Lijsbeth van die Kaap, née en 1659 dans la colonie du Cap, appelée Lijsbeth Sanders à partir de 1734, est une travailleuse domestique affranchie.

Biographie

Lijsbeth van die Kaap naît en 1659. Avant 1671, elle était esclavagisée par Mathijs Coeman, qui la vend au charpentier Adriaen van Brakel pour 160 florins. En , van die Kaap entre par effraction dans la maison de l’affranchi Louis van Bengale et lui vole un anneau en or, trois paires de boutons en argent et des pièces de monnaie. Arrêtée par la police, elle affirme d’abord avoir acheté les objets à un autochtone, mais avoue sous la torture deux jours plus tard. Elle est rendue à van Brakel après un supplice punitif. Le Conseil de la colonie estime que van Brakel doit dédommager van Bengale en lui remettant le prix de vente de Lijsbeth van die Kaap. Toutefois, van Brakel finit par donner van die Kaap directement à van Bengale en . Elle est alors âgée de 18 ans.

Le a lieu le baptême du premier enfant de Louis van Bengale et de Lijsbeth van die Kaap, alors appelée Elisabeth Lowice. Elle donne ensuite naissance à une fille de lui, appelée Maria. En , la maisonnée déménage à Stellenbosch. Cette même année, van Bengale signe une lettre d’affranchissement pour Lijsbeth van die Kaap. Louis van Bengale a au moins un enfant avec une autre femme. En , il épouse van die Kaap en présence du de Stellenbosch. Un an plus tard, Louis van Bengale dépose une plainte envers Lijsbeth van die Kaap pour désertion, afin d’exiger l’exécution de la promesse de mariage. Lijsbeth van die Kaap lui répond que sa promesse avait une condition : il devait cesser de la battre et de la menacer de mort. Au bout du compte, le couple se met d’accord pour vivre séparé. Elle n’a pas le droit de se remarier et il obtient la garde des deux enfants. Lijsbeth van die Kaap déménage chez sa mère, qui réside dans la maison d’Abram van Guinea.

En , Louis van Bengale fait appel auprès du conseil judiciaire de la ville du Cap. Il avance avoir subi un préjudice, n’étant plus capable d’exploiter les terres colonisées en son nom ni son bétail à cause du départ de Lijsbeth van die Kaap. Il demande donc aux juges de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales de réduire Lijsbeth en esclavage à nouveau et d’annuler les épousailles. Il réclame aussi 450 florins de dommages et intérêts de la part d’un de ses anciens ouvriers agricoles, un berger du nom de Teerling, qu’il accuse d’avoir séduit van die Kaap. Le procureur engage les poursuites. Il exige d’invalider la lettre d’affranchissement reçue par Lijsbeth van die Kaap et de la condamner au fouet, à une marque au fer rouge et au retour à l’esclavage. Néanmoins, la cour acquitte Lijsbeth van die Kaap et ne condamne que Teerling à une amende de 25 et deux mois de travaux publics.

En Lijsbeth van die Kaap, âgée de 36 ans et recensée comme affranchie à Stellenbosch, est accusée de vol à nouveau. Le procureur Joan Blesius l’inculpe d’avoir dérobé une cassette de bijoux en dans la ville du Cap. Confrontée à deux témoins, Lijsbeth van die Kaap avoue. Elle vit à ce moment-là avec un amant, Johann Herbst. Elle est condamnée au fouet et soit à une amende de 50 dollars rix soit à trois ans de travaux forcés. Par la suite Lijsbeth van die Kaap, désormais appelée Lijsbeth Sanders, habite avec Johann Herfst dans sa ferme d’Opperherfst dans la Wagenmakersvallei. Herfst et Sanders ont deux filles : Clara et Gerbrecht, née en 1702.

En 1734, à la mort de son compagnon Johann Herfst, Lijsbeth Sanders emménage avec son aînée Elisabeth Louisz dans la ferme de Non Pareille. Mère et fille concluent un contrat de retraite viager en , par lequel Sanders donne en esclavage à Louisz une certaine Griet van de Caab et ses six enfants en échange du logis et de bons soins dans sa vieillesse.

Dans les arts En 2012 à Stellenbosch, le généalogiste et artiste afrikaner présente une sculpture figurant la silhouette de Lijsbeth van die Kaap à l’exposition Ik been en Afrikander. Sur le socle sont gravés les noms de cent familles afrikaner ayant des liens de parenté avec Lijsbeth van die Kaap.

Références

Bibliographie

Voir aussi Articles connexes Sara, autre travailleuse domestique esclavagisée au Cap. Mertilla Dixon, aussi menacée d’être remise en esclavage.

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