L'élection présidentielle nigériane de 2027 a lieu le , en même temps que les élections législatives et sénatoriales, afin d'élire le président et le vice-président du Nigeria.
Contexte Scrutin précédent vignette|Résultats par Etat. Le scrutin s'inscrit dans une longue dynamique de déclin de la participation électorale, dont le taux est passé de 69 % en à moins de 27 %. Alors que la population a plus que doublé entretemps, seulement 25 millions d'électeurs inscrits se sont déplacés pour aller voter, contre 25,4 millions en pendant la .
Comme attendu, le scrutin se révèle très compétitif, les trois candidats arrivés en tête au niveau national ayant chacun obtenu la majorité relative dans au moins douze États, une première dans l'histoire du pays.. Arrivé quatrième, Rabiu Kwankwaso arrive quant à lui en tête dans l'État de Kano. Malgré l'effacement du bipartisme, un second tour n'a cependant pas lieu, Bola Tinubu étant parvenu à obtenir 25 % des voix dans vingt-neuf États, soit cinq de plus que nécessaire..
L'élection est cependant entachée par la défaillance du système de transfert électronique des voix, provoquant de vives critiques envers la Commission électoriale nationale indépendante (INEC).. Censé assurer la rapidité et la crédibilité du dépouillement, le Système bimodal d’accréditation des électeurs (BVAS) alliant listes électorales biométriques et reconnaissance faciale au moment du vote se révèle au contraire la source de lenteurs et d'importantes irrégularités, alors même que sa mise en place a coûté 117 milliards de Naira (environ 240 millions d'euros). Les défaillances du système, couplées à un manque de maitrise de la part des agents électoraux, conduisent ainsi des électeurs à se retrouver privés de vote, tandis que la publication des résultats, bien que dans les délais légaux, prend quatre jours contre trois en 2019, aggravant au contraire les accusations de fraude électorale. Cette situation conduit Abubakar, Obi et Kwankwaso à qualifier l'élection de , et à exiger l'annulation du vote....
Les recours sont jugés peu probables de remettre en cause la prestation de serment de Bola Tinubu prévue le . Ceux-ci doivent ainsi être déposés auprès du tribunal d'appel d'Abuja dans les 21 jours ouvrés suivant la proclamation des résultats du , soit avant le , chacun des recours étant ensuite suivi d'un jugement pouvant être donné jusqu'à 180 jours plus tard. Les jugements du tribunal d'appel peuvent eux-mêmes être portés en recours auprès de la Cour suprême du Nigeria, qui dispose à son tour de 60 jours pour rendre son jugement. Une annulation du scrutin et une répétition du processus électoral, bien que possibles, ont ainsi peu de chance de remettre en cause la passation du pouvoir du président Muhammadu Buhari à son collègue du Congrès des progressistes.. Cette dernière intervient ainsi comme prévu le .. Les recours sont finalement rejetés comme irrecevables le suivant par la Cour d'appel, qui jugent sans fondements les accusations de fraude électorale. Les deux principaux partis d'opposition annoncent le jour même leur intention de saisir la Cour suprême....
Date du scrutin Initialement prévu pour le , le scrutin est avancé en au , à la demande du Sénat, de sorte à permettre la tenue du scrutin avant le début du ramadan, et faciliter la participation de la communauté musulmane..
Recomposition de l'opposition En vue du scrutin, le Congrès démocratique africain obtient les adhésions de plusieurs opposants, dont les candidats à la présidentielle précédente Atiku Abubakar, Peter Obi et Rabiu Kwankwaso.. En , Obi et Kwankwaso quittent l'ADC pour le Congrès démocratique nigérian (NDC)..
Candidats À l'issue des primaires tenues jusqu'au 30 mai 2026, les candidats suivants ont été désignés.. : le président sortant Bola Tinubu pour le Congrès des progressistes (APC) ; Atiku Abubakar pour le Congrès démocratique africain (ADC). Celui-ci est contesté par une faction du parti, qui présente Doumebi Kachikwu ; Peter Obi pour le Congrès démocratique du Nigeria (NDC) ; Sandy Onor pour le Parti démocratique populaire (PDP). Cette faction du parti, proche du pouvoir, est contestée par une autre qui présente la candidature de l'ancien président Goodluck Jonathan. Le meeting de la deuxième faction a été interrompu par les forces de sécurité.
Notes et références
2027 Catégorie:2027 au Nigeria Catégorie:Politique en janvier 2027 Nigeria