Ödön Málnási, né le à Brasov et mort le à Vienne, est un écrivain, historien et homme politique hongrois.
Universitaire, initialement d'orientation marxiste, il rejoint le Parti des Croix Fléchées de Ferenc Szálasi et en devient un des idéologues. Condamné comme criminel de guerre, il écrit dans la presse d'extrême-droite européenne après-guerre.
Biographie
Jeunesse marxiste et formation académique Fils d'un père cordonnier, saxon de Transylvanie, et d'une mère agricultrice, sicule, Ödön Málnási étudie pour devenir prêtre au séminaire de l'archevêque d'Eger puis, à partir de 1917, lit les œuvres de Karl Marx, August Bebel et Karl Kautsky, lectures de jeunesse qui contribuent grandement à le rapprocher du marxisme. En 1924, il obtient un doctorat en philosophie à l'Université Pázmány Péter, puis en 1927 un doctorat en droit et sciences politiques.
Sous la République soviétique, il sert comme soldat dans l'Armée rouge hongroise, avec le grade de lieutenant, et participe à la campagne des Hautes Terres. Après la chute de la République soviétique, il est intégré à l'armée nationale. Pour ses succès militaires, il est anobli en 1927. À partir de 1926, il enseigne à Hajdúszoboszló, puis à l'École normale supérieure de l'archevêque d'Eger, tout en menant des recherches archivistiques à l'étranger.
Idéologue des Croix Fléchées D'abord membre du Parti social-démocrate de Hongrie (SZDP) puis un partisan de Ferenc Szálasi et de son Parti des Croix fléchées. Le 24 octobre 1937, le rassemblement d'unification des Croix Fléchées a lieu au Buda Vigadó, siège du Parti national-socialiste hongrois. Málnási s'engage ouvertement aux côtés des Croix Fléchées lors de ce rassemblement. Le Parti de l'Unité est dissous en 1938 et Ferenc Szálasi emprisonné, mais malgré cela, Málnási poursuit son activité militante. C'est également lui qui forge l'image de martyr de Ferenc Szálasi à partir d'éléments de gauche et chrétiens, et le slogan des Croix Fléchées, « Sans le Vendredi saint, point de résurrection », est associé à son nom.
En tant qu'idéologue de proue des Croix Fléchées, il écrit également un livre intitulé A magyar nemzet őszinte története (Histoire honnête de la nation hongroise), pour lequel il est emprisonné pendant un an. Plus tard, il est exclu du Parti des Croix fléchées pour indiscipline et commence, en tant que Saxon d'origine, à fréquenter le Volksbund (organisation nationale-socialiste composée de hongrois d'origine allemande) dont il devient membre.
Fin de guerre, extradition et activité après-guerre Après le putsch des Croix fléchées d'octobre 1944, il réintègre le mouvement. Au printemps 1945, il s'enfuit en Allemagne, d'où les États-Unis l'extradent vers la Hongrie. Il est condamné à dix ans de travaux forcés en tant que criminel de guerre. Il est libéré en 1956. Il s'installe ensuite en Autriche, où il publie dans les journaux de l'émigration d'extrême droite occidentale.
Publications
A magyar nemzet őszinte története
Notes et références
Bibliographie
Alapismereti kislexikon (1988) Gyurgyák János: A zsidókérdés Magyarországon. Budapest, 2001 [ Rövid életrajza] a Magyar életrajzi lexikonban Tabajdi Gábor – Ungváry Krisztián: Elhallgatott múlt. A pártállam és a belügy. Budapest, 2008.
Liens externes
Catégorie:Personnalité liée à Brașov Catégorie:Saxons de Transylvanie Catégorie:Naissance en juin 1898 Catégorie:Décès en février 1970 Catégorie:Décès à Vienne (Autriche) Catégorie:Socialiste hongrois Catégorie:Personne condamnée pour crimes de guerre commis pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Personnalité hongroise condamnée pour crimes de guerre Catégorie:Collaborateur hongrois pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Fasciste Catégorie:Personnalité du royaume de Hongrie (1920-1946) Catégorie:Décès à 71 ans