Oumou Sall Seck, née le , est une femme politique et ambassadrice malienne.

Biographie Oumou Sall Seck naît le d'un père Songhai et d'une mère touarègue. Avant d'entamer sa carrière politique, elle était dans la vente de produits cosmétiques. Elle poursuit un cursus universitaire en coopération et développement à l'université Mandé Bukari, dont elle sort diplômée en 2013. En 2017, elle obtient également un certificat en droit international et en droit comparé des droits de l'homme auprès de l'Institut international des droits de l'homme. En 2002, elle soutient la candidature d'Amadou Toumani Touré lors de l'élection présidentielle.

Maire de Goundam En 2004, elle se présente à l'élection municipale de Goundam après avoir été encouragée par un collègue. Durant sa campagne, elle s'engage à construire un centre de santé, à créer des espaces multifonctionnels pour les femmes et à soutenir les victimes de mutilations génitales féminines. En , elle remporte le scrutin et devient la première femme maire du nord du Mali. Le , elle est réélue à la tête de la commune pour un deuxième mandat. Peu avant les élections municipales de 2016, elle quitte l'Union pour la République et la démocratie (URD) à la suite de plusieurs désaccords. Ce départ pousse l'URD à former une alliance avec le Rassemblement pour le Mali (RPM) et l'Alliance pour la République (APR) dans le but de la battre. Malgré cette opposition, elle se présente comme candidate indépendante en et remporte l'élection pour un troisième mandat consécutif.

Durant ses mandats à la mairie de Goundam, elle fait construire un centre de santé, un réseau d'adduction d'eau potable, un terrain de basket-ball, ainsi que plusieurs écoles et jardins d'enfants. Elle supervise également l'aménagement de la place de l'Indépendance, l'installation de l'éclairage public et la construction d'un pont.

En 2017, elle achève la construction du nouvel hôtel de ville, remplaçant l'ancienne mairie devenue vétuste. Elle met en place des services communautaires pour les femmes et des unités de transformation de produits locaux. Et, elle mène une campagne contre les mutilations génitales féminines dont la formation et la reconversion des victimes de cette pratique. Sous sa direction, la commune de Goundam devient un modèle pour la région de Tombouctou dans les domaines de l'éducation, de la santé, du développement économique et des droits des femmes. En 2013, elle est désignée comme la femme politique la plus populaire du Mali.

De 2005 à 2011, elle siège au conseil d'administration de l'Agence nationale d'investissement des collectivités territoriales (ANICT). Durant une période concomitante (2005-2010), elle assure la première direction de la communication au sein de l'Association des municipalités du Mali (AMM). Au sein du Mouvement citoyen, elle exerce la vice-présidence du Comité exécutif national de 2009 à 2010), puis au Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), dont elle se retire officiellement le . Elle rejoint ensuite l'Union pour la République et la démocratie (URD) et en occupe la vice-présidence de 2011 à 2016. En réponse à la crise sécuritaire de 2012, elle initie le mouvement «Trait-d'Union» pour favoriser la cohésion sociale et le dialogue intercommunautaire. Depuis 2017, elle participe également aux travaux du Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité (RSS).

En 2012, un conflit éclate dans le nord du Mali entre les forces gouvernementales, le MNLA et Ansar Dine. Le , elle quitte la ville de Goundam pour se réfugier à Bamako. Le lendemain, Goundam passe sous le contrôle du MNLA. Pendant son exil, elle publie une tribune dans Le New York Times. Elle y demande l'intervention de la France et des États-Unis pour aider le Mali à reprendre les territoires du Nord alors contrôlés par des groupes djihadistes. Elle retourne à Goundam en , après l'arrivée et l'installation des gendarmes maliens et du contingent burkinabè de la MISMA dans la ville.

En 2015, elle participe aux accords d'Alger. Elle intervient comme médiatrice à Ber pour obtenir la libération de dix otages.

Carrière diplomatique Le , Ibrahim Boubacar Keïta annonce la nomination d'Oumou Sall Seck au poste d'ambassadrice du Mali en Allemagne, en remplacement de Toumani Djime Djallo. Elle prend officiellement ses fonctions le , ce qui met fin à son mandat de maire. Le , elle remet ses lettres de créance au président Frank-Walter Steinmeier au château de Bellevue. En plus de l'Allemagne, elle est également accréditée auprès de l'Autriche, du Danemark, de l'Estonie, de la Finlande, de l'Islande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Norvège, de la Pologne, de la République tchèque et de la Suède.

Elle démissionne de son poste d'ambassadrice du Mali en Allemagne en 2023 et est remplacée par Cheick Mahamadou Chérif Keïta.

Carrière post-diplomatique Assimi Goïta nomme Oumou Sall Seck membre du comité directeur du dialogue inter-malien le .

Vie personnelle Elle parle anglais et français.

Prix

Oumou a reçu le prix de la paix de la Fondation Paul Litzer pour sa lutte contre la circoncision féminine et le trophée de l'initiative de Airness Group en 2008 L'ambassade des États-Unis d'Amérique au Mali a récompensé Oumou "Women In Excellence" en 2010. Oumou a remporté une médaille de la Crans Montana Forum Foundation pour son engagement à la promotion et à la protection des femmes, au renforcement de la résilience et du bien-être des femmes, à la paix et à la réconciliation au Mali En 2016, Oumou a reçu le prix de la Fondation Mano Dayak pour son engagement envers la paix en Afrique de l'Ouest, en particulier au Mali Le , le Centre culturel Tumast a décerné à Oumou le prix de la paix Oumou a été honoré comme chevalier de l'Ordre national du Mali fin 2018 Le , le gouvernement de Navarre lui a décerné le XVIe prix international de solidarité

Notes et références

Catégorie:Diplomate malien Catégorie:Diplomate du XXIe siècle Catégorie:Maire au Mali Catégorie:Naissance en août 1968 Catégorie:Femme politique malienne Catégorie:Pages avec des traductions non relues