La rivière Pic est une rivière située dans la partie est du district de Thunder Bay, dans le nord-ouest de l'Ontario, au Canada. Elle prend sa source au , au sud-est de la localité de , et se jette dans le lac Supérieur, au sud-est de la ville de Marathon.
Cours d'eau La rivière prend sa source à une altitude de , à Outlet Bay, au sud-est du lac McKay, à environ à l'ouest de la communauté de et au sud-ouest de la ligne principale du Canadien National; elle prend sa source dans le lac McKay, au niveau du barrage. Elle franchit les rapides de Bigrock pour atteindre le lac Sagiwatan, puis continue vers le sud en passant par les rapides de Deadman jusqu'au lac Waboosekon. La rivière sort du lac en franchissant le barrage de Waboosekon, bifurque vers le sud-est, passe par les chutes High Falls et Middle Falls, et reçoit les eaux de son affluent de rive gauche, la rivière White Otter.vignette|gauche|Panneau annonçant la réserve des Ojibwés de la rivière Pic.La rivière Pic coule vers le sud, franchit les chutes Manitou et reçoit les eaux de son affluent de droite, la . Elle poursuit sa route vers le sud, passe sous l'autoroute 17 de l'Ontario et pénètre dans la réserve indienne de la . La rivière Pic traverse leur communauté de , où elle est franchie par la ligne principale du chemin de fer Canadien Pacifique, reçoit les eaux de son affluent de gauche, la , traverse la communauté de Pic River, également tenue par les Ojibwés de la Première Nation de la rivière Pic, et se jette dans le lac Supérieur. Une plage et un système de dunes de sable marquent l'embouchure.
Le bassin de la rivière Pic est de .
Histoire L’embouchure de la rivière Pic a été un centre de commerce et d’établissement pour les Autochtones pendant des milliers d’années. L'endroit est stratégique pour le transport maritime puisqu’il donne accès aux terres du Nord et à une voie navigable en canot jusqu’à la baie James. Ce milieu du parcours pour les pagayeurs sur la rive nord du lac Supérieur, le « Pic », est d’abord apparu sur les cartes européennes au milieu du . Les Autochtones locaux ont entrepris la traite des fourrures avec les Français à la fin des années 1700.
Le fort Pic est un poste de traite fondé en 1789 par Gabriel Cotté, en partenariat avec John Grant et Maurice-Régis Blondeau. Il connait sa plus grande prospérité entre 1799 et 1815 sous Jean-Baptiste Perrault. En 1805, le fort abrite , et , tandis que vivent dans les environs. La Compagnie de la Baie d'Hudson exploite ce poste à partir de 1821. Louis Agassiz s'y rend en 1847. Après 1865, l'activité y est réduite à son minimum. La Compagnie de la Baie d'Hudson part en 1888. Le fort est abandonné en 1914 et le Pic devient une réserve faisant l’objet d'un traité visant ses habitants traditionnels, les Ojibways de la Première nation de Pic River, n° 50.
Le site se trouve sur la rive ouest, à environ en amont de l'embouchure de la rivière, sur un terrain plat situé à au-dessus du niveau normal de l'eau. Un y est construit en 1930. Des archéologues y découvrent des vestiges du fort en 1964. Le puits, toujours en usage, semble être celui d'origine. Une borne commémorative y est apposée. vignette|Moulin de pâte à papier de Marathon (Ontario, 2000) Plus tard, la rivière Pic sert à transporter des grumes de pâte à papier de 2,4 mètres jusqu'à Heron Bay, où elles sont assemblées en estrades et remorquées jusqu'à Marathon. Marathon Paper y exploite une usine de pâte à papier, utilisant le bois acheminé par flottage sur la Pic chaque printemps. La Marathon Corporation est rachetée par American Can, puis, en 1982, par la James River Paper Company. Le flottage sur la Pic est progressivement abandonné au profit de camions. Les forêts fournissant le bois à l'usine de Marathon sont délimitées par le bassin versant de la Pic.
Au début, les bûcherons partaient de Marathon à pied après leur embauche, suivant les sentiers balisés le long de la rivière Pic jusqu'aux camps construits pour approvisionner l'usine en bois. Ils effectuaient la navette entre l'usine et les camps, récupérant le courrier et collectant des statistiques sur le bois coupé et transporté par chevaux jusqu'à la rivière. Durant cette période, tout le bois était acheminé au printemps par flottage sur les rivières Pic et White Otter. Plus tard, les routes remplacent les sentiers, mais jusqu'en 1982, un camp près de la rivière White Otter est exploité par American Can. Des caches de dynamite sont placées à des endroits stratégiques le long de la rivière afin de pouvoir dégager les embâclesJohn D. Conley, former Scaler, Foreman, and Fire Marshal, American Can and resident of Camp 15, London Ontario 2010.
Étymologie vignette|"Le Pik" sur la carte de Coronelli (1688) Deux possibilités existent quant à l'origine du nom de la rivière. Il pourrait provenir soit de l'ojibwé bikodinaa ou du français signifiant « être un terrain élevé » en référence au promontoire situé à l'embouchure de la rivière, soit de la corruption de l'ojibwé « pekatek » ou « boue », qui décrit ses eaux limoneuses.
Développement de l'hydroélectricité Des projets de petites centrales hydroélectriques ont été proposés pour les sites de High Falls et de Manitou Falls par la Première Nation Ojibwés de la rivière Pic. Ces centrales seraient d'une puissance de et . La mise en service était prévue en 2018. Les centrales seraient raccordées à la ligne de transport d'électricité provenant d'une centrale existante sur la rivière Kagiano à Twin Falls, une centrale située juste en amont de l'embouchure de cette rivière avec la rivière Pic. En parallèle, des mesures importantes sont prévues pour la protection des espèces menacées, notamment l'esturgeon jaune.
Nom Rivière Hauteur Latitude Longitude High Falls Pic 49.34277 N 86.03666 W Middle Falls Pic 49.31472 N 86.02777 W Manitou Falls Pic 49.215 N 86.08 W Twin Falls Kagiano 49.18633 N 86.11194 W
Exploitation minière La Première Nation la Biigtigong Nishnaabeg compte 967 membres inscrits, dont 537 vivent dans la réserve Biigtigong Nishnaabeg. Celle-ci est située sur la rivière Pic, près du sud de Heron Bay, au sud de la ville de Marathon. En 2023, une entente est signée relative à un projet de mine de palladium situé à de Marathon, et à en amont du territoire des Biigtigong Nishnaabeg, le long des rives de la rivière Biigtigig Zibi. L'entente est un partenariat entre la Première Nation et le promoteur de la mine, la Generation PGM Inc.
Tourisme Au sud de la rivière Pic, le parc national de Pukaskwa, créé en 1978, couvre .
Affluents Voir la carte interactive.
Ruisseau Camp 14 (à droite) Ruisseau Spruce (à gauche) Ruisseau Goodchild (à gauche) Ruisseau Lacobeer (à droite) Ruisseau Jim (à droite) Ruisseau Little Joe (à droite) Ruisseau Huck (à droite) Ruisseau Cirrus (à gauche) Ruisseau Dewey (à droite) Ruisseau Nama (à gauche) Ruisseau Slingshot (à gauche) Rivière Kagiano (à droite) Rivière White Otter (à gauche) Ruisseau Hagarty (à gauche) Ruisseau Deadman (à droite) Ruisseau Dianthus (à droite) Ruisseau Kaboosa (à gauche) (à gauche) Ruisseau Mustela (à droite) Ruisseau Bambino (à droite)
Voir aussi Liste des cours d'eau de l'Ontario
Notes
Références
Bibliographie
Catégorie:Lac Supérieur Catégorie:Système hydrologique du lac Supérieur Catégorie:Poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson Catégorie:Cours d'eau en Ontario