décès en décembre 1952