Le massacre de Yumbi est une série d'attaques qui prennent place entre le 16 et le , dans la province de Maï-Ndombe, en république démocratique du Congo.
Au moins 535 personnes, des Banunus, sont tuées lors d'attaques attribués à des membres de la communauté Batende, dans la localité de Yumbi et dans les villages de Bongende, Nkolo et Camp Nbanzi. Environ 465 maisons et bâtiments sont incendiés ou pillés, dont des infrastructures publiques. Le village de pêcheurs de Bongende est le plus touché : de nombreux habitants sont mutilés et au moins 339 personnes sont tués. Environ Banunus sont déplacés du territoire de Yumbi, selon le HCR. Une centaine de Banunus trouvent refuge sur l’île de Moniende, sur le fleuve Congo, tandis que les autres fuient vers le district de Makotimpoko, en République du Congo.
Ces massacres entrent dans le cadre de rivalités de longue date entre les communautés Banunu et Batende, liée aux corvées tribales mensuelles, ainsi qu’à l’accès à la terre, aux terres cultivables et aux ressources en eau. Des tactiques de type militaire ont été employées lors de ces attaques, et certains assaillants portaient des uniformes militaires. Les autorités locales et des éléments des forces de sécurité sont soupçonnés de leur avoir apporté leur soutien. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) et les autorités judiciaires nationales ont ouvert des enquêtes sur ces attaques. Selon les rapports, les affrontements auraient débuté lorsque des membres de la tribu Banunu ont voulu enterrer l'un de leurs chefs traditionnels sur les terres des Batende.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
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