Vincent Foly, né le à Cotonou et mort le , est un enseignant, journaliste béninois et fondateur et directeur de publication du quotidien La Nouvelle Tribune. Il est reconnu comme un défenseur de la liberté d'expression au Bénin.

Biographie

Jeunesse et formation Il naît le à Cotonou. Fils de Tossou Foly et Hounahin Acakpovi, il grandit dans un environnement marqué par l'amour des lettres. Durant ses études universitaires commencées vers , il se spécialise en anglais. Ensuite, il s'engage dans le service civique et patriotique (promotion «Victoire» de ).

Carrière professionnelle

De l'enseignement au journalisme Avant de se consacrer aux médias, il mène une carrière d'enseignant d'anglais pendant plusieurs années, notamment en Côte d'Ivoire puis au Bénin, au sein du collège catholique Père Aupiais à Cotonou. Amoureux des lettres, il développe en parallèle sa passion pour le journalisme à travers la rédaction de chroniques et d'articles de presse pour des médias à ses heures perdues. Après quelques années, il abandonne l'enseignement et se forme dans le domaine du journalisme. Il gravit alors les échelons comme chroniqueur, journaliste puis rédacteur en chef et directeur de publication dans plusieurs organes de presse locaux avant de fonder le sien. Il est plus tard surnommé «le doyen».

Création de La Nouvelle Tribune En , il fonde son propre journal, La Nouvelle Tribune, pour défendre ses convictions et offrir un espace de pluralisme médiatique. Sous sa direction, le journal s'est distingué par une ligne éditoriale engagée et critique, souvent perçue comme proche de l'opposition en raison de ses prises de position fermes sur la gouvernance.

Battaille judiciaire et suspension Le , le journal La Nouvelle Tribune est frappé d'une mesure conservatoire suivie d'une suspension «jusqu'à nouvel ordre» par la Haute Autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) pour des propos jugés outrageants envers le chef de l'État Patrice Talon. Vincent Foly entame alors un long combat judiciaire de trois ans. La cour d'appel de Cotonou, jugeant la suspension illégale, condamne la HAAC, mais ce n'est que le que le régulateur a officiellement levé l'interdiction de parution.

Décès et hommages Vincent Foly meurt le des suites de complications liées au Covid-19, au centre de traitement d'Allada, à l'âge de 68 ans. Son décès survient seulement un mois après la victoire judiciaire permettant la reparution de son journal. Sa disparition suscite une vive émotion nationale et une vague d'hommages unanimes de la part de la classe politique, notamment des anciens présidents Thomas Boni Yayi et Nicéphore Soglo, ainsi que de ses pairs journalistes qui saluent une «plume tranchée» et un homme d'une grande intégrité. Sa succession à la tête du journal est assurée par ses enfants, dont son fils Gildas Foly.

Références

Catégorie:Journaliste béninois du XXIe siècle Catégorie:Naissance en janvier 1953 Catégorie:Décès au Bénin Catégorie:Décès en septembre 2021 Catégorie:Mort de la maladie à coronavirus 2019 Catégorie:Décès à 68 ans