La deuxième bataille des Ponts-de-Cé se déroule le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains qui repoussent une attaque des Vendéens sur la ville des Ponts-de-Cé.

Prélude

Après les combats de juillet 1793, la ville des Ponts-de-Cé et ses environs continuent d'être disputés par les républicains et les Vendéens.. Des petits accrochages ont lieu le 7 août à Erigné, puis le 10 août au Ponts-de-Cé, puis de nouveau à Erigné le 15 août.

Le 7 septembre, deux colonnes républicaines venues d'Angers et Brissac reprennent les buttes d'Erigné après un combat où se distinguent une soixantaine de cavaliers du régiment de hussards menés par le lieutenant-colonel Danican... Selon le représentant en mission Louis Turreau, les insurgés y laissent 250 morts et des prisonniers. Les bourgs de Mûrs et d'Erigné sont ensuite incendiés, ainsi que leurs moulins.

Le 8, une colonne commandée par l'adjudant-général Louis Grignon brûle le bourg et plusieurs châteaux de la commune Thouarcé et fait évacuer sa population vers Saumur. Le même jour, un combat a lieu à Martigné-Briand et les Vendéens reprennent les buttes d'Erigné, mais les évacuent presque aussitôt.

Le 11, un nouveau combat a lieu à Martigné-Briand. Dans son rapport au ministre de la guerre, le général Rossignol, commandant en chef de l'Armée des côtes de La Rochelle, affirme que 800 hommes de ses troupes ont battu à rebelles lors de cet affrontement et leur ont tué plus de 200 hommes..

Le même jour, le général vendéen Charles de Bonchamps fait rassembler son armée entre Denée, Mozé et Soulaines afin de tenter de reprendre le passage sur la Loire. Le nombre des insurgés est évalué à plus de par le représentant Pierre Bourbotte et à environ ou par les administrateurs du département. D'après l'arrêté du 11 septembre de l'état-major de Saumur, la garnison des Ponts-de-Cé est théoriquement forte de hommes qui doivent être renforcés par une levée de paysans rassemblés .

Déroulement Le matin du 12 septembre, deux colonnes républicaines sortent des Ponts-de-Cé. La première, forte de 300 hommes commandés par l'adjudant-général Moulin attaque un petit rassemblement d'insurgés à Denée. Après un combat qui fait deux morts et plusieurs blessés dans ses rangs, elle poursuit les fuyards jusqu'au château de Mantelon, puis rétrograde.

La deuxième colonne, commandée par le lieutenant-colonel Bourgeois, est forte de 500 à 600 hommes tirés des et bataillons de volontaires de Paris, du bataillon de la Sarthe et du bataillon des chasseurs de Jemmapes, avec une douzaine ou une vingtaine de cavaliers de la Légion germanique.. Celle-ci prend la direction de Mozé, mais elle se heurte en chemin à une centaine d'insurgés commandés par Julien-Charles Baguenier Desormeaux, retranchés au château de Grand Claye. Celle-ci résiste assez longuement pour permettre au gros de l'armée vendéenne de rejoindre le combat et de mettre en fuite la colonne de Bourgeois qui se replie sur Les Ponts-de-Cé.

Le poste républicain de Brissac, défendu par le bataillon de Saint-Antoine, est également mis en déroute par une troupe d'insurgés venue de Martigné-Briand et laisse derrière lui deux canons.

Les Vendéens se lancent alors à l'assaut de la ville, en reprenant au passage les buttes d'Erigné et le bourg de Saint-Maurille des Ponts-de-Cé. Cependant, le lieutenant-colonel Bourgeois et quatre de ses hommes s'arrêtent sur le pont principal des Ponts-de-Cé, reliant Saint-Maurille à l'Île-Forte, et, sous les feu des Vendéens, ils parviennent à couper le passage aux assaillants en jetant à l'eau les madriers.. Bourgeois est touché à l'épaule par un biscaïen lors de l'opération. Un de ses soldats également touché, mais cette fois mortellement, par un biscaïen à la cuisse.

Le général Louis Marie Turreau et l'adjudant-général Moulin rejoignent alors les troupes de Bourgeois avec des renforts et s'établissent sur la rive droite de la Loire, près du vieux pont. Les républicains déploient également des troupes sur l'Île-aux-Chevaux, à l'ouest de la ville.

Depuis l'Île-Forte, l'artillerie républicaine canonne inlassablement les Vendéens pour les empêcher de franchir la Loire. Plusieurs habitations de Saint-Maurille sont frappées par des boulets rouges qui provoquent des incendies. Selon une lettre des administrateur du département adressée le 14 septembre aux administtrateurs de Saumur, les insurgés .

Les Vendéens tentent au moins deux assauts, mais ils ne parviennent à franchir aucun pont ni aucun gué. Ils passent la nuit à Erigné et se retirent le lendemain vers Mozé.

Pertes Le pertes du combat sont mal connues. La colonne du lieutenant-colonel Bourgeois aurait eu une soixantaine de morts et une trentaine d'hommes faits prisonniers lors du combat du 12 septembre.

Suites Le , la section de la Cité décerne une arme d'honneur au commandant Bourgeois, en récompense de sa bravoure : .

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Bataille de la guerre de Vendée Catégorie:Bataille de 1793 Catégorie:Histoire de Maine-et-Loire Catégorie:Septembre 1793