, aussi Planet ∑Le choix de la lettre dans le titre Planet Sigma n'est pas explicitement expliqué par la réalisatrice Momoko Seto, mais il s'interprète assez clairement à partir du sens du symbole. Dans le film, cela peut évoquer l'accumulation de phénomènes naturels (glace, explosions, chaleur, vie), la superposition de processus (géologiques, chimiques, biologiques), une planète comme résultat de multiples forces combinées. La planète montrée est donc une . , est un court métrage expérimental français écrit et réalisé par Momoko Seto et sorti en 2014 .
Troisième film de la série de courts métrages « Planets » Courts métrages de la série « Planets » : 2008 : Planet A (film de fin d'étude au Fresnoy) 2011 : Planet Z 2014 : Planet Σ (ou Planet Sigma) 2017 : Planet ∞ Film de long métrage : Planètes (Dandelion's Odyssey, 2025), son histoire se déroule sur une planète imaginaire recouverte de glace, où des insectes géants, notamment des abeilles, sont figés dans un état de stase. Sous l'effet d'un réchauffement progressif, la glace fond et libère ces organismes, qui reprennent vie et initient un nouveau cycle biologique. Cette renaissance demeure toutefois fragile : le film s'achève sur une accumulation d'insectes morts, suggérant l'instabilité et la vulnérabilité des équilibres naturels.
Synopsis Sur Sigma, une planète primitive recouverte de glace, d'immenses insectes demeurent figés sous la surface, plongés dans un état de dormance. Cet environnement immobile est bouleversé par une série d'explosions volcaniques sous-marines, qui provoquent un réchauffement progressif et la fonte des glaces.
À mesure que la planète se transforme, les organismes emprisonnés se réveillent et émergent dans un milieu en mutation. Une faune étrange et polymorphe se déploie alors, évoluant dans un paysage instable où coexistent glace, eau et activité volcanique. Les créatures se déplacent, interagissent et se transforment, suggérant les étapes d'un développement organique.
Sans recourir à une narration linéaire ni à des personnages individualisés, le film propose une succession de tableaux évoquant les cycles du vivant, depuis l'émergence de formes de vie jusqu'à leur possible disparition, dans un univers soumis à des forces naturelles extrêmes.
Fiche technique
Titre original : Réalisation : Momoko Seto Scénario : Momoko Seto Photographie : Julien Guillery, Momoko Seto Montage : Denis Bedlow Musique : Production : Dora Benousilio Sociétés de production : Pays de production : France Langue originale : Sans dialogues, sonore Format : couleur Genre : court métrage expérimental Durée : Dates de sortie Dates de sortie sur IMDb.com : France :
Distribution
Abeilles, cafards, criquets Champignons
Récompenses et distinctions
Le film a remporté deux prix et a été nommé à trois reprises Planet Sigma: Awards, sur lInternet Movie Database (consulté le ).
Récompenses Festival international du film de Berlin 2015 : Audi Short Film Award 2015 : NTR Go Short Award - Best European Short Art Film
Nominations Berlinale 2015 : Ours d'or du meilleur court métrage pour Momoko Seto Hong Kong International Film Festival 2015 : Golden Girebird du meilleur court métrage Festival Côté court 2015 : Grand Prix (section Essai / Art Vidéo)
Production et techniques Le film repose sur l'usage combiné de techniques telles que la macrophotographie, le time-lapse et le ralenti, permettant de transformer des éléments naturels en paysages évoquant des mondes extraterrestres.
Selon la réalisatrice, ces procédés permettent de modifier les échelles de temps et d'espace afin de révéler des phénomènes invisibles à l'œil nu.
Accompagnement sonore L'accompagnement sonore du film repose principalement sur un travail de design sonore, privilégiant des textures et des ambiances (craquements de la glace, grondements volcaniques, sons organiques) plutôt qu'une partition musicale traditionnelle. Dépourvu de dialogues, le film utilise le son pour structurer le récit et renforcer l'immersion dans un environnement primitif et en constante transformation.
La musique originale du film est composée par Yann Leguay. Le travail sonore comprend également un important design sonore, assuré notamment par Quentin Degy et Gaël Morice, participant à la création d'une ambiance immersive fondée sur des textures et des sons organiques.
Thématiques Le film est interprété comme une allégorie des transformations environnementales contemporaines, notamment du changement climatique et de la disparition des insectes pollinisateurs.
L'absence de toute présence humaine inscrit l'œuvre dans une perspective anti-anthropocentrique, mettant en scène un monde autonome où la nature évolue indépendamment de l'humanité.
Le film joue également sur une distorsion des échelles et du temps, situant son esthétique à la frontière du documentaire scientifique et de la science-fiction.
Réception critique La critique spécialisée souligne le caractère hybride du film, à la fois scientifique et poétique. La revue Bref cinéma évoque un « conte sur la mutation climatique où l'infiniment petit côtoie d'immenses créatures ».
Place dans l'œuvre Planet Sigma fait partie de la série « Planets », initiée par Planet A (2008) et Planet Z (2011) et poursuivie avec Planet ∞ (2017). Cet ensemble constitue un corpus cohérent explorant des environnements fictifs construits à partir de phénomènes naturels observés et transformés.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Momoko Seto Planètes'' (film de 2025) Cinéma expérimental Film écologique
Liens externes
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