Hénoutemipet pourrait être le nom de l'épouse mittanienne du roi de la .

Attestations

Le document correspondant de manière certaine à la reine est le suivant : il s'agit d'une lettre du roi Tushratta qu'il envoya au roi Amenhotep ; celle lettre fait partie d'un lot de lettres diplomatiques trouvé à Amarna. Le contenu de la latte est la suivante :

Le roi Nimmureya est en fait , dont le nom de Nesout-bity était Nebmaâtrê, Nimmureya étant la vocalisation de ce dernier. Le « père de Nimmureya » est donc sans aucun doute le roi , dont le nom est perdu dans la lettre. La princesse mittanienne en question, non nommée dans la lettre, est donc la fille d', la sœur de et la tante de Tushratta.

Jacobus van Dijk avance également que deux documents pourraient renvoyer à cette reine. En effet, un certain Bengay (nom d'origine sémitique) serait attesté par trois cônes funéraires (si les trois cônes appartiennent bien à la même personne) trouvés dans la nécropole thébaine ( 260, 527 et 528), dont deux mentionnent les inscriptions suivantes : : « le surveillant du domaine de la noble dame du Mittani, Bengay », : « l'intendant d'Hénoutemipet, Bengay ».

Généalogie

La princesse mittanienne est la fille du roi du Mittani, , et la sœur de son successeur, . Elle épouse vers la fin de son règne (pas avant l'an 6). Aucun enfant n'est connu de cette union.

Biographie

Nom de la princesse

Le nom de la princesse mittanienne n'est pas mentionné dans la lettre de Tushratta. Toutefois, selon Jacobus van Dijk, le titre de « le surveillant du domaine de la noble dame du Mittani » n'aurait eu de sens que s'il n'y avait qu'une seule dame originaire de ce pays. Or, il semble que la fille d' est la première princesse de ce royaume ayant intégré la cour égyptienne, hypothèse que suit Marilina Betrò. Ainsi, selon van Dijk et Betrò, la princesse mittanienne que a épousé aurait pris pour nom égyptien Hénoutemipet.

Négociations du mariage

La princesse est la première princesse du Mittani à rejoindre la cour égyptienne et à épouser un roi égyptien, en l'occurrence . Le mariage diplomatique a été difficile à organiser, car, comme l'atteste la lettre, ce n'est qu'au bout de la septième demande et une certain pression associée, que le roi mittanien accepta d'envoyer sa fille à la cour égyptienne. Cependant, ces lettres transmettant ces demandes n'ayant pas été retrouvées, il est possible que cela ne se soit pas passé exactement comme décrit dans la lettre d'Amarna, le roi Tushratta évoquant ce cas, mais aussi celui de Giloukhepa avec , en les arrangeant à sa manière pour se mettre en valeur, car il aurait accepté lui-même le mariage de sa propre fille Tadukhipa avec bien plus facilement.

Mariage

Le mariage en lui-même n'est jamais mentionné dans les sources égyptiennes. Cependant, l'exemple de celui de Giloukhepa avec permet d'imaginer comment il s'est passer. Le convoi de la princesse était composé d'une suite de près de 317 femmes, nombre suffisamment impressionnant pour qu' le dise dans les scarabées commémoratifs, mais également d'un nombre important d'animaux (bêtes de somme, montures, ou denrées consommables en chemin ; certains récits parlant de troupeaux de plus de 500 bêtes, principalement des bovinés) et bien sûr d'un corps d'armée et des émissaires d'.

Le voyage a dû durer près de deux mois et demi et traverser l'ensemble du Proche-Orient, le Sinaï et le Delta avant d'arriver à la capitale royale égyptienne. Ce chemin n'était pas si sûr, ce qui explique la présence du corps d'armée protégeant le convoi.

Après le mariage

Aucun document n'atteste directement ce qui arrive à la princesse mitanienne après le mariage. Si on suit à nouveau l'exemple de Giloukhepa, elle a peut-être reçu de la part de sa famille des produits mittaniens, lui permettant ainsi de se parfumer et de se vêtir à la mode asiatique du moment.

Si les cône funéraires de Bengay mentionnent bien la princesse mittanienne, alors elle a reçu de la part du roi un domaine lui permettant de financer son train de vie.

Enfin, la sépulture de la princesse mittanienne est inconnue, mais, comme le montre l'exemple des épouses syriennes Manheta, Manouai et Marouti, elle devait en avoir bénéficié.

Notes et références

Bibliographie

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