de Foix († Sa généalogie sur le site Medieval Lands), vicomte de Castelbon et seigneur d’Andorre depuis le , il succède à la mort de son père en 1265 comme comte de Foix et vicomte de Cerdagne. En 1278Jean-Auguste Brutails, « Au sujet de l'Andorre », Bulletin hispanique, 1918, volume 20, 187., il devient coprince et viguier d'Andorre avec l'évêque d'Urgel. Par mariage en 1290, il devient vicomte de Béarn. Il est fils de , comte de Foix, et de Brunissende de Cardona.
Biographie thumb|Prise de Foix par Philippe le Hardi Il succède à son père le , remet le château de Pamiers aux moines de l’abbaye de cette ville et rend hommage à , roi de France au mois de juillet ou d’ à Paris.
Il s’allie avec , comte d’Armagnac pour attaquer Géraud de Casaubon. Ils lui prennent le château de Sompuy et en massacrent les défenseurs en 1271. Philippe le Hardi, roi de France, qui ne tolère pas les guerres privées entre ses vassaux, le cite à comparaître, mais il ne se présente pas et le comté est saisi par Eustache de Beaumarchès, sénéchal de Poitiers et d’Albi qui le poursuit dans les Pyrénées. intervient, prend Foix le Histoire générale de Languedoc, par Claude de Vic, Joseph Vaissete, Alexandre Du Mège Publié par J.B. Paya, 1843 et l’emprisonne à Carcassonne jusqu’à la fin de l’. À sa libération, il doit accompagner Eustache de Beaumarchès dans une expédition contre les rois d’Aragon et de Navarre pour récupérer ses fiefs.
En 1278, c’est contre Pere d'Urtx, évêque d’Urgell, qu’il lutte, à propos de la possession de la vicomté de Castelbon. La guerre se conclut par un traité de paréage de la vallée d’Andorre le qui institue la principauté d’Andorre. La lutte à propos de la même vicomté reprend contre , roi d'Aragon. Capturé à Balaguer le , il est emprisonné à Siurana jusqu’en 1284. Libéré, il accompagne dans la croisade d'Aragon.
Son beau-père , vicomte de Béarn, meurt le . Dans son testament du , il lègue toutes ses possessions à sa fille aînée Constance, comtesse de Bigorre et de Marsan, mais cette dernière, sans postérité, teste en faveur de sa sœur Marguerite, mariée à Roger-Bernard. Ce dernier prend possession de la vicomté par la force. Malgré la plainte de l’évêque de Lescar, le roi de France laisse faire, car il a besoin du soutien du comte de Foix contre les Anglais. Il se contente de confisquer les châteaux de Lordat et de Montréal et l’invite à combattre pendant deux ans en Terre sainte. Mais la prise de Saint-Jean-d’Acre en 1291 met un terme définitif à la présence franque en Palestine.
, comte d’Armagnac, fils de et de Mathe de Béarn, la sœur cadette de Marguerite, lui conteste la possession du Béarn. Cette succession contestée est à l’origine de plus d’un siècle de lutte entre les maisons de Foix-Béarn et d’Armagnac.
Après le départ de , Roger-Bernard commande l'armée française contre les Anglais lors de la guerre de Guyenne. Il participe au siège de Saint-Sever, en et est nommé gouverneur des évêchés d’Auch, de Dax et de Bayonne, où il doit faire face à , qui vit dans le voisinage.
En 1296, il entre en lutte avec Bernard Saisset, premier évêque de Pamiers, qui refuse d’admettre le droit de paréage du comte et l’excommunie. Cet évêque, prônant un fort sentiment anti-français, entre en lutte avec le roi Philippe le Bel, qui soutient Roger-Bernard et en lutte contre le pape . En 1297, il se distingue au commandement de l'un des trois escadrons de l'armée française dirigée par Robert d'Artois qui défait les Anglais lors de la bataille de Bonnegarde, mettant fin à la guerre en Guyenne.
En 1301, il se rend à la cour du roi à Senlis, y négocie le mariage de son fils avec Jeanne d’Artois, princesse capétienne. Il meurt à son retour à Tarascon, le , possesseur de la vicomté de Béarn, qu'il transmet à son fils Gaston.
Il est également connu comme poète et troubadour.
Mariages et enfants Il épouse en 1267À la suite du contrat signé à Layrac le Marguerite de Moncade (v. 1245/1250 † ap. 1310), vicomtesse de Béarn et comtesse titulaire de Bigorre, fille de , vicomte de Béarn, et de Mathe de Matha, et a : Marguerite († 1304), mariée en 1291 à , baron de L'Isle-Jourdain ; Mathe, mariée en 1294 à , comte d'Astarac ; Constance, mariée le à , seigneur de Mirepoix ; Brunissende, mariée en 1298 à , comte de Périgord ; (1287 † 1315), comte de Foix et vicomte de Béarn.
Il est parfois indiqué une première épouse, la « dame de Salenque » qui aurait été répudiée pour stérilité, mais que le comte aurait gardée comme maîtresse et qui aurait donné naissance à Corbeyran, seigneur de RabatBiographie médiévale : de Foix.. Mais aucun document ne mentionne ce premier mariagevoir entre autres la Foundation for Medieval Genealogy (section bibliographie) et la seigneurie de Rabat appartient à une branche illégitime issue de Raymond-Roger de Foix, l’arrière-grand-père de . Si un Corbeyran existe bien dans cette branche, il est postérieur d’au moins un demi-siècle à cet hypothétique Corbeyran.
Il est dit père d'Arnaud, bâtard de Foix († ap. 1349), évêque de Pamiers ?
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
.
Articles connexes Liste des comtes de Foix comté de Foix
Liens externes
Roger-Bernard 3 Roger-Bernard 3 Roger-Bernard Foix Catégorie:Décès à Tarascon-sur-Ariège Catégorie:Viguier français d'Andorre Catégorie:Coprince d'Andorre du XIIIe siècle Catégorie:Coprince d'Andorre du XIVe siècle