est un film muet japonais de Hiroshi Shimizu, sorti en 1931. La deuxième partie, Les Sept mers, partie 2 : Chasteté, sort au début de l'année suivante.
Synopsis Le jeune play-boy mondain Takehiko, héritier des Yagihashi, revient au pays. Sa famille organise une pour fêter son retour. Il y rencontre Yumie Sone, une jeune femme de la classe moyenne qui vit avec son père malade et ses deux sœurs. C'est la fiancée de son cousin Yuzuru. Il la séduit néanmoins en lui faisant miroiter une vie de luxe ; elle cède à ses avances. À cette nouvelle, le père Sone meurt d'une hémorragie cérébrale en cherchant à venger l'honneur de sa fille. Miwako, la sœur aînée, sombre dans la folie et est internée. Il ne reste plus à Yumie que sa petite sœur Momoyo. Yuzuru, en rupture avec sa famille, prend tout en charge — obsèques, hospitalisation — et s'installe dans le quartier de Yumie auprès de ses deux amis, Ichirō Munakata (marchand d'articles de sport) et Yamaman (tailleur). Il gagne sa vie comme traducteur de français.
En parallèle, Ayako Kirihara, l'amie journaliste secrètement amoureuse de Yuzuru, repousse la demande en mariage d'un Anglais qui se donne la mort peu après ; Ichirō, épris d'elle, s'efface et se résigne à n'être que son ami.
Yamaman défie alors les Yagihashi au Tōkyō Jitsugyō Club et leur arrache la promesse de marier Yumie à Takehiko. Une enveloppe arrive — préparation des noces ou indemnité de rupture, au choix. Acculée par le coût ruineux des soins de Miwako, Yumie accepte l'argent, ment à Yuzuru en lui disant qu'elle ne l'aime plus, et consent à épouser Takehiko, dans un mélange de fermeté et de résignation. Elle lui rend un dernier mouchoir lavé et repassé. Yuzuru murmure alors à Momoyo : « Adieu, petite Momoyo… Étudie bien et grandis vite », la prend sur son dos et l'emmène faire un dernier tour.
Le film se referme sur le plan de Yumie effondrée sur la table, à côté de la liasse de billets, après le carton d'une chanson au format kayō traditionnel : Celui que j'aime, je ne le rejoins toujours pas ; — celui que je n'aime pas, c'est lui qui m'aime. — Douleur, déchirement — ce cœur, quand donc — verra-t-il s'éclaircir son ciel ?
Fiche technique Ces informations proviennent du générique du film, de la base IMDb, des archives de la Cinémathèque française et de la base de données japonaise NFAJ.
Titre français : Les Sept mers, partie 1 : Virginité Titre original : Titre anglais : Seven Seas: Virginity Chapter Réalisation : Hiroshi Shimizu Histoire originale : Les sept mers, de Kaitarō Hasegawa (publiée sous le nom Itsuma Maki), paru dans l'Ōsaka Mainichi Shinbun / Tōkyō Nichinichi Shinbun et édité par Chūōkōronsha Scénario : Kōgo Noda Photographie : Tarō Sasaki Société de production : Shōchiku (Kamata) Pays de production : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — 1,33:1 — Genre : Comédie dramatique Durée : ou (selon les sources) Date de sortie : Empire du Japon :
Distribution
Jōji Oka : Takehiko Yagihashi, le riche héritier Ureo Egawa : Yuzuru Yagihashi, son cousin pauvre Sachiko Murase : Ayako Kirihara, une journaliste Hiroko Kawasaki : Yumie Sone : Shingo Sone, le père de Yumie : Miwako Sone, la sœur ainée de Yumie : Ichirō Munakata : Hisako Yagihashi Ryōtarō Mizushima : le professeur Takasugi Satoko Date : Yōko Takasugi, sa fille : Yamaman, le tailleur Hideko Takamine : Momoyo Sone, la petite sœur de Yumie : Kurakichi Ōhira Miyuki Otowa : Kumiko Hattori : Yoriko, la femme de Yagihashi : Shinako, la fille de Yamaman : Yūnosuke Yagihashi Eiko Takamatsu : Oetsu, la femme d'Ōhira Ayako Katsuragi : la mère d’Ayako : Fujio, l'employé du magasin Ken'ichi Miyajima : Kurakichi Ōhira Reiji Yanagida Yasuo Nanjo : Tsuji
Autour du film Le film a été projeté à la Cinémathèque française et simultanément à la Maison de la culture du Japon à Paris en 2021."Entre 1925 et la fin des années 1930, Shimizu fut la locomotive économique des studios Shōchiku, en tournant près de 10 films par an : des mélodrames-fleuves (Les Sept mers, Perle éternelle, La Voie lactée) adaptés de la littérature ; des fresques sociales... [...] Ses contemporains Mizoguchi et Ozu ont dit de lui qu’il était « un artiste touché par la grâce », quand eux-mêmes se voyaient comme des besogneux ; certes, Shimizu relança la carrière d’Ozu qui était boudé par le public, en écrivant pour lui les histoires originales de Je suis sorti de l’université mais… et Va d’un pas léger ; c’est encore lui qui découvrit Kinuyo Tanaka, future égérie de Mizoguchi sans laquelle la carrière de celui-ci eût été changée." Rétrospective "Hiroshi Shimizu, l'enfant sauvage du cinéma" à la MCJP en 2021
Notes et références
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