Armosyn Claasz van die Kaap, née en 1661 et morte avant 1733 dans la colonie du Cap, est une enseignante et gardienne de prison esclavagisée dans les cachots de la , affranchie vers 1702.
Biographie
Armosyn van die Kaap naît en 1661 dans la colonie du Cap. Le statut juridique de ses parents est incertain, néanmoins elle est réduite à l’esclavage dès sa naissance. Elle grandit dans la prison tenue par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales pour les détenus esclavagisés. La direction lui dispense le poste de matres, un rang supérieur aux autres prisonnières. Elle est chargée de les éduquer et de les surveiller.
Armosyn van die Kaap est affranchie vers 1702, à l’âge de 40 ans. Cette circonstance indique que le gouvernement colonial l'avait classifiée comme heelslagh, c’est-à-dire racisée comme noire. Le 30 juin 1708, elle reçoit en concession le terrain où elle habite depuis son affranchissement dans la rue à côté de la prison. En 1711, Armosyn van die Kaap demande à la VOC d’affranchir sa fille Marie van de Caap. Les représentants de la Compagnie lui concèdent le droit d’acheter sa liberté après un délai d’encore trois ans d’esclavage.
En 1713, Armosyn van die Kaap rédige un premier testament, puis un second en 1721. Ses biens sont inventoriés et distribués en 1733.
Historiographie La figure d’Armosyn est surtout popularisée par l‘écrivain Karel Schoeman, qui fait d’elle un contre-exemple démontrant selon lui l’absence de discriminations racistes dans la colonie du Cap néerlandaise.
Références
Bibliographie . .
Voir aussi Liens externes
Fiche sur le site de l’exposition Under Cover of Darkness
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