Joaquina Charro Gómez (Montijo, - 1938) est une syndicaliste espagnole victime de la répression et fusillée pour ses idées républicaines pendant la Guerre civile. Elle a été surnommée « La Pasionaria de Montijo ».

Biographie Joaquina Charro Gómez est née dans une famille modeste, fille d'un charbonnier, Teodoro Charro Rodríguez, et de María Gómez Moreno, la huitième d'une famille de neuf enfants. Elle a abandonné l'école très tôt pour travailler comme employée de maison. Très jeune, elle a intégré la Maison du peuple de Montijo et a fait partie de la "Scène Artistique de la Maison du peuple", groupe de théâtre créé par les Jeunesses Socialistes. Ils jouaient dans les villages de la région, présentant des œuvres à caractère social, porteuses de messages de libération de la classe ouvrière et des femmes. Ses activités politiques lui ont valu le surnom « La Pasionaria de Montijo ». Elle a été particulièrement remarquée lorsque, avec d'autres femmes, elles se sont coupé les cheveux en public, pour protester contre la discrimination à l'encontre des femmes.

En 1933 Joaquina, ou « La Charra », a participé à la création, dans le Centre Ouvrier « La Defensa », de la Société Ouvrière Féminine de Montijo (SOF), dont l'objectif était la défense des travailleuses. Celle-ci était présidée par María Pino Gómez, originaire de Mérida. La Société a organisé des cours du soir d'alphabétisation et de culture générale pour ses adhérentes, dont beaucoup n'avaient pas été à l'école. Charro a été élue porte-drapeau de la société.

Le elle a été tondue et obligée à se purger avec de l'huile de ricin par des phalangistes. Ensuite elle s'est enfermée chez elle d'où elle n'est pas sortie pendant deux ans, et où elle a été violée plusieurs fois par des phalangistes. Fin 1938, elle a été enfermée dans les cachots de la mairie avant d'être fusillée, entre Villar del Rey et La Roca de la Sierra. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Reconnaissances

À Montijo une rue porte son nom, en reconnaissance de son action sociale. Rafael María Cañete a relaté son histoire avec celle d'autres femmes syndicalistes assassinées, dans son livre Mujeres de la UGT de Extremadura, 1936-1939 (Francisca Cordero Millán, Juana Gallego Coco, Encarnación Rodríguez Alhaja, Serafina Rojas de Casanova).

Notes et références

Notes

Références

Catégorie:Naissance en septembre 1912 Catégorie:Syndicaliste de la Unión General de Trabajadores de España Catégorie:Femme dans la guerre d'Espagne Catégorie:Décès en 1938 Catégorie:Condamné à mort exécuté par arme à feu Catégorie:Mort fusillé par les nationalistes espagnols