La tachycardie atrioventriculaire par réentrée (TAVR) est un type de rythme cardiaque rapide anormal. Les symptômes peuvent inclure des épisodes de palpitations, d’étourdissements et de gêne thoracique. L’apparition est généralement soudaine, avec une fréquence cardiaque entre 150 et 250 battements par minute. Les complications sont rares. Il s’agit d’un type de tachycardie paroxystique supraventriculaire (TPSV).
Les causes incluent le syndrome de Wolff-Parkinson-White (WPW). Le mécanisme sous-jacent implique une voie accessoire qui permet aux signaux électriques de circuler entre les cavités supérieures et inférieures du cœur, en dehors du nœud atrioventriculaire. Il existe deux types : orthodromique, dans lequel le signal se propage par la voie accessoire du ventricule aux oreillettes et le complexe QRS est généralement étroit, et antidromique, dans lequel le signal se propage des oreillettes au ventricule et le complexe QRS est large. La tachycardie jonctionnelle par réentrée incessante (TJRI) est un type de tachycardie atrioventriculaire par réentrée orthodromique.
Le traitement initial, chez les patients par ailleurs stables, consiste souvent en des manœuvres vagales. Si cela n’est pas efficace, l’adénosine peut être utilisée. D’autres mesures peuvent inclure le vérapamil, le procaïnamide ou les bêta-bloquants. Si cela n’est pas efficace ou si la personne est instable, une cardioversion électrique peut être réalisée. Les crises récurrentes peuvent être prévenues par ablation par radiofréquence. Chez les patients ne pouvant bénéficier d’une ablation, la flécaïnide peut être utilisée.
La tachycardie atrioventriculaire par réentrée (TAVR) est rare, touchant moins de 1 % de la population. Alors qu’environ 0,2 % des personnes présentent un syndrome de Wolff-Parkinson-White sur leur ECG, certains ne développent pas une fréquence cardiaque rapide comme dans le cas d’une TAVR. Il s’agit du deuxième type le plus courant de TPSV après la tachycardie par réentrée intra-nodale. L’apparition survient souvent entre 9 et 37 ans. Bien qu’une voie accessoire ait été décrite pour la première fois en 1893 par Stanley Kent, les cas symptomatiques n’ont été décrits qu’en 1930 par Louis Wolff, John Parkinson et Paul Dudley White.
Références
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