Le Bureau de cinématographie du gouvernement canadien () fondé sous l'ancien nom de Bureau des expositions et de la publicité, était l'Office canadien de production cinématographique, administré par le ministère du Commerce, et qui avait pour but de promouvoir le commerce et l'industrie du pays. Créé en 1918, le bureau fut le premier organisme gouvernemental de production cinématographique au monde.

Sa mission principale, d'après le ministre du Commerce canadien, était d'arriver à « faire connaître à l’étranger les différents attraits touristiques, les ressources agricoles et le développement du Canada dans l'industrie », et une grande partie de sa production était consacrée à la production de documentaires de voyage et de films industriels.

Le bureau a également été le producteur des tout premiers documentaires canadiens notamment du film : Lest We Forget (1935). Ce film de compilation d'images d'actualités et de séquences mises en scène, relate le rôle que le Canada a joué durant la Première Guerre mondiale. Il a été écrit, réalisé et monté par Frank Badgley, le directeur du Bureau pendant la période de 1927 à 1941. Il est de même possible de citer le film : The Royal Visit (1939), aussi coécrit et monté par Badgley, qui documentait la visite royale de 1939 au Canada du roi George VI et de son épouse, la reine Elizabeth.

Histoire Le CGMPB fut créé en septembre 1918 par un décret du conseil sous le nom de Bureau des expositions et de la publicité.

Son premier succès fut une série bimensuelle de courts métrages informatifs intitulée *Living Canada*, dont la production débuta en 1919 et qui fut distribuée dans les salles au Canada et à l'étranger. Dès l'année 1920, le Bureau possédait déjà le plus grand studio et les infrastructures de postproduction les plus importantes de tout le Canada. Le , il fut rebaptisé Bureau de cinématographie du gouvernement canadien.

Le Bureau connut son apogée entre 1920 et 1931, période durant laquelle comme dit précédemment, il possédait le studio de cinéma le plus grand et le mieux équipé du Canada. De plus, à cette période, il distribuait ses films dans tout le pays ainsi que dans le Commonwealth, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Argentine, au Chili, au Japon, en Chine et enfin aux États-Unis. Au summum de son apogée en 1927, plus de mille copies circulaient uniquement aux États-Unis.

Cependant, dans les années 1930, le Bureau commença à décliner : ses films devenaient de plus en plus fades et de mauvaise qualité ; et il était dépourvu de politique nationale à l'époque. Il accusait donc un retard technologique, mais aussi en matière de distribution par rapport à Associated Screen News of Canada. En outre, le sous-financement et la mauvaise gestion ont l'aggravé et ont rendu difficile l’investissement dans l'arrivée du cinéma parlant. Ainsi, le Bureau continua tout de même de produire des films muets jusqu’en 1934.

À cette époque, les ministères ont alors commencé à produire leurs propres films promotionnels, généralement en faisant appel à des sous-traitants plutôt qu'à la CGMPB. La plupart des films canadiens de cette décennie étaient produits par la CGMPB ou Associated Screen News, elle-même financée par le Chemin de fer Canadien Pacifique et étaient très rentables. En conséquence, la montée en puissance des films américains dans les salles de cinéma canadiennes a commencé à susciter des inquiétudes.

En février 1936, un rapport rédigé par Ross McLean, secrétaire de Vincent Massey, lui-même haut-commissaire du Canada à Londres, recommandait une étude plus approfondie de la production de films promotionnels par le gouvernement et suggérait le nom du célèbre documentariste britannique John Grierson. En 1938, le premier ministre William Lyon Mackenzie King prit en compte ce rapport, reconnaissant que le cinéma canadien méritait une plus grande présence dans les salles de cinéma canadiennes ; il chargea alors Grierson d’examiner la situation et de formuler des recommandations. Ces recommandations furent les bases de la Loi nationale sur le film (1939), rédigée par Grierson lui-même, et menèrent à la création de la Commission nationale du film (devenue l’Office national du film du Canada, ou ONF), dont Grierson s’inspira d’Associated Screen News. La production et la distribution des films nationaux seraient désormais assurées par cette nouvelle organisation, qui coordonnait les activités cinématographiques de tous les ministères ; le CGMPB, quant à lui, serait responsable de la production technique des films.

Dans le mois de juin 1940, Grierson recommanda la fusion du CGMPB et du NFB. Ces deux agences coexistèrent de manière indépendante pendant près de deux ans, jusqu'en 1941, date à laquelle la fusion eut lieu et qui résulta en l'absorption du CGMPB par le NFB.

Notes et références

Annexes Articles connexes

Liens externes

Bureau canadien du cinéma sur IMDb.

Filmographie L'histoire d'un grain de blé (1918/1922) Comment le saumon est pêché (1919/1922) Tout droit sorti des profondeurs (1922) L'exploitation forestière en Colombie-Britannique (1925) Découvrir le Canada, la ville au bord de la mer (1926) Big Timber (1935) Ottawa, capitale du Canada (1938) La visite royale (1939) Glace brûlante (1940) Front en bois (1940) Recherche de truites arc-en-ciel

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