L'armée indigène. La défaite de Napoléon en Haïti est un ouvrage de Jean-Pierre Le Glaunec, paru en 2014 chez Lux éditeur, préfacé par Lyonel Trouillot.

Description Cet ouvrage raconte la guerre de l'indépendance haïtienne et interroge surtout le sens du silence qui l'entoure, dans l'historiographie française. Loin d'être une simple militaire qui « retracerait chacun des moments de cet affrontement, l’auteur propose d’étudier la place qu’il occupe dans les mémoires collectives, en France comme en Haïti.»

Idées-forces L'une des idées-forces de cet ouvrage concerne l'occultation de la révolution haïtienne dans la mémoire française. Pour expliquer ce silence entretenu, l'auteur pose deux hypothèses. La première : « L'effacement du vendredi en France viserait d'abord à masquer ou minimiser les fantasmes génocidaires français qui s'expriment, directement ou de manière voilée, en amont de la bataille de Vertière ». Deuxième hypothèse : « cette occultation permettrait d'éviter la résurgence d'un traumatisme sous-estimé, celui d'une rencontre d'une rare brutalité entre l'armée française et la mort».

Prix 2015 : Prix de la recherche et de la création de l’Université de Sherbrooke 2016 : Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke (2016).

L'auteur Jean-Pierre Le Glaunec est docteur en études américaines et professeur à l’université de Sherbrooke, où il enseigne l’histoire des États-Unis, d’Haïti et des Amériques noires. Il dirige la plateforme « Le marronnage dans le monde atlantique ».

Notes et références

Catégorie:Œuvre littéraire haïtienne Catégorie:Révolution haïtienne