Le château de Reyniès est un château français situé sur la commune française de Reyniès, au bord du Tarn, dans le département du Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.
Histoire Le château de Reyniès fut construit en 1289 par le premier seigneur de Reyniès, Raymond de Grimoard, seigneur de Villebrumier. Sa position en bordure du Tarn est stratégique et permet alors le contrôle de l'intense trafic fluvial entre Gaillac et Bordeaux. Il passe ensuite à Rogal de Comminges, seigneur de Bruniquel, puis à Augier de Rupé, seigneur de Saint-NaupharyInventaire du château de Reyniès, d'après les notes de l'abbé Matthieu de Reyniès, cote 149-150.. En 1375, il appartient à Jean de Prenhan jusqu'à sa mort en 1388. Il laisse veuve Navarre de Castelnau, qui vendra le château de Reyniès en 1416, à Arnaud de Baille, seigneur de Noaillac. Celui-ci et son épouse, Anne de La Tour, sont les premiers de la famille de La Tour de Reyniès, qui deviendra par la suite de Seguin de Reyniès, à habiter ce château. Depuis 1416, cette même famille tient donc le château de Reyniès.
Le château est inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 17 février 1928..
Destructions et reconstructions
En 1592, Antoine de La Tour, baron de Reyniès et seigneur de Noalhac, est lieutenant des princes dans le Quercy, pour le compte des protestants, donc. Après avoir remporté une importante victoire contre le maréchal de Monluc, à Peu-BlancJacques-Auguste de Thou, Histoire, livre 52Sully, Mémoires, livre I, année 1572Agrippa d'Aubigné, Histoire Universelle, tome III, livre VI, chapitre 9, Reyniès s'empare de Villemur-sur-Tarn, Caussade, Bioulle, Nègrepelisse, Malause et de FlaunhiacAbbé Guillaume Lacoste, Histoire générale de la Province de Quercy, 1883, tome 4, livre XVII, chapitre 38, p. 215Le Bret, Histoire de Montauban, 1668, livre II, p. 65. Sous les ordres de Géraud de Lomagne, sire de Sérignac, Antoine de Gourdon reçu le gouvernement du Haut-Quercy, et Antoine de Reyniès, celui du Bas-QuercyAbbé Guillaume Lacoste, Histoire générale de la Province de Quercy, 1883, tome 4, livre XVII, chapitre 38, p. 216. En 1592, alors que le duc de Joyeuse se dirige vers Villemur pour assiéger la ville, Antoine de Reyniès renverse un corps de garde et s'introduit dans la ville avec une soixantaine d'hommes afin de tenir le siègeAgrippa d'Aubigné, Histoire Universelle, tome VIII, livre XIII, chapitre 28. Villemur est sauvée. En représailles, le duc de Joyeuse met à sac le château de Reyniès, le pille et le brûle partiellement.
En 1621, le château. appartient à Pierre de La Tour, baron de Reyniès et de Moulis, seigneur de Bonrepos, lieutenant général du régiment du comte d'Orval et protestant participant à la défense de Montauban pendant le siège de la ville. En , Louis XIII arrive aux abords de Montauban, à la tête d'une armée de vingt-sept régiments. Lors du siège de Montauban, Pierre de Latour a la responsabilité de trois bastions qu'il défend avec huit compagnies. Alors que Montauban et les protestant, dont Pierre de La Tour, tiennent malgré les quatre cents coups de canon tirés par Louis XIII sur la citadelle, le château de Reyniès est également assiégé par le duc de Mayenne et tombe aux mains de l'armée Royale. Louis XIII, face à la résistance des protestants, entame des pourparlers avec le duc de Rohan. Les pourparlers ont lieu le , au château de Reyniès, d'après le maréchal Bassompierre. Mais les pourparlers échouent et le duc de Luynes lève le siège. Mais le château de Reyniès reste aux mains des Royaux, où se tient une compagnie commandée par Monsieur de l'Olmède. Celui-ci renonce à piller le château, "en considération de Reyniès". Peu après, le 6 aout 1622, le gouverneur de Montauban reprend le château, qui est alors pilléInventaire des archives de Reyniès, cote 176, avant d'être repris par le duc de Vendôme, pour le compte de l'armée Royale. Il fait alors sauter et bruler le château de Reyniès, ainsi que le château de MoulisInventaire du château de Reyniès, cote 241..
A la mort de Pierre de La Tour de Reyniès, c'est sa fille, Jeanne qui hérite du château. Celle-ci épouse Jean de Seguin des Bros (ou de Lasbros), qui fera reconstruire le château de Reyniès sur les fondations initiales vers 1650Inventaire des archives du château de Reyniès, cote n. 24.. Seule subsiste une tour datant du château d'origine.
Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin, marquis de Reyniès, fait exhausser le château d'un étage en 1786. Puis, en résistance à la Révolution française, Étienne-Trophime-François-Pierre quitte Reyniès le , et émigre en Allemagne, suivant une partie de la famille royaleArchives du château de Reyniès, cote n. 37 - écrits de Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin de Reyniès. Ainsi, en 1792, le château de Reyniès et le domaine de Saint Nauphary sont vendus comme biens nationauxPar décret du 2 novembre 1789, la Constituante ordonne que les biens du clergé soient mis à disposition de la Nation. Aux biens du clergé sont par la suite associés les biens des émigrés, par décret du 31 octobre 1791.. Son épouse, Marguerite Françoise Paule, née de La Porte de Larnagol, réussi à racheter le château de ReynièsD'après un extrait de lettre au commissaire Martin-Lamothe cité à la cote 39 de l'inventaire du château de Reyniès.. Les biens de Saint Nauphary sont vendus.
Description Malgré l'allure féodale de ses trois tours, le château est un château style Louis XIII avec quelques remaniements du XVIIIe siècle. La construction est en briques foraines apparentes avec quelques éléments décoratifs en pierre. La chapelle gothique a été remaniée au XIXesiècle.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Yannick du Guerny, Archives du Château de Reyniès (Tarn-et-Garonne) Quercy - Languedoc - Bourgogne, Inventaire, 2001. Jean Paillot, Histoire et généalogie des Seguin de Reyniès, édition du Noir au Blanc, , 2023 .
Articles connexes Famille de Seguin de Reyniès Liste des monuments historiques de Tarn-et-Garonne Liste des châteaux de Tarn-et-Garonne
Liens externes
Catégorie:Famille de Seguin de Reyniès Reyniès Reyniès Catégorie:Monument historique en Tarn-et-Garonne Catégorie:Monument historique inscrit en 1974 Catégorie:Architecture militaire du Moyen Âge central